L’inhumation du Caporal-chef Etienne NZOSABA sans hommage et honneurs militaires

29072017L’inhumation du Caporal-Chef  Etienne Nzosaba  a eu lieu ce vendredi après  plus d’une semaine de son assassinat dans la réserve naturelle de la Rukoko. La famille s’inquiète de l’absence des cérémonies militaires des funérailles ; elle demande que des enquêtes soient menées pour traduire en justice les auteurs de ce crime dont il a été victime.

Les cérémonies d’inhumation du caporal-chef Etienne Nzosaba  surnommé CEWUSI,  52 715  de la matricule, ont commencé vers neuf heures de ce vendredi 28 juillet 2017 à la morgue de l’hôpital Roi Khaled. La famille et les proches du défunt lui ont rendu hommage avant la messe de requiem qui s’est déroulée à la paroisse Saint joseph de Ngagara situé au Nord de la Capitale Bujumbura.

La hiérarchie reste complice dans son assassinat…

Ces cérémonies  qui ont eu lieu dix jours après son assassinat, n’ont pas suivi les coutumes militaires de funérailles. Ni à la morgue, ni à l’entrée de la messe ni à la tombe ; il n’y avait pas eu des militaires pour lui rendre les derniers hommages au Clairon pour un militaire qui a presté dans l’armé plus de 18 ans.

Pire encore, déplore notre source, « l’armée n’a donné aucune assistance à la famille pour les finérailles » ; ce qui a étonné plus d’un au cours de ces cérémonies.

Au cimetière de Mpanda il y avait un nombre impressionnant des agents de la FDN. Certains étaient en traillis militaires et d’autres non. Les témoins sur places nous ont révélé qu’ils n’étaient pas venu pour les hommages mais pour surveiller les cérémonies jusqu’au bout.

Parmi ces militaires, il y avait des amis et connaissances du défunt et d’autres qui n’ont pas été reconnus ni par la famille ni par ses amis renchérit notre source. Cette présence des militaires a inquiété plus d’un. « Nous  pensons qu’il s’agit d’une forme d’intimidation à  sa famille  afin qu’elle  ne puisse pas demander justice pour le défunt et les allocations familiales », souligne un des militaire qui était sur place à MPANDA.

Le caporal-chef Etienne  Nzosaba a été executé dans la nuit du 17 juillet 2017 par un agent de transmission du Major Aron Ndayishimiye SS 1793 de la matricule et commandant bataillon du 421 ème bataillon d’infanterie. Des sources militaires affirment que c’est ce même responsable qui a ordonné l’exécution du caporal-chef NZOSABA après des séances de tortures dans la Rukoko.

Une pratique pour des militaires assassinés dans des circonstances obscures…

Le cas de l’absence des hommages pour un militaire ex FAB exécuté par ses frères d’armes ou les services de sécurité n’est pas un cas isolé. Celui-ci est le troisième après les cas de l’adjudant Eddy Claude NYONGERA exécuté dans les bureaux du Service National des Renseignements burundais (SNR) le 16 septembre 2016 et celui de l’adjudant François Nkurunziza le 23 /01/2017 ; assassiné décapité non loin du camp Muyinga au Nord du pays. Sont cités dans cette affaire le responsable des renseignements à Muyinga, ses frères d’armes, les agents de la police et les jeunes Imbonerakure affiliés au parti CNDD-FDD.

Sur le cas du Caporal-chef Etienne NZOSABA, les Forces de Défense Nationale gardent le silence radio. La victime laisse une famille avec deux enfants ayant moins de 5 ans.

samedi, 29 juillet 2017 12:58, http://www.rpa.bi

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