« The Modern Assassin » le livre cadeau des turcs aux IMBONERAKURE

51Z258kOZKL._SX354_BO1,204,203,200_Ce n’est pas un travail biographique ou un mémoire. C’est un bulletin d’information expansif créé après une étude méticuleuse qui révèle la vraie nature d’un individu mystérieux qui a laissé son empreinte sur la vie publique et politique turque.

C’est l’histoire d’un prédicateur qui a émergé dans des moments très difficiles où la religion et la religiosité ont été tentées d’être détruites, penser, croire et parler de la religion ont été interdits et les croyants ont été obligés de chercher leur religion dans des structures illégales et abusives. Ce travail comprend une leçon éducative d’une personne qui a travaillé comme gestionnaire pour le projet d’islamisation mondiale des agences internationales de renseignement; Et qui a vendu son pays et son peuple pour accomplir ses objectifs égoïstes.

Parallèlement, il s’agit d’une histoire exemplaire et triste d’un chef d’organisation qui a instrumentalisé la religion, les personnes pieuses, la liberté et la démocratie au nom de ses propres valeurs. C’est l’histoire de ses virages brusques dans sa vie, ses mensonges et ses paradoxes sur lesquels il a construit sa vie. C’est une horrible histoire de la version moderne de l’empire sanglant de Hassan Sabbah qui a construit tout sur le mensonge et dans lequel l’islam radical est devenu un islam modéré, finissant par devenir une organisation terroriste qui a des relations sombres et étranges.

Dans ce travail, basé sur un examen attentif de nombreuses sources turques et internationales sur Fetullah Gülen, vous lisez la rhétorique paradoxale de Gülen, ses principes de ses secrets, son ambition pour le pouvoir et son autorité et son affection pour l’intelligence (espionnage). Dans ce travail, vous trouverez également des segments importants de la vie paradoxale de Gülen, qui a vidé le sens de tous les concepts traditionnels et modernes; Qui ne sent pas le besoin de cacher son admiration pour l’Occident, et qui a expliqué toutes ses déclarations polémiques politiques et religieuses avec commodité. La dernière section traitera du bulletin d’information de Gülen sur la démocratie et qui sont derrière les sentiments antiquoquistes croissants en Occident après le 15 juillet.

Cette étude ne vise pas à couvrir intégralement l’histoire de la vie de Fethullah Gülen. C’est une mission importante de documenter ce personnage dangereux qui a construit toute sa vie sur des paradoxes et pour protéger l’humanité de dangers similaires.

Le Burundi abritera les jeux militaires et culturels de la CEA

DHatxdPWsAEtpR6Le Burundi abritera du 24 août au 6 septembre la 11ème session des jeux militaires et culturels des Etats membres de la Communauté Est-Africaine (CEA), a annoncé lundi dans un point de presse le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole du ministère burundais de la Défense Nationale et des Anciens Combattants (MDNAC).

A ce jour, la CEA est composée de six Etats, à savoir le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda qui en ont été fondateurs en 2000, le Burundi et le Rwanda qui l’ont rejoint en 2007, ainsi que le Soudan du Sud dont la récente adhésion remonte à l’an 2016.

Le colonel Baratuza a indiqué que ces jeux militaires visent principalement « l’esprit de corps et la cohésion des militaires » de la CEA à travers le sport.

En plus du pays hôte qu’est le Burundi, quatre autres pays de la CEA, à savoir le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et le Soudan du Sud, dont des équipes techniques respectives ont participé à des réunions préparatoires de cette session aux mois de février, mai et juillet dernier à Bujumbura, a-t-il précisé, prendront part à ces jeux.

Le Soudan du Sud, dont l’adhésion à la CEA est de date récente au sein de cette communauté d’intégration régionale africaine, y prendra part avec « le statut d’observateur afin de se familiariser avec cet événement sportif d’ampleur régionale » en attendant une participation « active » au cours des jeux analogues de 2018.

« La délégation rwandaise n’est pas venue à Bujumbura pour prendre part aux préparatifs de ces jeux ; raison pour laquelle les équipes rwandaises ne sont pas comptabilisées pour la participation dans ces jeux attendus dans la capitale burundaise durant une période de deux semaines », a-t-il ajouté.

Pour leur part, au cours de la 10ème session des jeux militaires et culturels des Etats membres de la CEA organisée à Kigali(Rwanda) en 2016, les équipes burundaises n’y ont participé.

Depuis l’éclatement de la crise électorale burundaise de 2015 déclenchée le 26 avril de cette année avec des contingents de réfugiés burundais dans les pays frontaliers du Burundi, les relations entre celui-ci et le Rwanda n’ont cessé de se dégrader ; « le gouvernement burundais accusant le gouvernement rwandais d’abriter des éléments venant le déstabiliser, ce que Kigali a toujours nié ».

Le colonel Baratuza a révélé également que les disciplines sportives sélectionnées par le comité d’organisation de cette 11ème session des jeux militaires et culturels des Etats membres de la CEA dont la prise en charge financière sera assurée par le MIDNAC, sont au nombre de cinq.

Il a cité le football masculin dont les matches se joueront au stade Prince Louis Rwagasore (SPLR), le basket masculin prévu au terrai de l’Ecole Supérieure de Commandement et d’Etat-major (ESCE) de la Force de Défense Nationale (FDN), le netball féminin prévu au terrain de l’Institut Supérieure des Cadres Militaires (ISCAM), le volleyball féminin prévu au terrain du parquet général de la république du Burundi, ainsi que le cross country masculin et féminin dans les enceintes de l’ESCE.

Le colonel Baratuza a fait remarquer également qu’à dix ans de son intégration effective (2007-2017) dans la CEA ; le Burundi va abriter pour une 2ème fois ces jeux militaires et culturels de cette communauté régionale, qui seront organisés « sur les traces du succès de ceux organisés pour la 1ère fois en 2011 ».

French.china.org.cn |  le 22-08-2017

Une opposition aux faits divers !

DHmi14vXkAAj6ljUne opposition aux faits divers !

Cela fait quelques mois que j’observe en silence, avec pitié et regret, le comportement de ceux-là qui se sont progressivement et légitimement imposés comme communicateurs de l’opposition en exil.

Avec tout le respect que je leur doit, il sied de constater que la bande de nos chers héros exhibent hélas un vrai mélange d’amateurisme, d’innocence, de manque de vision, et de mauvaise compréhension de l’électorat burundais et surtout sur quel canal doit on passer pour arriver à ce changement tant attendu !

  • Nous parler à longueur de journée, de comment Nkuru se comporte en fou autochtone, ne fait que renforcer son image d’homme proche du peuple et haï par les urbains
  • Crier qu’un certain Nyamitwe est offert un livre ayant le mot Assassin, ne fait que le glorifier et le mystifier
  • Nous bombarder d’une litanie démontrant les innombrables erreurs en français, ou diarrhées verbales de la part de je ne sais quel énième incompétent du système dd, n’a que comme résultat un simple éclat de rire de maximum 15 minutes et rien de plus !
  • Nous présenter toute une poésie de diabolisation infantile envers un personnage DD ne fera pas qu’on se réveille avec ce changement qu’on prône tous !

Chers opposants, ici notre objectif n’est pas celui de rire, de se moquer de la situation, ou de s’amuser- mes chers amis la situation est grave, tellement grave qu’il est plutôt temps d’arrêter cette recréation qui a tant duré, et non de la transformer en une comédie.

Asseyons-vous, soyons lucides, réfléchissons, pensons à rectifier le tir, la révolution n’est pas une grosse fête urbaine, pensons stratégiquement- Inspirons nous des anciennes révolutions ! Parlons peu, agissons plus !

Et surtout pensons lucidement a l’objectif ultime, plus grand : celui du changement.

Et pour l’amour du ciel, évitons de sombrer dans des faits divers, Cela grandira notre cause !

Merci.

Ndavuga simvura murantunga!

PS: Prière de noter que je n’ai nommé personne.

Apprenti Pasteur via Facebook

Le président Nkurunziza remercie ses compatriotes pour l’avoir réélu au scrutin présidentiel de 2015

36546722871_41201fe03a_zLe président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a remercié ce week-end ses compatriotes pour l’avoir réélu au cours du scrutin présidentiel burundais de 2015.

Au cours des scrutins présidentiels précédents de 2005 et 2010, le président Nkurunziza en était également sorti vainqueur, d’abord au suffrage universel indirect via un vote parlementaire, et ensuite au suffrage universel direct par une consultation directe de la population burundaise.

Dans un discours à la Nation radiotélévisé samedi soir à l’occasion du 2ème anniversaire de son investiture à la présidence du Burundi, M. Nkurunziza a admis que les défis à relever pour le développement intégral de la majorité des Burundais restent « encore immenses » en dépit de nombreux acquis en la matière.

Il a promis néanmoins qu’aussi longtemps que la cohésion nationale sera maintenue entre les citoyens dans un élan de détermination patriotique, tous les obstacles croisés dans le processus du développement seront « brisés progressivement » avec des perspectives de plus en plus meilleures.

« La gestion républicaine des deux années déjà écoulées après l’organisation des élections nationales n’aura pas été facile eu égard aux divers pièges tendus et multiples sabotages politiques orchestrés par les ennemis du Burundi n’ayant pas voulu accepter le verdict populaire, et qui, à ce jour, n’ont pas encore désarmés et continuent leur sale besogne », a indiqué le chef d’Etat dans ce discours prononcé en kirundi, la langue nationale.

En dépit de ces épreuves endurées en 2015, a-t-il fait remarquer, l’année 2016 aura été marquée par des avancées « tous azimuts » dans divers secteurs de la vie nationale, lesquels acquis ont été consolidés au cours de l’année 2017.

Le président Nkurunziza s’est dit heureux de constater un « bilan satisfaisant » pour les activités réalisées au cours des deux années depuis son investiture présidentielle du 20 août 2015, avant de rappeler qu’il avait mis en avant un triple agenda : la paix, la sécurité et la justice sociale pour tous, pilier du développement intégral de la personne humaine.

Il a souligné que sa préoccupation première est de préparer un avenir pour les générations burundaises actuelles et futures afin qu’elles puissent mieux vivre par rapport à celles du Burundi post indépendant ayant vécu des « durs moments » consécutifs aux diverses crises cycliques sanglantes.

Le président a saisi l’occasion pour interpeller ses compatriotes à « retrousser les manches, à être persévérants sur fonds d’amour patriotique et à compter d’abord sur leurs propres forces » dans le processus du développement du Burundi dans les années à venir, en puisant les énergies dans les « racines de leur culture ancestrale ».

Le gouvernement burundais s’est engagé résolument à la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes, a-t-il renchéri, avant d’inviter ses compatriotes de l’intérieur du pays et de la diaspora, à apporter leurs contributions intellectuelles en la matière.

Il a réaffirmé qu’en guise de complément aux apports du secteur agricole qui contribue dans des proportions de 90% à la richesse nationale, le gouvernement burundais est embarqué dans un processus de renforcement du tissu économique national en misant d’abord sur les ressources minières, ainsi que la promotion des petites et moyennes entreprises (PME).

Le président a profité de cette opportunité pour appeler ses compatriotes encore réfugiés à l’étranger du fait des anciennes et récentes crises politiques burundaises, à se rapatrier volontairement à la faveur de la paix et de la sécurité déjà recouvrées.

French.china.org.cn | le 21-08-2017

Burundi fantôme : Le pouvoir est dans la rue

Burundi fantome2017 : Journal d’un patriote

Burundi fantôme : Le pouvoir est dans la rue

Kigali

Ce 18 août 2017, il y a eu la présence d’une armada des chefs d’Etats, d’anciens chefs d’Etats et de dignitaires africains, chose assez rare qui mérite d’être soulignée. Alors, je ne puis m’empêcher de m’interroger : mais pourquoi diantre, Nkurunziza n’a pas eu cette déferlante attention ? Se poser la question, c’est y répondre.

Bujumbura

La banalisation des mots et des actes a engendré la violence. Sauver le Burundi est impératif car toute mort est une tragédie. Les morts d’hier et celles d’aujourd’hui. La souffrance et les mémoires sont en concurrence, 1965, 1972, 1988, 1993 à 2006 et 2015 à ce jour. Est-ce un nouvel accident dans l’histoire du Burundi ? Comment le génie de la division est-il sorti de nouveau de la bouteille ?  Les fantômes d’un homme, de toute évidence.

Le paradoxe des mandats….

Une vérité très simple. De manière très synthétisée et sans vouloir justifier la pérennisation des certains hommes au pouvoir, tentons un flash-back pour expliciter le paradoxe qui se développe au sein de l’East African Community (E.A.C) et de l’Afrique en générale. Car il est légitime de se demander comment on peut, à la fois, célébrer une personnalisation du pouvoir et dénoncer la monopolisation du pouvoir. C’est une question clef que se posent les défenseurs d’un Etat de Droit au Burundi.

Vers la fin du siècle 20ème siècle, dans des circonstances différentes, Museveni et Kagame ont, les armes à la main, mis fin à des guerres civiles. Peu après, ils ont porté le processus d’émancipation de leur pays respectif. Puis vint le jour où le verrou des mandats a sauté, de manière pacifique.

Au début du 21èmesiècle, deux ans après des négociations politiques, à la suite d’un processus démocratique et électoral initié plus d’une décennie plus tôt, Nkurunziza est élu. C’est dans ce contexte que la refondation du processus démocratique a permis à Nkurunziza d’arriver au pouvoir.

Une  histoire de légitimité morale

La différence réside au niveau de la forme, un manque d’aspiration morale et de maturité politique car Nkurunziza n’a pas compris qu’un  droit est le résultat d’une adhésion des membres d’une collectivité à une règle de vie ; adhésion transformant un objectif proposé en une loi. De façon irraisonnée, Nkurunziza préfère brouiller l’enjeu et imposer avec indignité une lecture institutionnelle à laquelle personne ne croit.

Mais c’est également une approche de fond où une dignité retrouvée offre la possibilité d’un développement social et économique, source véritable de la stabilité d’un pouvoir. C’est une réalité que les ougandais ont rencontré avec la lutte contre le Sida. Et un progrès qui apparait visiblement au Rwanda avec le Boom économique. Quid du Burundi ? Il se retrouve largué en queue du peloton à tous les niveaux. Il y a là de toute évidence une stature politique que Nkurunziza n’a pas pu acquérir.

La présidence royale, le fantasme

Le 25 avril 2015, Nkurunziza franchit la ligne rouge constitutionnelle avec brutalité et laisse finalement apparaitre sa vraie nature, un homme qui impose sa politique de manière tyrannique. Ainsi, un drame criminel planifié s’est joué à ciel ouvert durant plusieurs semaines, créant des divergences irréconciliables entre le peuple et Nkurunziza. À l’heure actuelle, ses courtisans pensent avoir atteint une partie de leur objectif, à savoir légitimer le 3èmemandat de Nkurunziza. L’autre étant bien entendu, la révision de l’actuelle constitution. Et tout cela, au nom du principe fondamental de souveraineté.

Par supplication et d’une manière très touchante, la horde de groupie de Nkurunziza envoie des signaux à travers le monde pour comparer son troisième mandat à ceux de Kagame ou Museveni. C’est dans ce contexte que Nkurunziza s’est mis à rêver d’une présidence royale. Deux ans après avoir entrainé toute une nation dans une chute morale sans précédent, Nkurunziza embrouille encore tout le monde. Ne vous y trompez pas, Nkurunziza ne souhaite pas corriger son erreur manifeste autour d’un dialogue constructif et inclusif. Pire, le fantasme du pouvoir éternel et absolu se renforce en lui.

La boite de Pandore

En 2000, les Accords pour sceller la paix, la sécurité et la réconciliation avaient cadenassé avec un double verrou la garanti d’alternance au Burundi. Et, c’est avec l’appui de la communauté internationale que la paix et la sécurité au Burundi ont été rétablies autour d’une table.

Après les vraies fausses élections de 2010, Nkurunziza n’a pas pu contrôler son ambition et il a prolongé l’instabilité institutionnelle engendrée au début de son 1er mandat, avec la radiation illégale de 22 députés, en 2008. Malgré lui, Nkurunziza est contraint d’accepter l’échec de son projet visant l’approbation en 2014 de la révision de la Constitution.

En 2015, en dépit des conséquences négatives, Nkurunziza persiste et organise des vraies fausses élections ; « le ver est dans le fruit ». Cette supercherie antidémocratique et illégale a sonné le glas de ce régime minable, corrompu et vomi en silence.

Le pouvoir est dans la rue

Il est de bon aloi au niveau de la politique internationale de reconnaitre l’autorité en place d’un Etat indépendant pour ainsi préserver une stabilité parfois sacrificielle d’une partie de la population. Cependant, on notera que l’intolérable ne peut être toléré indéfiniment et que la révolte s’impose comme pouvoir discrétionnaire de tout citoyen engagé. Corrompu, le 3ème mandat est un mal acquis administré dans la violence par des hommes cruels et sanguinaires qui n’envisagent la vie du Burundi qu’à travers des élections-marionnettes, outils de sauvegarde de leur petit intérêt personnel.

Depuis belle lurette, ils ont renoncé à jouir de la souveraineté DANS l’Etat en clamant haut et fort la souveraineté DE l’Etat. Une illusion. Qu’est-ce qui autorise aujourd’hui le citoyen Nkurunziza à nous imposer unilatéralement un calendrier électoral, son 2020 ? Grand bien lui fasse !

En tout état de cause, tout Citoyen engagé peut, dès à présent, établir son propre calendrier pour ramasser un pouvoir au service de tout Murundi et Murundikazi de bonne volonté. Car le pouvoir au Burundi est maintenant dans la rue. Que ceux qui veulent que les choses changent prennent leurs responsabilités.

Le MSD suspendu au Burundi, Sinduhije place ses hommes au CNARED en vue de 2020

DHSCvgPXYAAmaRgLa dernière réunion du CNARED en Belgique signe un message important en termes d’objectif et de missions de la plateforme de l’opposition radicale: Alexis Sinduhije place ses hommes pour 2020.

La rhétorique guerrière est apparemment terminée, même si on ne peut jamais totalement le dire en politique burundaise. Dans la série de tweets d’Anicet Niyonkuru sanctionnant la rencontre des organes dirigeants de la coalition, le CNARED annonce qu’il est “toujours prêt à négocier pour le retour à la paix, mais le Gouvernement burundais traîne les pieds”.

Une manière de se démarquer nettement des déclarations précédentes, dans lesquelles Charles Nditije affirmait notamment que “le départ de Nkurunziza est une question de coûts, en termes de vies humaines, financiers, en temps matériel. C’est tout. Les autres spéculations renforcent M. Nkurunziza.” Plus tard, Alexis Sinduhije affirmait “ne pas voir d’autre voie pour chasser Nkurunziza du pouvoir” que les armes.

Au-delà de ces déclarations, la réunion du CNARED de Bruxelles montre une nouvelle redistribution des cartes au sein de la plateforme de l’opposition radicale. La montée dans tous les postes stratégiques des fidèles d’Alexis Sinduhije indique une stratégie de contournement de la suspension de son parti par Bujumbura, au cas où elle accoucherait à terme d’une radiation. En retrait depuis les sanctions contre Bamvuginyumvira, le Sahwanya Frodebu aura finalement laissé le leadership de la coalition au MSD.

En attendant 2020, Alexis Sinduhije place ses hommes dans tous les postes-clés du CNARED. La trésorerie va à Abdul Nzeyimana, Pancrace Cimpaye retrouve ses fonctions de porte-parole de la coalition et entre au sein du Directoire, l’ancien journaliste de la RPA Bakari Ubena devient Commissaire-adjoint à la communication et aux relations publiques, alors que le vice-president du MSD Me François Nyamoya devient Commissaire-adjoint aux négociations et processus de paix.

Quant à Aline Ndenzako, l’ancienne vice-présidente de la Maison Shalom hérite du Commissariat des droits de l’homme et des questions humanitaires. Un poste stratégique, quand on sait combien la question des droits humains est chère pour les détracteurs de Bujumbura et jouit d’une oreille attentive à Genève et New-York.

Alors que les pays européens qui hébergent le CNARED pressent les acteurs burundais pour un dialogue “inclusif” en communion avec l’ONU, l’UA et l’EAC, “il ne reste d’autre jeu politique à terme pour les opposants au Cndd-Fdd que la préparation des élections de 2020”, analyse un des observateurs militaires de l’Union africaine en poste à Bujumbura. “Cela a aussi le potentiel de démoraliser une large frange des membres. Comment expliquer qu’après toutes les promesses depuis 2015, les unes plus radicales que les autres, mais toutes finalement fausses, l’on soit de nouveau emmené à composer avec Nkurunziza, qui de surcroît risque de rempiler à la faveur d’un changement de Constitution?”

En tout cas, quelque soit la suite du dialogue inter-burundais en cours, si le CNARED en tire profit en termes de postes, le MSD aura bien placé ses hommes.

17 August 2017 13:01