Pourquoi les gens du Mugamba habitent à Musaga plutôt qu’à Buyenzi ? (blague)

95983659Umugabo umwe yavuye mu Mugamba aronka akazi k’izamu muri regideso aca yiganira mugenziwe ati : « n’ubwo naronse akazi inzara igiye kunyica nta giswahili nzi kandi aho bagurira indya ntahonzi » .

Mugenziwe aca amugir’inama ati: « Uze urabe ahantu hari akarido uce winjira ubaze uti hariki? Bazodondagura, ikirundi baracumva yamara kibagora kwishura; uzoce ubabwira uti nipe vya 500. »

Wa mugamba aca akurikiza impanuro. Yinjiye ahari irido asanga bariko bakina urubugu n’ikarata, hari n’aba mama banini banini bicaye ku mukeka ati : « har iki ? » Umu mama umwe amwishura ati: « pako kiliyo baba ». Wa mugamba ati: « nipe ca 500 »

Ba bakecuru bava hasi ibitenge barata bahitana imidahara ngo bamukubite ariruka, aca ararahira kuzosubura gusaba indya mu Buyenzi.

Nico gituma abagamba bamanutse baba kumusaga bose.

Général Adolphe Nshimirimana, nouvel héros national du Burundi après Rwagasore et Ndadaye ?

lt-gen-adolpheUne année après l’assassinat du Lieutenant–Général Adolphe Nshimirimana, deux politiques burundais souhaitent que l’ancien patron du Service National des Renseignements soit élevé au rang de « Héros national »». Réserve pour d’autres.

Pas plus tard que la semaine dernière, le président du parti FNL, Jacques Birimana a écrit une correspondance au Président Nkurunziza pour lui demander d’élever le Lt-Gnl Nshimirimana au rang de « Héros de la Révolution ». La première raison avancée est que le Général Nshimirimana a été assassiné 2 août 2015 « pour s’être distingué dans le combat contre l’insurrection violente organisée depuis 2015 dans l’objectif de décapiter les institutions qui ont été élues démocratiquement ».

Bien plus, selon toujours le président du FNL, Général Nshimirimana « a pris les devants pour combattre ceux qui, le 13 mai 2015 voulaient enlever au peuple burundais le fruit de leur démocratie en tentant de fomenter un coup d’Etat contre les institutions voulues par le peuple ». Troisième raison : selon M. Bigirimana, le Général Nshimirimana a été assassiné par « ceux qui veulent faire  taire le peuple burundais en mettant fin à l’expérience démocratique ». Enfin « il a toujours montré un sens élevé de sauvegarde et de défense de l’unité nationale ». Pour tous ces faits, « la majorité du peuple burundais et ceux du parti FNL en particulier ont beaucoup apprécié les actions de cet officier hors pair  qui a montré l’exemple à suivre pour plusieurs générations ».

Accueil mi-figue mi-raisin

Mais avant Jacques Bigirimana, ce fut d’abord Jean de Dieu Mutabazi , président du parti RADEBU qui, le 2 mars de cette année avait exprimé sur son compte Twitter son souhait de voir le Général Nshimirimana élevé au rang de «  Héros de Libération ». “On n’oubliera jamais que le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana aura consacré toute sa vie à la lutte militaire pour la démocratie“, dira M. Mutabazi.

Pas beaucoup d’enthousiasme de la part du parti Uprona face à la demande de Jacques Bigirimana et de Jean de Dieu Mutabazi. Selon Abel Gashatsi, président du parti du héros de l’Indépendance, « c’est le droit le plus absolu à M. Bigirimana de faire une telle requête au Président Nkurunziza ». Et d’ajouter qu’ « il appartiendra au Président de la République de considérer ou pas cette demande ».

Quant à Tatien Sibomana, porte-parole du parti Uprona de l’opposition, il pense que « Jacques Bigirimana ne comprend pas bien le sens du mot héros ». Et de lâcher : « Il faudra qu’il explique aux Burundais de quelle révolution il parle ».

Sur les réseaux sociaux, même accueil divisé de la proposition: alors que des internautes soulignent le rôle de “mobilisateur et défenseur en faveur de la démocratie assassinée en 1993”, d’autres rejettent l’élévation du Général Nshimirimana au titre de “Héros de la Révolution” en évoquant “les nombreuses violations des Droits de l’homme dont il est coupable”.

27 March 2017 07:19

La suppression de la bourse d’étude: Une violation de la conventions relative aux droits de l’enfant

photo burundi teaser goodLA SUPPRESSION DE LA BOURSE D’ETUDE: UNE VIOLATION DE LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DE L’ENFANT

Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous signaler les points sur lesquels notre article va s’articuler. Le texte va porter sur trois points essentiels qui sont:

– la bourse d’étude et sa raison d’être
– prêt-bourse et sa raison d’instauration
– la violation par l’Etat de la convention internationale des droits de l’enfant

a) Qu’est-ce qu’une bourse d’étude et quelle est sa raison d’être?

La bourse d’étude est une assistance financière octroyée mensuellement par le Gouvernement aux lauréat(e)s à l’examen d’Etat des écoles secondaires admis aux établissements universitaires publics tout au long de l’année académique.

Le décret présidentiel n°100/18 du 1er février 2017 décrit la bourse comme étant, une assistance financière accordée par le Gouvernement pour la formation des cadres selon ses besoins, dans les limites de ses moyens. Elle peut être un prêt ou octroyée gratuitement selon les critères déterminés par ledit gouvernement (article 6).

Comme la plupart des familles burundaises se trouvent dans l’incapacité de financer elles-mêmes les études universitaires de leurs enfants, le Gouvernement a l’obligation de les financer afin de se conformer à la convention internationale des droits de l’enfant qu’il a lui-même signé en date du 08 mai 1990 et ratifiée le 19 Octobre 1990 (https://treaties.un.org)

Il est important de rappeler que la bourse actuelle est mensuellement de 30 000 francs burundais (soit 17,6US$) pour les externes, et 9000 francs burundais (5,2US$) pour les internes selon le taux officiel du dollar US à ce jour. (Elle est respectivement de 11 et 5,2 US$ selon le taux du marché qui est le taux réel). La bourse d’études au Burundi est en réalité très insuffisante mais se révèle très importante dans ce pays désormais le plus pauvre du monde.

La bourse d’Etude n’est pas octroyée uniquement au Burundi, mais elle est aussi octroyée dans d’autres pays.

Au Cuba par exemple, l’enseignement est gratuit de la maternelle à l’université.

À Cuba, l’éducation constitue, on le sait, un axe essentiel du projet de développement et un moyen d’atteindre l’objectif d’égalité. L’une des finalités du système éducatif y est de remettre en cause la division capitaliste du travail et la division sociale qui en découle. Les principes fondamentaux qui orientent les politiques éducatives cubaines sont l’universalisme, la gratuité et le caractère public de l’éducation. Leur application a permis d’édifier l’un des meilleurs systèmes éducatifs au monde, en termes d’accès comme de qualité.

En France, l’enseignement public est gratuit. Le principe de gratuité de l’enseignement public, posé a été érigé en principe constitutionnel. Il s’agit d’un principe absolu, qui concerne, pendant toute la durée de la scolarité, l’ensemble de la prestation d’enseignement, c’est-à-dire, l’enseignement proprement dit, les activités obligatoires liées à cet enseignement et la fourniture du matériel collectif nécessaire à cet enseignement.

Par contre, la bulle de la dette étudiante prend des proportions de plus en plus inquiétantes aux États-Unis. Le total des prêts s’élevait au 31 décembre 2014 à 1 160 milliards de dollars, soit plus que la dette totale des cartes de crédit américaines.

Les étudiants surendettés sont à la fin de leurs études sans la moindre capacité à souscrire d’autres prêts, à commencer par des crédits immobiliers. Avant la crise financière déclenchée en 2008, la perspective de revenus confortables incitait les jeunes diplômés à s’endetter pour acheter un logement. Mais aujourd’hui, « les problèmes de remboursement et de défaillance sur les prêts étudiants réduisent la capacité des emprunteurs à posséder leur propre foyer. Le candidat malheureux Bernie Senders aux dernières élections primaires démocrates des Etats Unis, avait promis la gratuité de l’enseignement supérieur, une fois arrivé à la Maison Blanche ; cela lui a valu une forte popularité au-dessus de 80% au sein de la jeunesse.

b) Qu’est-ce que le prêt-bourse et quelle est sa raison d’instauration?

Le prêt-bourse est composé de deux termes, prêt et bourse. Le premier est dérivé du verbe « prêter » qui a pour signification économique « mettre provisoirement quelque chose à la disposition de quelqu’un ». Prêter, c’est mettre quelque chose de manière provisoire à la disposition de quelqu’un. Le prêt-bourse est donc une façon du Gouvernement du Burundi de mettre provisoirement la bourse d’étude à la disposition des lauréats à l’examen d’Etat des écoles secondaires admis à l’enseignement supérieur dans les établissements publics. Ce prêt est bien sûr remboursable.

En instaurant le prêt-bourse, le Gouvernement du Burundi n’a pas tenu compte de la situation actuelle de sa population. La population burundaise est majoritairement dans l’extrême pauvreté raison pour laquelle nombreuses sont les familles qui mangent une fois par jour. Une personne qui ne parvient pas à se nourrir convenablement une fois par jour parviendra-t-elle à supporter les frais de scolarité de ses enfants? Rappelons que le Burundi était le pays le plus pauvre du monde en 2015 avec un PIB par habitant de 315, il a glissé en 2016 sur la dernière marche du podium, avec un produit intérieur brut par habitant de 287,3 dollars. Le Burundi est le pays le plus touché par la faim au monde selon l’indice global de la faim approchant 40% (le Burundi est le pays le plus affamé au Monde)

Quatre éléments sont indispensables dans la vie d’un étudiant à l’Université et le Burundi vient de les supprimer tous en moins de deux ans. Il s’agit du petit déjeuner supprimé en 2015, l’électricité dans les chambres supprimé en 2016, les frais de tenue de compte supprimés en 2017 et enfin la bourse supprimée aussi cette année en 2017.

Derrière cette suppression des avantages sociaux aux Etudiants, se cache un projet inavoué de l’Etat de privatiser l’Université du Burundi.

c) Violation de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ratifiée par le Burundi le 19 octobre 1990.

L’article 28 de la convention Internationale relative aux droits de l’enfant stipule que”

(…) Les Etats parties assurent à tous (enfants) l’accès à l’enseignement supérieur, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés. En d’autres termes tous les enfants ont droit à l’éducation. Mais avec le décret du Gouvernement, les enfants issus des familles pauvres sont contraints d’arrêter leurs études à la fin de l’école secondaire.

Avant de clôturer notre analyse, nous rappelleront à nos lecteurs que c’est depuis 2005, avec l’arrivée au pouvoir du CNDD FDD que le Gouvernement a entrepris son projet macabre de supprimer progressivement les droits sociaux des Etudiants en vue de faciliter la privatisation de l’Université du Burundi.

L’Etat a démissionné de sa première mission sacrée, à savoir l’éducation de sa population, en particulier les plus jeunes. C’est la mort lente de l’enseignement supérieur public accessible à toutes les couches du peuple. Il s’agit en réalité d’une véritable discrimination sociale en faveur des enfants issus des couches sociales privilégiées de la société burundaise. Les enfants de la majorité de la population burundaise, suburbaine, rurale et très pauvre sont désormais condamnés à se contenter d’une simple alphabétisation, donc exclus systématiquement de la gestion des affaires économiques et politiques du pays. Cette discrimination n’est nullement moins potentiellement explosive que celle basée sur l’ethnie qui a causé tant de désastres au Burundi.

Pour souligner la gravité de la situation de l’éducation, on note ceci selon un récent rapport de la Banque mondiale de 2012 : sur 200 000 personnes entrées dans la vie active, plus de 130 000 (67%) n’ont pas terminé l’école primaire, 28% ont terminé l’école primaire, 3% ont juste fini l’enseignement de base (1er cycle du secondaire), 1% ont terminé l’enseignement secondaire, moins de 1% ont un diplôme de l’enseignement supérieur. Tout cela est amplifié par la grande ruralité de la population
burundaise.

vendredi, 17 mars 2017 18:56, Jeanne NDAYIKUNDA, http://www.cndd-burundi.com/actualite

Célébration à Mugongomanga (province Bujumbura) du 55ème anniversaire de la victoire de l’UPRONA

IMG-20170326-WA0058CELEBRATION DU 55ème ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DU PARTI UPRONA AUX LEGISLATIVES DU 18-9-1961  DANS LA  PROVINCE DE BUJUMBURA

Ce dimanche 26 mars 2017, le Parti UPRONA a célébré le 55ème anniversaire de la victoire du Parti UPRONA aux législatives de 1961 dans la province Bujumbura en Commune Mugongomanga.

Les festivités ont vu la participation du Président du Parti UPRONA, Monsieur Abel GASHATSI , du Premier Vice-Président de la République du Burundi, S.E Gaston SINDIMWO  ainsi que plusieurs cadres du Parti UPRONA. Certaines autorités administratives et certains représentants des Partis Politiques n’ont pas également manqué à ce grand rendez-vous.

Après l’intonation de l’hymne national du  pays et celui du parti UPRONA, les cérémonies ont débuté par l’exposé de Monsieur Athanase BOYI qui a présenté de manière sommaire comment le Prince Louis RWAGASORE a pu arracher la victoire du Parti UPRONA malgré de multiples obstacles et la ferme volonté des colons d’empêcher la victoire du Parti UPRONA. Après avoir rappelé que le dernier meeting du Parti UPRONA aux élections de 1961 s’est déroulé à Ijenda dans la Province de Bujumbura, il en a profité pour préciser que seuls la détermination du Prince et son dévouement au Parti en voulant rassembler tout le monde ont mené le Parti de l’indépendance à la victoire aux législatives de 1961.

Prenant la parole à son tour, le 1er Secrétaire du Parti UPRONA dans la province Bujumbura, Monsieur Canésius HAVYARIMANA a remercié tous les Badasigana qui ont suivi l’exemple de RWAGASORE, partisan de la démocratie et de l’indépendance, en participant aux élections de 2015. Il a également souligné que le Parti UPRONA accueille beaucoup de nouveaux adhérents. Parmi ceux-ci, il en a profité pour accueillir officiellement dans la province, l’Honorable Salvator SINOMENYA ; ancien député de la législature de 2010-2015 pour le compte du Parti FRODEBU NYAKURI IRAGI RYA NDADAYE.

Après le 1er Secrétaire du Parti en Province de Bujumbura,  le Président du Parti UPRONA, Monsieur Abel GASHATSI a félicité tous les Badasigana de la base au sommet pour leurs engagements et leurs initiatives visant la redynamisation du Parti.  Il leur a recommandé de garder cet esprit d’engagement pour le Parti et les a invités à être toujours des serviteurs du Parti car un bon leader doit être serviable et à l’écoute de tout le monde. De surcroit, a-t-il invité tous les Badasigana à faire preuve d’humilité dans leur engagement politique en cohabitant de manière pacifique avec tous les partis politiques. Il a martelé son allocution en précisant également que malgré la crise politique qu’a traversée le Parti, le rassemblement des Badasigana est effectif et suit un rythme satisfaisant.

Avant de clore son allocution, il a précisé que les cérémonies de célébration de la victoire du Parti UPRONA aux élections de 1961 sont terminées, la province de Bujumbura étant celle qui organise ces cérémonies après les dix-sept autres provinces du Burundi.

A son tour,  Son Excellence le Premier Vice-Président de la République du Burundi  a conseillé  à tous les Badasigana d’être toujours fiers de leur Parti, le Parti de l’indépendance. Il a souligné que le Parti UPRONA est le bouclier ; le catalyseur  de la Nation et le sera pour toujours. En effet, à titre d’exemple, il a rappelé qu’en 2015, au moment où les autres formations politiques appelaient à boycotter le processus électoral pour aggraver la situation politique, et ternir l’image du pays, les Badasigana ont toujours fait preuve d’esprit patriotique en participant aux élections.

Son Excellence a également recommandé aux Badasigana d’être sereins et de ne pas se laisser manipuler par l’opinion. Il les a invité à faire preuve de dynamisme pour renforcer l’idéologie et le Parti de RWAGASORE, afin de faire du Parti UPRONA, un Parti du peuple, un Parti de masse et non un Parti de l’élite comme l’ont fait les anciens dirigeants du Parti.

Le Premier Vice-Président de la République a terminé son allocution en demandant aux Badasigana d’avoir toujours confiance en leurs dirigeants surtout en ce qui concerne l’actualité politique. Il leur a rappelé que le Parti UPRONA est et sera toujours à l’œuvre pour que tout burundais vive en toute quiétude.

Les cérémonies qui avaient commencé aux environs de 11h se sont clôturées dans une atmosphère d’ambiance à 15H45.

Signalons également que ces cérémonies ont eu lieu après  la messe dominicale à la Paroisse Saint Aloys d’Ijenda.