La patrie avant tout (par Louis Kamwenubusa)

34879642541_7095f09ceb_zSur le plan politique, le grand événement tant attendu est la célébration, le 1er juillet 2017, du 55e anniversaire de notre indépendance. Il s’agit d’une date à la fois historique et politique qui revêtira plus d’une signification puisqu’elle va offrir aux Burundais de toutes les ethnies, de toutes les régions, de toutes les religions, de toutes les appartenances politiques, de toutes les catégories socioprofessionnelles une occasion propice de se regrouper et de fêter dans une ambiance des grands jours, mais aussi de sonder le passé, de faire l’inventaire lucide de leur patrimoine politique, de lever les tabous, de dévoiler la vérité de leur Histoire et de parler des perspectives pour l’avenir d’un pays indépendant et souverain.

Il y a 55 ans, le destin de chacun et chacune d’entre nous s’est confondu avec l’Histoire de notre pays engagé dans un combat décisif sans armes pour libérer notre pays du joug colonial belge. Si nous n’avons cessé, depuis le 1er juillet 1962, de nous remémorer avec fierté les premiers jours de notre indépendance âprement conquise, c’est parce que nous avons eu l’honneur d’avoir des acteurs du dur combat qui a permis à notre peuple de conquérir son indépendance, en mobilisant et en organisant au sein de la société burundaise, toutes les énergies au seul service de la lutte pour la liberté en accomplissant exemplairement leur devoir de patriotes, en plaçant au-dessus de tout l’intérêt national et l’amour de la patrie. C’est précisément cet amour de la patrie qui, aujourd’hui et demain, doit et devra se situer au centre de nos préoccupations nationales, pour que le sursaut de fierté nationale, le besoin d’unité et le sentiment d’appartenir à une même patrie soient notre souci majeur pour que notre indépendance qui a fait la grandeur de la nation burundaise, soit jalousement sauvegardée car elle engage le destin de la Nation tout entière.

Allumée par nos aînés, la flamme patriotique qui a éclairé notre indépendance doit rester inextinguible dans une société burundaise qui tient mordicus à sa réconciliation, condition indispensable pour instaurer des rapports de justice entre les fils et les filles d’une même nation et pour construire une paix durable dans le respect de chaque Burundais et de tous les Burundais, une paix durable qui s’ouvre à l’apport de tous ceux qui aiment leur patrie au-delà des appartenances ethniques, politiques, régionales et religieuses. Garder la flamme patriotique allumée doit, en ce 55e anniversaire de notre indépendance, constituer la priorité parmi les priorités, pour que soit ravivé notre enthousiasme d’appartenir à une seule et même Nation sous l’impulsion de nos aînés qui ont consenti tant de sacrifices pour que le joug colonial soit brisé, et dont le courage leur fera valoir davantage la juste place qui leur revient dans la société burundaise.

Au-delà de nos différences, le grand défi qui nous attend tous est de nous ouvrir à tout ce qui est de nature à nous permettre de raviver notre amour patriotique, la patrie ayant besoin d’être toujours protégée et défendue pour qu’elle rende à tous ses fils et filles le service qu’ils attendent d’elle, c’est-à-dire faire d’eux des hommes et des femmes capables d’édifier un tissu social de paix et d’harmonie. C’est de cette façon que notre pays continuera de faire entendre sa voix au sein des masses populaires et de s’investir pour que ces dernières, à leur tour, participent réellement et activement à la vie politique et sociale de leur mère-patrie, toujours déterminées à agir et à réagir chaque fois que sera forte la tentation de nos ennemis de porter atteinte à notre indépendance et à notre souveraineté.

A la manière de nos aînés qui se sont courageusement battus pour notre indépendance, ayons toujours le Burundi au plus profond de nous-mêmes sans contrepartie, sans surenchère.

Louis Kamwenubusa

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2 commentaires sur “La patrie avant tout (par Louis Kamwenubusa)

  1. Extraordinaire prose faite d’envolées lyriques qui ne veulent rien dire et auquel même l’auteur ne croit pas. Même en Corée du Nord on ne ferait pas mieux! L’indépendance fut une tragédie sans nom pour la partie de la nation qui n’a pas le droit à la vie dans le pays de ses ancêtres et dont le moindre problème qui surgit dans la lointaine Bujumbura se règle par l’extermination du petit peuple de la minorité honnie sans savoir pourquoi il est massacré à la machette, au feu et au gourdin, femmes et enfants. Au moins sous la colonisation, il avait droit à la vie.

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  2. @Louis Kamwenubusa
    Pour être indépendants, nous aurions dû ne pas nous habituer à rouler en voitures car la pénurie du pétrole ne nous aurait jamais affectés. Nous aurions dû continuer à nous soigner via nos plantes et nos guérisseurs pour ne pas être affectés par la pénurie de médicaments qui fait ravage (paraît-il) dans les hôpitaux actuellement.

    Bref: notre contemporaine souveraineté reste une illusion.

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