La mobilisation, une voie qui mène au succès (par Louis Kamwenubusa)

kamwenubusa-louisComme il l’a toujours fait de façon massive, volontaire et spontanée, le peuple burundais a participé, samedi dernier, dans une mobilisation sans précédent, aux marche-manifestations pacifiques organisées dans toutes les localités du pays, pour cette fois-ci exprimer sa contestation contre la présence, à Arusha, de Burundais poursuivis par la justice, venus participer au dialogue inter-burundais.

Tout en contestant avec force cette présence, le peuple burundais apportait en même temps son appui au gouvernement qui, avant l’ouverture de la session le 16 février dernier, avait rendu publique une déclaration dans laquelle il annonçait à la communauté nationale et internationale qu’il a décidé de ne pas envoyer de délégués à Arusha dans la session du 16 au 18 février 2017. Certes, est-il souligné dans cette déclaration, « les Burundais ont besoin de la solidarité internationale, mais doivent jouir de leur droit le plus absolu d’être respectés dans leurs choix et dans la conduite d’un processus de dialogue qui est le leur à part entière ». Des partis politiques et des associations de la Société civile avaient également élevé leurs voix contre la composition de la liste des participants parmi lesquels figurent des personnalités onusiennes comme Jamal Benomar et Ibrahima Fall également récusés par le gouvernement de la république du Burundi.

Si tout programme gouvernemental, si riche soit-il, ne vaut que par l’efficacité des actions développées dans le sens de la politique annoncée et par les résultats progressivement obtenus, il dépend aussi du degré de mobilisation effective qu’il suscite, somme toute d’une volonté partagée exprimée par la majorité des citoyens. C’est pourquoi le défis imposé aujourd’hui à notre pays ne sont pas et ne sauraient être la seule affaire du gouvernement, mais aussi celle des citoyens. Les gouvernants et les gouvernés partagent ensemble la lourde responsabilité de faire face à tous les défis de l’heure de nature à menacer notre souveraineté, la stabilité du pays, la paix et la sécurité de la Nation. En participant massivement, volontairement et spontanément aux marche-manifestations pacifiques pour dire non à tout ce qui va à l’encontre de ses intérêts, le peuple burundais apporte par là la preuve qu’il demeure mobilisé autour des objectifs se rapportant à la paix, à la sécurité et à un développement socio-économique durable.

La réalisation de ces objectifs ne viendra pas d’une terre étrangère, mais de notre volonté partagée de nous mobiliser pour faire face aux problèmes de nature à miner notre société. C’est pourquoi, à l’heure qu’il est, personne ne peut, sans mauvaise conscience, rester indifférent à l’effort de mobilisation exigé de nous tous. Pareille démarche apparaîtra alors comme une véritable réponse à nos difficultés, sans oublier celles qui nous sont injustement imposées de l’extérieur.

Ainsi mobilisées, nous servirons d’antidotes à tout ce qui viendra perturber la paix et la sécurité. Ainsi mobilisés, nous œuvrerons sereinement à l’édification de la société burundaise, dans le strict respect des valeurs de paix, d’unité, de démocratie et de dialogue qui nous permettront de prendre option ferme sur l’avenir, sous bonne garde des institutions démocratiquement élues. Ainsi mobilisés, nous approfondirons notre processus démocratique afin de répondre aux attentes légitimes de la société dont les mutations profondes généreront de nouvelles aspirations. Ainsi mobilisés, nous préserverons notre souveraineté, sous le regard rageur de ceux qui ne rêvent que de nous la confisquer.

En effet, que peut-il y avoir de plus grave que l’immobilisme, au moment où le pays a besoin de mobiliser toutes les forces patriotiques pour aller de l’avant ? La mobilisation de la population ne demeure-t-elle pas le meilleur indicateur de l’état dans lequel se trouve la démocratie ? Puisque tel est le cas, nous pouvons nous autoriser d’envisager l’avenir avec optimisme.

Louis Kamwenubusa

CAMEBU: Remise officielle des tests de dépistage du VIH-Syphilis DUO au gouvernement

001azUn don de 30 000 tests de SD Bioline HIV/Syphilis DUO pour détecter simultanément le sida et le syphilis

Le groupe Alere à travers L’OPDAS-Burundi a procédé le mardi 21 février 2017, à la remise officielle des tests de dépistage du VIH-Syphilis à la Camebu (Centrale d’achat de médicaments essentiels, de dispositifs médicaux, de produits et matériels de laboratoire au Burundi). Ce don est constitué par 30 000 tests de SD Bioline HIV/Syphilis DUO.

Le groupe Alere est un leader dans le domaine du diagnostic point-of-care en offrant une solution pour le diagnostic précoce et correct au près des patients suspects des maladies. En ce qui concerne la lutte contre le sida, ce groupe offre une solution complète à partir du dépistage jusqu’au suivi du traitement qui pourrait aider à atteindre l’objectif 90.90.90. Cet objectif vise qu’en 2020, 90 % des personnes infectées par le VIH connaissent leur séropositivité, que 90 % des personnes séropositives aient accès à un traitement et que 90 % des malades traités aient une charge virale indétectable. Par cette donation, l’Alere a répondu à la demande de l’OPDAS-Burundi en donnant 30 000 tests de SD Bioline HIV/Syphilis Duo. C’est un test pouvant détecter simultanément le VIH et la syphilis avec un seul diagnostic en 15 minutes. Et ce test sera utilisé en tant que le premier test du dépistage pour la prévention de la transmission de la mère à l’enfant au Burundi.

Pour diminuer la mortalité des mères et des enfants

La Première dame du Burundi et présidente de l’APDAS-Burundi, Dénise Nkurunziza, a indiqué que, l’association des premières dames de l’Afrique depuis 2002 s’est fixé l’objectif de lutter contre la VIH-Sida afin de diminuer la mortalité des mères et des enfants et pour le bien être de la femme. Elle a fait savoir que dans la conférence de New york, les premières dames de l’Afrique se sont mises d’accord de conjuguer les efforts pour un avenir meilleur dans les familles et chez les jeunes. C’est dans cette optique que la l’OPDAS-Burundi a demandé une aide pour réaliser cet objectif. Mme Nkurunziza a indiqué que pour lutter efficacement contre ces deux maladies qui menacent les mères et les enfants, l’OPDAS-Burundi a voulu aider dans ce combat en passants par les partenaires dont l’Alere. Elle a ajouté que cette donation vient renforcer les capacités du programme du pays pour protéger l’enfant de la transmission du VIH/Sida par les mères. Et elle a pris l’occasion pour interpeller le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida de bien utiliser ce don.

Le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, a remercié la présidente de l’OPDAS-Burundi et le groupe Alere pour ce don très important.

Fidès Ndereyimana, http://www.ppbdi.com

Le gouvernement parvient à faire revenir trois opposants du Cnared

c5iujhiweau15yqLe gouvernement burundais vient de porter un coup à son opposition. Il est parvenu à obtenir le retour au Burundi lundi 20 février de trois personnalités membres de l’organe dirigeant du Cnared, la plateforme qui regroupe l’opposition en exil et une partie de l’opposition interne et avec laquelle il refuse de discuter, malgré les pressions de la communauté internationale.

Ce retour au pays survient au lendemain de l’échec de la dernière session de jeudi à Arusha, une ville du nord de la Tanzanie où ce retour s’est négocié. Ce n’est pas la première fois que le pouvoir burundais lui joue ce tour de ramener au pays des personnalités qui vivaient en exil.

Après l’ancien président burundais Sylvestre Ntibantunganya, le pouvoir burundais vient de rajouter trois noms à son tableau de chasse, trois membres du directoire du Cnared, l’organe dirigeant de la principale plateforme d’opposition, qui ont atterri à l’aéroport international de Bujumbura lundi 20 février au soir.

Le couple Alice Nzomukunda et Mathias Basabose, à la tête du petit parti ADR, et Joseph Ntidendereza, un ancien député du parti Frodebu nyakuri ont été accueillis en grande pompe par l’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana. A ses côtés, le secrétaire général du parti au pouvoir, le général Evariste Ndayishimiye, qui a joué un rôle déterminant dans leur décision de regagner le Burundi après des années d’exil.

« Coup de massue » pour le Cnared

Qu’ont-ils obtenu en échange ? Rien n’a transpiré à ce sujet, mais le pouvoir burundais s’est réjoui de ce qu’un journal qui lui est proche a qualifié de « coup de massue » pour le Cnared. La preuve aux yeux du gouvernement d’une paix retrouvée malgré les rapports internationaux qui continuent de dénoncer les violations des droits humains.

Cette coalition d’opposition minimise. Son responsable de la communication, Jérémie Minani, parle d’« un non-événement ». Il rappelle que le retour au Burundi des trois personnalités était devenu un secret de polichinelle au fil des jours. Le Cnared avait d’ailleurs exclu il y a quelques semaines le parti ADR de ses rangs pour avoir rencontré le facilitateur dans la crise burundaise, en violation de ses directives.

Mais les partisans du pouvoir burundais enfoncent le clou. Ils parlent d’un signe de plus qui met en lumière les problèmes auxquels fait face une opposition en exil, minée par de nombreuses rivalités internes.

le 21-02-2017 à 20:39, http://www.rfi.fr/afrique

Une cadre de la Regideso assassinée brutalement et son corps jeté à Kanyosha

lydia-nibogoraLe mystère n’a pas encore été levé au sujet de l’assassinat de Lydia Nibogora, retrouvée morte vendredi 17 février 2017 en Zone Kanyosha de la Mairie de Bujumbura. Certaines sources parlent de meurtre minutieusement planifié. La famille demande l’ouverture d’une enquête pour que les responsables soient traduits devant la justice.

L’assassinat de Lydia Nibogora a étonné plus d’un et semble avoir été préparé à l’avance. Les informations révélées par ses collègues de la Regideso où elle officiait au service des finances indiquent que vendredi 17 février, quand Lydia Nibogora sortait de son bureau, il était en train de pleuvoir des averses. Elle aurait appelé sa mère au téléphone pour lui dire qu’elle avait des maux de tête.

« A la sortie de son travail, elle a appelé sa mère, lui disant qu’elle a des maux de tête et qu’elle voulait rentrer. Un taxi est venu et lui a proposé de la déplacer. A bord du véhicule, il y avait un homme qui disait être son ami, c’était vers 12 heures, au moment où elle rentrait chez elle », explique notre source.

Selon des sources concordantes, le meurtre de Lydia Nibogora aurait été préparé. Ses collègues de la Regideso révèlent qu’elle n’était pas appréciée par certains de ses collègues qui convoitaient son poste.

« Il y a ceux qui voulaient occuper son poste, comme elle venait d’être promue. Elle avait été embauchée grâce à l’influence du Commissaire Alain Guillaume Bunyoni, Ministre de la sécurité », révèle la même source.

Lydia Nibogora était mariée et mère de deux jeunes enfants. Sa famille en plein choc demande que des enquêtes soient menées pour retrouver les criminels.

La police n’e s’est pas encore exprimée sur l’affaire pour indiquer si elle dispose de pistes sur les éventuels criminels.

mardi, 21 février 2017 07:39, http://www.rpa.bi