Clôture de la retraite à l’intention des présidents des partis politiques et des leaders politiques

IMG-20170623-WA0015La retraite politique à l’intention des présidents des partis politiques et des leaders politiques qui se déroulée à Kayanza a été clôturée le vendredi 23 juin 2017 par le Premier Vice-Président de la République Son Excellence Gaston SINDIMWO.

Après la lecture des recommandations à l’issu de la retraite, l’Ombudsman Edouard NDUWIMANA a admiré le courage et la détermination des politiciens et autres leaders qui ont participé dans cette retraite. Il a fait savoir que durant les deux jours, ils ont échangé sans faux fuyant dans un débat contradictoire mais constructifs. « C’est un espoir que le Burundi marque un autre tournant dans la résolution des différends entre les politiciens » a déclaré l’Ombudsman de la République. Pour lui, l’endurance qui a caractérisé les participants traduit une volonté de construire une seule nation démocratique et dans e respect mutuel. En témoigne les arguments contradictoires des uns et des autres sans toutefois marquer un sentiment de haine.

Dans son discours de clôture de la retraite Son Excellence le Premier Vice-Président de la République a fait savoir que la volonté de l’institution de l’ombudsman de réunir les différents acteurs politiques, les représentants de la société civile et les leaders religieux pour un dialogue franc et sincère rattrape la priorité du Gouvernement du Burundi. Le dialogue est la seule voie qui permettra au Burundi d’asseoir une démocratie durable et aux réfugiés burundais de regagner leur pays natal. Etant donné qu’actuellement le Burundi vit dans la paix et la sécurité dans toutes les localités.

Le Premier vice-président de la République a remercié les participants pour la bonne volonté qu’ils ont manifestée en s’exprimant sur différents défis face auxquels le Burundi fait face. Il a laissé entendre que les politiciens burundais viennent de démontrer qu’ils sont capables de résoudre leurs différends.

Des éléments de l’armée rwandaise accusés d’avoir enlevé un citoyen de la province Cibitoke

-407Le ministère burundais en charge de la Sécurité publique a publié mercredi le 21 juin 2017 un communiqué de presse à travers lequel il accuse des éléments de l’armée rwandaise d’avoir enlevé mercredi même, à 7 h 30 min, un citoyen de la province Cibitoke (nord-ouest du Burundi) à Ruhwa (frontière-burundo-rwandaise), connu sous le nom de Jackson Ndayikengurukiye, exerçant le métier de pêcheur.

Ces militaires rwandais, précise le communiqué, ont d’abord tiré cinq coups de feu en l’air. Ainsi, Jackson Ndayikengurukiye et un autre pêcheur connu sous le nom de Bucumi avec qui il était ont été pris de panique et se sont enfuis, séparément. Bucumi s’est dirigé du côté burundais, et Ndayikengurukiye s’est jeté dans la Ruhwa, d’où ces militaires rwandais l’ont sommé de les suivre, sous peine d’être fusillé.

Par ailleurs, poursuit le communiqué, des Burundais proches de cette frontière avaient entendu des coups de feu de l’autre côté de la rivière Ruhwa, au Rwanda, vers 21 h 30min.

BUJUMBURA, 22 juin (ABP)

Vème forum annuel du Secrétariat général Communauté Est Africaine

DC78LRbWAAAv0BaConjuguer les efforts pour réaliser le rêve de toute la Communauté

Le Secrétaire général de la Communauté est-africaine Libérat Mpfumukeko a ouvert le 5ème forum annuel de celle-ci le jeudi 22 juin 2017 à Bujumbura. Ledit forum se tient sous le thème « quinze ans de la Communauté est-africaine : vers une communauté sans frontière » et rassemble les délégations de tous les pays membres de la Communauté est-africaine.

Libérat Mpfumukeko a dit lors de l’ouverture du 5ème forum annuel que la Communauté est-africaine a mis en œuvre un cadre de dialogue consultatif depuis 2012. Ce cadre de dialogue offre l’espace de dialogue entre la Communauté est-africaine, la société civile, les organisations du secteur privé et autres groupes, et est guidé par les principes enrichis par le Traité d’établissement de cette communauté, spécifiquement le Forum annuel du Secrétariat général de la CEA, qui rassemble toutes les parties dans un dialogue pour échanger sur les faits d’intérêt et engagement mutuel.

M. Mpfumukeko indique aux participants que le sens collectif des missions devrait être d’agir pour aller vers une Afrique de l’Est complètement intégrée avec tous les peuples est-africains vivant dans l’harmonie l’un avec l’autre. Une Afrique de l’Est pour qui l’agenda est l’amélioration des conditions de vie de son peuple, le peuple qui avance dans l’accomplissement de ses rêves et ambitions. M. Mpfumukeko dit qu’il est important de faire des alliances et cadres en vue de remplir la mission collective de bâtir une Afrique de l’Est, des est-africains unis et prospères.

Chacun a un rôle à jouer dans le processus d’intégration régionale

Libérat Mpfumukeko souligne que l’histoire jugera tout un chacun sur sa contribution dans l’accomplissement du rêve de l’Afrique de l’Est. De son côté, Isabelle Ndahayo, ministre en charge de l’intégration régionale souligne qu’un certain nombre d’éléments mérite d’être fait pour aboutir à l’objectif, spécialement celui d’ « une communauté sans frontières ». Cela exige que toutes les organisations opérant dans ce cadre de dialogue consultatif travaillent durement et en harmonie pour l’intérêt du peuple. Elle a réitéré l’engagement du gouvernement du Burundi dans l’enrôlement des organisations du secteur privé, de la société civile et autres groupes dans le processus d’intégration, par la création d’un Comité national de dialogue conformément aux directives du Conseil des ministres.

M. Mpfumukeko révèle cependant que des défis existent encore. Ce sont entre autres, la lenteur dans la mise en œuvre des engagements faits par les pays partenaires de la CEA ; la non ratification de l’accord pour éviter la double taxation par quelques Etats partenaires ; le manque du renforcement des mécanismes pour la levée des barrières non tarifaires; la sensibilisation inadéquate et la prise de conscience chez les citoyens des pays partenaires sur le processus d’intégration. Vous saurez que certaines organisations de la société civile avaient annoncé leur non participation suite aux organisations du Burundi qui ne fonctionnent plus. M. Mpfumukeko estime que cela ne handicape pas le processus. Il remarque que la société civile est utile dans la société, mais qu’elle doit faire ce qu’elle est appelée à faire.

Alfred Nimbona, http://www.ppbdi.com

Les représentants de la classe politique et de la société civile, réunis pour discuter sur l’avenir du Burundi

DC6zgHnXcAEnHqJL’institution de l’Ombudsman de la république du Burundi a organisé une retraite politique à l’intention des présidents des partis politiques et des leaders politiques du 22 au 23 juin 2017 à Kayanza. Lors de l’ouverture des travaux de ces assises, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a fait savoir que le gouvernement partage l’intérêt du dialogue avec l’Ombudsman. Il a laissé entendre que le gouvernement du Burundi est convaincu que seuls les Burundais proposeront et adopteront des solutions qui répondent le mieux à leurs problèmes. Edouard Nduwimana, ombudsman burundais, a quant à lui fait remarquer que le but de la retraite politique est de donner au pays l’élan dont il a besoin.

La retraite politique de Kayanza a vu la participation des présidents de différents partis politiques et des leaders politiques burundais. C’est ainsi qu’à côté des représentants des partis politiques, étaient également présents des représentants du Forum national des femmes, les responsables de différentes organisations de la société civile burundaise, ainsi que des membres de différentes confessions religieuses. Il importe de signaler la présence des ambassadeurs de certains pays comme la France et la Belgique ainsi que des chefs des missions diplomatiques accrédités à Bujumbura.

Dans son discours, l’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, a rappelé que le café politique qui avait eu lieu le 12 mai 2017 a permis de dégager quelques recommandations. Parmi lesquelles, l’organisation d’une retraite politique à l’intention des présidents des partis politiques et des leaders politiques. Et d’ajouter que c’est le moment offert à toutes les forces vives de la nation d’échanger sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour donner au pays l’élan dont il a besoin pour arriver à un développement et une démocratie durables.

Le gouvernement du Burundi soutient fermement le dialogue en vue de trouver des solutions à la burundaise

Dans son discours d’ouverture des travaux de cette retraite, Gaston Sindimwo, Premier vice-président de la République, a rappelé aux participants que le gouvernement du Burundi a pris les devants dans l’organisation des séances de dialogue interne et soutient le dialogue des Burundais de l’extérieur. « Nous leaders politiques du Burundi, notre responsabilité est engagée, et nous n’avons pas le droit à l’erreur. Nous devons conjurer, par le dialogue, le mauvais sort qui pourrait entraver la marche décisive vers cet horizon de toutes les attentes, de tous les espoirs tant pour les Burundais que pour la communauté internationale », a déclaré M. Sindimwo.

S’adressant aux participants, le Premier vice-président de la République leur a demandé d’être conséquents, de ne pas se perdre dans les calculs mesquins, de faire courageusement face à l’Histoire, de prendre le taureau par les cornes et de faire des propositions défendables et réalistes. Et d’ajouter que les militants, fidèles et adeptes ainsi que le pays tout entier ont les yeux tournés vers cette retraite et attendent des propositions qui permettent au pays d’avancer dans la paix et la quiétude. Et ainsi construire une démocratie adaptée à notre Histoire, d’organiser des élections libres, apaisées et transparentes afin de consacrer toutes les forces au développement de la nation.

Amédée Habimana, http://www.ppbdi.com

Une personne tuée dans une attaque d’hommes armés sur le sol Rwandais près de la frontière Burundaise

Rusizi-in-RwandaUne attaque armée s’est déroulée ce mardi 21 juin 2017 dans la localité de Bugarama du district de la Rusizi, un district frontalier avec l’Ouest du Burundi. Après l’attaque, le groupe d’hommes armés s’est replié au Burundi selon l’armée rwandaise. Le bilan est d’une personne tuée et huit blessés. L’armée rwandaise dit avoir entamé des enquêtes ; de son côté la police burundaise dans un communiqué sorti ce mercredi accuse la police rwandaise d’avoir « enlevé » un pécheur burundais après avoir tiré des balles en l’air.

Selon des habitants rwandais, l’attaque a débuté vers 20 heures dans la localité de Ryankana. Des coups de feu se sont fait entendre, ainsi que l’explosion d’une grenade ; faisant un mort sur le champ et huit blessés. Toutes les victimes se trouvaient dans un bistrot, ce que confirme l’armée rwandaise.

Selon le Lieutenant-Colonel René Ngendahimana, porte-parole de l’armée rwandaise, « l’armée rwandaise a entamé des enquêtes pour identifier le groupe armé qui a attaqué le Rwanda », a-t-il confié au journal IGIHE.

Côté burundais, Bujumbura par la voix de son porte-parole accuse le Rwanda d’avoir enlevé un pécheur burundais nommé Jackson Ndayikengurukiye.

« Un pécheur burundais de 35 ans, Jackson Ndayikengurukiye, a été enlevé par des militaires rwandais à la frontière burundo-rwandaise de Ruhwa. Ils ont d’abord tiré 5 coups de feu en l’air et deux pécheurs burundais, Jackson Ndayikengurukiye et un certain Bucumi pris de panique, se sont enfuis séparément. Bucumi s’est dirigé vers le Burundi, et Ndayikengurikiye s’est jeté dans la rivière où les militaires rwandais l’ont obligé de les suivre », a déclaré Pierre Nkurikiye.

Au mois de Mars 2017, une attaque similaire s’est produite dans la même localité.

jeudi, 22 juin 2017 08:52, http://www.rpa.bi