Les radicaux et extrémistes en exil n’ont plus le monopole de la CPI

CPI Association BurundiDepuis le déclenchement de la crise, et même avant, les opposants burundais et la société civile brandissaient la CPI comme une menace contre le régime de Nkurunziza. Il ne savait pas qu’un jour cette stratégie se retournera contre elle.

Cette semaine des burundais regroupés en association ont déposé des dossiers à la CPI. Ces dossiers ne sont pas des plaintes comme le précise le porte-parole de cette association mais plutôt une manne d’informations que la CPI peut consulter et comparer avec ceux qu’ils ont déjà reçu ou sur lesquelles elle va travailler.

Environ une centaine de crimes que l’opposition tentait d’accuser le pouvoir en place se retourne contre eux. Les fameuses « disparitions » y sont mises à nu également. Mais le parti au pouvoir y garde une place importante dans l’organisation de ces crimes avec plus de 300 dossiers.

Un des avocats de l’association a déclaré que toute personne qui a des informations qui peuvent faire avancer ou contredire certaines accusations ou plaintes est la bienvenue. Aucune personne n’a le monopole de la CPI. C’est un tribunal qui écoute le monde entier.

La CPI va bientôt découvrir que ceux qui ont déposé des plaintes sont en effet les instigateurs de la crise. Il sera dorénavant difficile de faire confiance à des présumés criminels. « Présumés » étant d’ailleurs le mot à consacrer car personne n’a encore été condamné par la CPI.

20 juillet 2017

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