Amb NYAMITWE Willy: « Juin 2017 : le train de la déstabilisation du Burundi amorce sa vitesse de croisière»

DBlNvbRW0AAFmCuLa présidence de la République du Burundi a organisé une conférence-débat sur le mois de juin 2017 le vendredi 2 juin 2017. Pourquoi sur ce mois ? Parce que le train de la déstabilisation du Burundi amorce sa vitesse de croisière, ont expliqué le conseiller principal ayant la communication dans ses attributions à la présidence de la République et le porte-parole du président qui animaient le débat. Des éclaircissements et propositions ont été donnés pour faire face à cette situation.

Le conseiller principal chargé des questions de presse, d’information et de communication à la présidence de la République, Willy Nyamitwe a fait savoir que l’intérêt que ce débat a dédié au mois de juin 2017 est dicté par le fait que c’est durant cette période que le train de la déstabilisation du Burundi amorce sa vitesse de croisière.

« Ce train se dirige à grande allure à Genève au Conseil des droits de l’Homme. Et bien parce que sous l’impulsion du dictat occidental, le Conseil des droits de l’Homme a perdu ce qu’il avait de plus sacré, l’objectivité, la neutralité. Et, les droits de l’Homme sont devenus un concept politisé à outrance», a dit l’ambassadeur Nyamitwe. Il a ajouté que ce concept est utilisé pour l’intérêt des uns au détriment des peuples surtout des peuples africains, dont les Burundais.

Le Burundi n’attend rien de bon de Genève

Selon le conseiller principal chargé de la communication à la présidence, le Burundi n’attend rien de bon de Genève ni rien d’objectivement présenté. « Le rapport oral qui sera présenté le 14 juin dans l’après-midi et le 15 dans l’avant-midi, à Genève au Conseil des droits de l’Homme est dans le prolongement du tristement célèbre EINUB qui a produit des rapports via whatsapp sur la situation des droits de l’Homme au Burundi.

A cette époque là, le gouvernement du Burundi a transmis un contre-rapport au Conseil des droits de l’Homme, dont il est membre. A sa surprise, ce contre-rapport n’a pas été pris en compte, car l’Union européenne voulait à tout prix arracher une résolution contre le Burundi», a-t-il dit. Il a fait savoir que, parallèlement à la session du Conseil des droits de l’Homme pour garder le Burundi à l’agenda, la France est en train de mettre la pression sur la Bolivie pour qu’elle convoque les consultations sur le Burundi mi-juin 2017, pendant que l’UE presse encore une fois la facilitation est-africaine pour qu’il y ait une autre session de dialogue au mois de juin ou au mois de juillet si ce n’est pas possible en juin. « Les fonctionnaires onusiens vont en vacances au mois de juillet et août. Au mois de septembre, c’est l’assemblée générale des Nations unies, il faut à tout prix que le mois de juin se clôture avec une décision sur le Burundi. Voilà pourquoi le mois de juin est le mois du marathon et que nous nous attendons à la sortie de beaucoup de rapports afin d’influencer certaines décisions», a-t-il expliqué.

Les conférenciers ont souligné que le rapport qui est en train d’être confectionné par le Conseil des droits de l’Homme dira la même chose que les précédents, notamment que les Imbonerakure sont des violeurs, que les Forces de défense et de sécurité burundaises tuent, qu’il y a des disparitions forcées, des personnes torturées, etc. Mais, ce rapport ne dira pas que les putschistes sont au Rwanda ou en Belgique, que le Burundi est en paix et que la sécurité règne sur tout le territoire, que des éléments identifiés et identifiables tiraient, lançaient des grenade et tuaient des gens dans certains quartiers, etc.

Le peuple burundais est invité à ne pas avoir peur

Quel est l’intérêt de ces organisations, pourquoi disent-elles la même chose ? Qui servent-elles ? Est-ce qu’on peut dire que la paix et la sécurité règnent au Burundi alors que des gens sont encore portés disparus ou tués ? Que dire du droit d’expression au Burundi ? Répondant à ces questions, les conférenciers ont déploré que ces organisations aient des intérêts cachés et que la fraude et le mensonge soient employés pour y arriver. Concernant le droit d’expression, Ambassadeur Nyamitwe a indiqué que ce droit existe, mais qu’il y en qui a en ont abusé dans le passé et que même actuellement, il y a des médias qui fonctionnent grâce aux financements en provenance du Rwanda. Quant aux disparitions forcées, il a souligné que les malfaiteurs existaient dans le passé et continueront d’exister et pas seulement au Burundi.

Les participants ont donné également des propositions pour faire face à cette situation. Ils ont encouragé la présidence de la République pour cette présence d’esprit d’anticiper sur les événements. Ils ont également souligné que les interprétations de la situation du Burundi par ces organisations ne sont pas surprenantes, car celles-ci ignorent la culture profonde du pays. Les gens qui se sont mandatés défenseurs du Burundi et qui parlent pour le pays, notamment sur whatsapp, ont été découragés. Ils ont invité le peuple burundais à ne pas avoir peur, car le pire est déjà passé.

GRACE-DIVINE GAHIMBARE, http://www.ppbdi.com

Publicités

4 commentaires sur “Amb NYAMITWE Willy: « Juin 2017 : le train de la déstabilisation du Burundi amorce sa vitesse de croisière»

  1. Si il y’a vraiment rien a cacher, pourquoi est ce que Nyamitwe ne laisse pas ces investigateurs de droit de l’homme venir voir de eux memes? C’est parcel qu’ils ont peur de ce qu’ils peuvent y trouver. Ce n’est pas un secret qu’au Burundi, si tu n’es pas du CNDD-FDD ou un sympathisant du parti, ta vie est constamment em danger. Que tu sois Hutu, Tutsi, ou Twa.

    J'aime

  2. Les chiens continueront à aboyer mais ça n’empêchera pas la caravane de continuer sa route. Ce n’est plus un secret, le problème du Burundi n’est pas le 3è mandat mais ceux qui sont nostalgiques du passé, ceux croient qu’il y a une éthnie créée pour dominer et d’autres pour servir ces seigneurs, oubliez le passé mes chers amis, les sindumuja et leurs suppots comme Luis Michel n’arriveront à rien, hégémonie hari kera.

    J'aime

    • Votre point de vue est en partie juste, mais très petite. Vous aussi, je vous demanderais de regarder plus loin, et de discerner le vrai problème des Africains.
      Il y a 2 blocs dans ce monde qui font course, pour s’accaparer des richesses sous sol des Africains, cad les matières premières. Hier et aujourd’hui, le Blocs Est qui est la Chine, la Russie, le Japon l’Inde etc…, ce bloc a été ennemie jure du Bloc Ouest.
      Au Burundi, nous avons des richesses sous sols qu’on nous avait cache. Aujourd’hui encore, le Congo de KABILA risque d’être exploite par les Chinois, au détriment des Occidentaux sous entendu les EUA. Croyez vous que ces blancs aiment les hutus ou les batutsis pour plaider leur cause? Ces blancs s’en foutent.
      Ces Occidentaux qui sont même auteurs de l’ethnisation et ces systèmes démocratiques de part le monde (DIVISER POUR RÉGNER), essayent de gagner au moins le Burundi, parce que le Congo de Kabila appartient aujourd’hui aux Chinois. Et le pouvoir en place comme vous le savez a donne ce marche d’exploitation des mines aux Chinois et Russes.
      L’Occident ne laissera pas comme ca cette Afrique a leurs rivaux de l »Orient, ils essaient de reccuperer le Burundi en passant par l’oposition. Au reste, lisez entre les ligne.

      J'aime

      • Arrete petit, le Congo est toujours aux Belges et Ouest (la majorite des contracts des mineraux). C’est Kagame numero un exporateur. Il y e a plusieurs troupes onusien… 2. japon et Inde SONT PAS bloc est, meme s’ils sont situe en Est.

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s