Le Burundi lance enfin l’exploitation du gisement de terres rares de Gakara

Rainbow Burundi Mining (RBM)Le Burundi va lancer officiellement l’exploitation du gisement de terres rares de Garaka. Prévues quelques années plutôt, les opérations vont débuter finalement vendredi 21 juillet. Une petite lueur d’espoir pour l’économie du pays qui peine à se diversifier.

C’est officiel. Le premier gramme de terre rare du gisement minier de Garaka sera enfin extrait demain 21 juillet, a annoncé le ministère burundais des mines. Prévus quelques années plutôt, les travaux d’exploitation de la mine ont été retardés par la crise politique de 2015 marquée par la candidature très controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. Cet obstacle n’existe plus aujourd’hui.

Donc demain dès l’aube, la chasse au scandium ou autres yttrium, gros engins et matériel de chantiers à l’appui, va pouvoir commencer avec l’extraction des terres rares de la mine de Garaka, située dans la commune de Mutambu à 34 km au sud-est de Bujumbura, la capitale du pays. Confiée à la société mixte Rainbow Burundi Mining (RBM), antenne locale de Rainbow International Ressources Limited (RIRL), l’exploitation des métaux de Garaka vont s’étaler sur 25 ans.

Dans la transparence ?

Comme l’exige le code minier burundais, « l’exploitation des terres rares a été précédée par la réalisation d’une étude d’impact social, afin d’indemniser la population locale », a indiqué une source du ministère des mines à l’Agence de presse XINHUA. Selon la même source, une étude de faisabilité technique et financière montrant le gain de l’Etat burundais et des investisseurs, a été également menée en décembre 2014.

Si l’on en croit donc les autorités du pays, tout est fin prêt et Il ne reste qu’à faire démarrer les engins pour extraire les 256.000 tonnes de terres rares de la mine de Garaka. A cheval entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est, le Burundi est un pays pauvre mais très richesse en ressources minières. Selon le Programme des nations unies pour le développement, le sous-sol burundais est très riche en nickel, vanadium, phosphates, tourbe, calcaire ou encore en or. Seulement, faute de moyens techniques et financiers, les gisements de minerais sont restés exploités. Du coup, l’économie burundaise est principalement tirée par l’agriculture et l’élevage. L’exploitation des terres rares de Garaka, est donc un atout majeur pour le petit pays de 10 millions d’habitants qui veut faire du secteur minier un tremplin de développement.

Par Khadim Mbaye  |  20/07/2017, 16:17  |  http://afrique.latribune.fr

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