Le président Nkurunziza ouvre la 8ème conférence de la CAE sur le pétrole et le gaz (EAPCE’17)

34345225063_6989f706ff_zLe président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a ouvert officiellement mercredi à Bujumbura les travaux de la 8ème conférence de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) sur le pétrole et le gaz (édition017) – East African Petroleum Conference and Exhibition 2017 (EAPCE’17).

La conférence sur le pétrole et le gaz est un événement biannuel organisé par la CAE et qui se tient d’une manière rotative à travers les Etats membres de cette communauté d’intégration régionale africaine.

A ce jour, la CAE est composée de six Etats, à savoir le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda qui en ont été fondateurs en 2000, le Burundi et le Rwanda qui l’ont rejoint en 2007, ainsi que le Soudan du Sud dont la récente adhésion remonte à l’an 2016.

L’objectif d’EAPCE est de promouvoir et de démontrer le potentiel régional en termes d’exploration, de développement des infrastructures, d’investissement et de production dans le secteur pétrolier et gazier.

Le président Nkurunziza a profité de cette opportunité pour plaider en faveur d’une « synergie régionale » au sein de cette communauté abritant plus de 130 millions d’habitants, afin qu’elle puisse impulser un élan de créativité dans l’accélération des recherches sur les ressources pétrolières et gazières locales.

« Faisons les affaires ensemble au sein de la CAE pour cesser de dépendre éternellement du carburant importé et d’être plus indépendant en matière politico-économique en donnant un coup d’accélérateur aux recherches déjà faites et en cours dans le secteur pétrolier et gazier au sein de la région », a plaidé le chef d’Etat burundais dans son allocution de circonstance en langue anglaise.

Pour le président Nkurunziza, le développement des ressources pétrolières et gazières au sein de l’espace régional de la CAE, produira ipso facto un impact positif sur la protection des patrimoines environnementaux, ne serait-ce qu’en évitant la destruction des réserves forestières naturelles et autres écosystèmes d’intérêt vital pour la vie humaine.

Il a estimé cependant que la consolidation de la paix, la stabilité et la sécurité dans cette région africaine et même au-délà comme en République Démocratique du Congo (RDC), en République Centrafricaine (RCA) et en Somalie, constituent des préalables importants, pour créer un environnement politique favorable à l’exploitation des ressources naturelles africaines.

Le ministre burundais de l’Energie et des Mines, Côme Manirakiza, qui a dans ses attributions la gestion du secteur pétrolier dans le pays, a rappelé que les sept précédentes de ces assises régionales rotatives sur le pétrole et le gaz au sein des pays de la CAE, se sont tenues à Nairobi (Kenya) en mars 2003, à Entebbe (Ouganda) en mars 2005, à Arusha (Tanzanie) en mars 2007, à Mombassa (Kenya) en mars 2009, à Kampala(Ouganda) en février 2011, à Arusha en février 2013 et à Kigali (Rwanda) en mars 2015.

« Vous comprenez donc bien que la 8ème conférence se tient à Bujumbura parce que normalement ce forum régional de la CAE revêt un caractère rotatif dans les pays de cette communauté », a-t-il expliqué dans un point de presse tenu en marge de la cérémonie d’ouverture de ces assises régionales prévues sur trois journées.

Le ministre Manirakiza a souligné que ces assises de Bujumbura seront dominées par l’analyse des voies et moyens pour « faire avancer » les recherches dans le secteur pétrolier et gazier au sein de cette région est-africaine.

Pour lui, la promotion des recherches ad hoc vient à point nommé dans la mesure où des découvertes récentes ont déjà montré que les pays de la CAE « abritent du pétrole et du gaz » qu’il faudra exploiter pour l’intérêt des peuples de cette sous-région africaine.

« Aujourd’hui, des découvertes déjà faites font état de l’existence d’une bonne quantité de gaz et du pétrole au niveau de la Tanzanie, du gaz méthane au Rwanda, du pétrole en Ouganda ; alors qu’au Burundi, une occasion est offerte avec cette conférence pour échanger avec les partenaires régionaux pour accélérer les recherches sur les ressources pétrolières qui se trouveraient au niveau du bassin du lac Tanganyika ».

Pour le cas du Burundi, a-t-il précisé, les différentes recherches font état « d’indices » du pétrole dans le lac Tanganyika. Celui-ci est riverain de quatre pays, à savoir le Burundi, la République Démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie et la Zambie.

Quatre pays sur les six composant la CAE, à savoir le Burundi, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya ont envoyé des délégués dans cette 8ème conférence d’EAPCE’17.

French.china.org.cn | le 08-06-2017

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