Le gouvernement répondra aux pourparlers inter-burundais si le facilitateur ne cède pas aux pressions

a8a053ec19a3b0dea5de82e99936e821Le gouvernement burundais répondra toujours aux invitations de la facilitation pour participer aux pourparlers interburundais à condition que le facilitateur, l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa ne cède pas aux pressions de ceux qui veulent que sa mission soit un échec, selon le secrétaire général du gouvernement, M. Philippe Nzobonariba (photo).

Il a estimé que le facilitateur s’est déjà rendu compte des obstacles qu’il a rencontrés et qu’il espère qu’il va faire prévaloir son point de vue sur le processus. M. Nzobonariba a fustigé l’attitude des bailleurs qui invitent à ces pourparlers des personnes poursuivies par la justice burundaise pour leur participation au mouvement insurrectionnel et coup d’Etat manqué de 2015. Il a dit que le gouvernement ne va participer à ces pourparlers avec ces gens et a demandé qu’on n’attribue pas ces obstacles au gouvernement burundais.

M. Nzobonariba s’exprimait au cours d’un point de presse sur les principaux événements qui ont marqué le mois de juin dont la 35ème session du Conseil des droits de l’homme tenue à Genève du 06 au 23 juin, la session des parlementaires des pays ACP-UE tenue à l’île de Malte du 19 au 21 juin, la session du Conseil de sécurité de New York du 20 juin, le rapport de la FIDH sur le Burundi du mois de juin, publié le 4 juillet, le sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine du 3 au 4 juillet ainsi que la résolution du parlement européen du 6 juillet. Le gouvernement burundais estime que les conclusions de toutes ces réunions ont été satisfaisantes, selon le secrétaire général du gouvernement.

« Le constat est qu’il y a eu une nette évolution de la situation tant politique que sécuritaire, raison pour laquelle toutes les résolutions injustes proposées particulièrement par l’Union européenne sous la houlette du Royaume de Belgique contre le Burundi ont été rejetées », a dit M. Nzobonariba. Une résolution très injuste d’envoi d’une force étrangère au Burundi (Maprobu), une vielle proposition déjà rejetée par le sommet des chefs d’Etat africains a été unanimement rejetée par les parlementaires des pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique), emboitant le pas au peuple burundais qui avait rejeté le projet depuis son annonce », a noté le secrétaire général du gouvernement burundais.

Le rapport de la FIDH sur le Burundi du mois de juin, publié le 4 juillet fait des avancées significatives en ce qui concerne les termes utilisés. Le terme « génocide » utilisé pour convaincre les plus sceptiques de déployer les troupes étrangères « la Maprobu » ne revient que deux fois dans ce rapport contre plusieurs répétitions de ce terme (70 fois) dans les rapports précédents. M. Nzobonariba a affirmé qu’il n’y aura jamais de génocide au Burundi car le peuple a compris le piège.

BUJUMBURA, 14 juil (ABP)

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