La souveraineté du peuple en danger (par Issa Ndimurwanko)

35850987324_39f225082a_zLa souveraineté du peuple en danger

Le droit constitutionnel définit la souveraineté comme un bien qui appartient au peuple. Elle se partage entre tous les individus d’un État donné, attribuée  entre tous ou chacun délègue une partie de sa souveraineté à des institutions. C’est une conception concrète de la souveraineté, par opposition à la souveraineté nationale qui est abstraite, dans la mesure où la puissance souveraine n’est formée que des particuliers qui le composent.

Dans les papiers, le peuple burundais est souverain, mais dans les faits il ne l’est pas. Le peuple est souverain lorsque ses droits fondamentaux sont garantis conformément aux lois constitutionnelles. La puissance accordée au souverain par le peuple peut être récupérée une fois que le détenteur (le souverain) l’abuse. Le cas burundais est parlant, les droits et liberté sont restreints par le parti au pouvoir. Dès le premier quinquennat, le CNDD-FDD a commis des crimes odieux à l’encontre des membres du parti FNL, plus d’une trentaine tués et jetés dans les eaux de Kavuruga (province Muyinga) et ces crimes sont actuellement en exécution.

Dans une démocratie libérale contrairement aux régimes du temps médiéval, la  souveraineté est détenue par le peuple. Dans cette courte analyse je m’intéresse à la souveraineté du peuple non celle de l’État. Le peuple devrait jouir de la souveraineté à travers des lois promulguées par ses élus. Des lois qui garantissent et défendent ses intérêts incluant ceux des élus. En principe les valeurs : droits et liberté sont inaliénables. Au Burundi, le droit de libre pensé et d’association sont bafoués. Il s’est installé doucement et progressivement, dans ce pays, un gouvernement qui joue un rôle de gendarme en implantant un système mafieux des Imbonerakure pour assujettir le peuple. En somme, tous les droits du peuple se rétrécissent comme une peau de chagrin.

Ce qui permet au peuple d’affirmer leur liberté sont, en autres, les médias qui donnent le micro aux citoyens. Tous les sujets sont abordés y compris les critiques contre les autorités. De plus, il peut exprimer leur désaccord et leur mécontentement à travers n’importe quelle presse (le chien de garde de la démocratie) : le quatrième pouvoir qui caractérise une réelle démocratie. Sauf que la presse disponible actuellement est gouvernementale et celle qui était indépendante a subi un coup de foudre. Il faut comprendre qu’il ne peut y avoir de souveraineté sans démocratie, sans l’une l’autre est impossible. La destruction des médias catalogués d’être mèche de l’opposition est l’une des preuves évidentes que le peuple n’est pas souverain. Aucun gouvernement démocratique n’ose détruire des biens du peuple à moins qu’on s’accorde tous. L’autorité garante de la souveraineté est appelée à se référer aux lois promulguées et publiées pour faire régner l’ordre.

La société burundaise glisse doucement dans l’anarchie et ses vertus démocratiques sont laissées au merci des Imbonerakure, une jeune anti-démocratie du régime. Un peuple marchant dans la fierté est tolérant il est guidé par la réalisation des œuvres de haute valeur. A contrario, une élite sans vision dissimile sa fierté dans ses échecs à l’image du régime dd. Elle est intolérante, frustrée et toujours agitée, car ses œuvres sont critiquées et non acceptées. Elle crache le venimeux et ne tolère aucune voix discordante. Le parti CNDD-FDD a installé un gouvernement « hors-la-loi » si j’emprunte le terme de John Rawls à cause des crimes variés et variables qu’il commette.

Finalement parlons en bref des dirigeants burundais dont certains parmi eux sont des brigands et barbares à cause de leur comportement indigne. Ils se livrent à tous les crimes : dilapidation de dernier public, tueries et destruction (kleptomanie) des biens des citoyens. D’autres pratiques inhabituelles le confirment aussi, par exemple, le prélèvement des taxes par la milice Imbonerakure, les actes de torture sont pratiquées par celle-ci et est affiche le comportement de vagabondage. Cette jeunesse est louangée par le président de la république et le secrétaire du parti CNDD-FDD. Ils s’appuient sur la bible, un livre qui compte des milliards d’utilisateurs pour endormir le peuple, tandis que ce livre n’est vraiment pas d’accord avec leurs agissements.

En conclusion le peuple burundais n’est pas souverain. Le pouvoir du peuple est abusé par l’élite détentrice de la puissance populaire. Les dirigeants oublient qui l’est loué pour une période de cinq ans renouvelable une fois. Ils doivent l’exercer à la limite de son étendue. Mais le parti CNDD-FDD et son gouvernement sont hors la loi lorsqu’ils tiennent une croisade de prière de trois jours (16 au 18 août à Gitega) alors que la constitution n’en donne pas autorisation. L’État burundais est laïque à ce qu’on en sait, alors par quelle loi s’appui-t-elle (autorité) pour rassembler les membres du gouvernement et les représentants de toutes les confessions ? En définitif, le pouvoir est utilisé à des fins autres que celles dont le peuple souverain l’avait délégué à ses représentants.

Par Issa Ndimurwanko

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3 commentaires sur “La souveraineté du peuple en danger (par Issa Ndimurwanko)

  1. Cher Issa, umaze kwikora mugahogo wifatira abadd kugahanga, kandi ndazi ko ataco bazogutwara, iyo si liberté populaire abarundi bafise mugabo wewe ukanayihakana, kuvuga ko abadd sont des brigants et barbares ,ivyo mbona wayambuye agashambara, gutukana ntibigomba kuba mumico y’abarundi biyubashe, comment peut-tu diriger un pays après un coup d’état sans une mesure sérieuse pour éradiquer ce mal ???
    Uribuka amabi yakozwe mumwiyerekano ??? Niba utari miri izo nkoramaraso zagomba kurarika inkumbi, zagomba kugarura akahitiye karanze igoma zitari zishingiye kuri Démocratie, shimira abo badd bagaruye umutekano, ukaba uriko urivugisha ivyo ushaka vyose, reka gusamaza abarundi, barazi iciza n’ikibi….
    En termes de démocratie, les burundais ntibasubiye inyuma ngo nuko bayobowe n’abadd, bien au contraire…
    Ce site n’appartient pas aux DD !!! Ubuze ico anenga inka avuga ngo raba ivyo bicebe… Courage

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  2. Abarundi bose bigize aba experts Kabisa!! wewe uvuga ko la La souveraineté du peuple en danger, ntiwoduha basi akarorero ko muriyo region ya grand- lacs, aho la souverainete itari en danger. kwa Kagame ntanuwuryogora, mumatora yiha amajwi ashaka, mais sindunva mubivugako ikintu nakimwe. Eh bien Monsieur Isssa Ndimurwanko, reka kubiba urwanko, Abarundi twaraciye ubwenge tuzigutandukanya Icatsi n »ururo. Boyobe, nako buyoya yaturungikamwo za brindes kutwica no kudusahura, intwaro yiwe twarayibonye. izombonera kure nazo uvuga, zizokwamaho, kuko umunwanyi wese w’umugambwe CNDD FDD afise moins de 40 ans, n’imbonerakure, harura rero imbonerakure ziri mugihugu uko zingana.

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    • Umurundi mudasangiye umugambwe aguma ari umurundi bwana Ncamurwanko.Iyo uriko uravuga abatswe souveraineté, nibaza ko uvuga abo musangiye ivyiyumviro gusa.Or, muri démocratie, habaho amatora.Ivyiyumviro vya benshi bikaba ari vyo bitambutswa. Dire que le peuple n’est pas souverain, mettez-le dans ton projet de société, soumettez-le au peuple en 2020.Aspirant à la souveraineté , le peuple au nom duquel tu prétends parler votera pour toi.

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