Une association dépose 533 dossiers criminels à la CPI

salle-audiences-CPICe lundi 17 juillet 2017, une association de droit belge a rendu visite à la CPI.

Accompagné de leurs avocats (un belge et une hollandaise), le chargé des affaires juridiques au sein de cette association a déposé des dossiers sur les crimes qu’a vécus le Burundi depuis 2015.

Sur les 533 dossiers d’enquêtes, 372 sont imputables aux organes du gouvernement et du parti au pouvoir c’est à dire l’armée, la police, les services de renseignements (SNR) et la milice IMBONERAKURE. 87 sont au dos de l’opposition radicale aujourd’hui en exil c’est à dire les partis politiques, la société civile, les mouvements armées et certains activistes. Le reste des dossiers criminels sont à la charge des certains particuliers (conflits fonciers, crimes passionnels, escroqueries et vols, vengeances, …). D’autres dossiers suivront au fur et à mesure qu’ils seront clôturés.

Ces dossiers criminels déposés à la CPI (Cour Pénale Internationale) ce lundi 17 juillet 2017 sont le fruit d’un travail d’enquête et de collecte d’information minutieusement mené au Burundi et à étrangers depuis le déclenchement de la crise par les manifestants anti troisième mandat.

Une particularité au niveau de cette pile de dossiers, c’est le cas de 34 personnes dites disparus mais qui ont été retrouvé éparpillé en Europe, aux Amériques et en Afrique. Ces « disparus » vivent sous d’autres noms comme demandeurs d’asile notamment en Belgique, Hollande, Suède et surtout au Canada.

L’autre volet exploité dans ces dossiers, et non des moindres, c’est le coté financier. Les enquêteurs ont tracé le financement du coté gouvernement et du coté opposition. On y retrouve des noms de haut gradé de la police et de l’armé et ceux des figures très connues de la société civile qui ont participé aux manifestations.

Il faut noter que l’association en question, en nous confiant une copie de l’intégralité des dossiers, nous a demandé avec insistance de ne pas dévoiler ni le nom ni l’identité de ses membres pour des raisons de sécurité. Les dossiers comportent les noms des témoins oculaires et des personnes qui ont fournies des informations capitales.

Contrairement aux autres associations qui ont déposé des dossiers à la CPI, le chargé des questions juridiques de la dite association nous a promis qu’aucun dossier ne sera versé sur les réseaux sociaux.

Charles KARORI NGOMA

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s