La pénurie de carburant persiste depuis plus d’un mois, le gouvernement continue de clamer que la situation est maitrisée

pénurie de carburantLa pénurie de carburant paralyse encore toutes les activités du pays surtout en Mairie de Bujumbura. Les fonctionnaires, les élèves et étudiants ainsi que d’autres employés sont toujours en retard chaque matin faute de bus. La pénurie de carburant a entrainé une hausse sensible des prix des denrées alimentaires, mettant davantage en difficultés les familles qui n’arrivent plus à nourrir leurs enfants. Entretemps, le gouvernement ne cesse de communiquer que la situation est « maitrisée ».

Parmi les conséquences du manque de carburant, il s’observe de longues files d’attente interminables depuis des semaines de personnes qui attendent les bus au parking près de l’ancien marché central de Bujumbura.

Les usagers des bus affirment qu’ils arrivent au service ou à l’école très tardivement, par manque de moyen de déplacement. De fait, ils sont aussi obligés de quitter le service avant l’heure pour aller s’aligner aux dits parkings, afin d’avoir les bus pour rentrer. Il en va de même pour les élèves constamment en retard à l’école.

Parmi les conséquences négatives de cette pénurie de carburant, les habitants de la ville de Bujumbura se plaignent de la hausse des prix des denrées alimentaires en provenance de l’intérieur du pays. C’est aussi le cas du charbon de chauffage utilisé en cuisine, dont le sac coûtait entre 30.000 et 35.000 francs mais qui vaut actuellement le double, soit 60.000 à 75.000 francs.

Aucune province épargnée par la pénurie

Le carburant de type essence est aussi très rare en province Ngozi, 3ème ville du pays. Les stations-services disent n’avoir plus de ce carburant dans leurs puits. Du côté des consommateurs, les chauffeurs du transport en commun se disent plus touchés par cette pénurie car travaillant à perte depuis un mois.

Selon eux, ils approvisionnent sur le marché noir où ils achètent le litre à 4.000 francs au lieu de 2.100 francs officiel.

« Une semaine vient de s’écouler depuis la dernière distribution de carburant. Comme on utilise beaucoup de carburant, on est obligé de s’approvisionner au marché noir à 4.000 francs le litre ; et là on doit faire le plein pour pouvoir travailler au moins 2 jours. Sinon, on peut passer 5 jours sans travailler. Les pompistes nous ont déjà dit de ne plus perdre notre temps dans des files d’attente en espérant avoir du carburant », témoigne un chauffeur de bus.

Suite à cet approvisionnement sur le marché noir, certains prix des denrées alimentaires qui nécessitent d’être transportés ont grimpé au grand désespoir des consommateurs.

« Les prix d’une province à une autre ne sont plus fixes. On fait du marchandage avec nos clients. Pour Ngozi-Kayanza, les clients payent 5.000 francs ; Ngozi-Bujumbura c’est 10.000 francs. Ce sont des clients qui se déplacent avec des marchandises notamment des denrées alimentaires. Ainsi, ils augmentent leurs prix suivant le ticket qu’ils ont payé », explique un autre transporteur.

Dans un communiqué sorti le 30 Mai 2017 par le directeur chargé de la gestion du carburant au ministère de l’Energie et mines, Daniel Mpitabakana a déclaré que la pénurie du carburant qui réapparaît cette semaine dans tout le pays sera « vite maîtrisée ». D’après lui, elle est due à un « problème technique lié au déchargement des camions ».

Les importateurs des produits pétroliers avouent par contre qu’ils ne savent pas du tout quand le problème sera résolu, et demandent plutôt au gouvernement de « cesser de mentir » qu’il y a une quantité suffisante de carburant, alors que ce n’est pas le cas.

jeudi, 01 juin 2017 06:16, http://www.rpa.bi

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Un commentaire sur “La pénurie de carburant persiste depuis plus d’un mois, le gouvernement continue de clamer que la situation est maitrisée

  1. Trois citations viennent à l’esprit face à cette descente en enfer. 1) L’homme d’Etat français Georges Clemenceau : « On peut tout faire avec une baïonnette sauf s’asseoir dessus ». Le triomphe militaire, policier et milicien est total mais à quoi juste ciel cela servira-t-il si le régime DD doit régner sur un champ de ruines. 2) Nos poètes nationaux Lion’s Story : « Intwaro si akazi ni ibanga » (Le pouvoir ce n’est pas un boulot mais une responsabilité) 3) Ma propre citation : « La ruine économique sera plus terrible que l’assouvissement de la haine contre la minorité honnie. La haine ne se mange pas, il n’y a que l’économie qui compte. It’s the economy stupid! proclamait Clinton. La paix et la concorde nationale sont des impératifs économiques avant d’être des valeurs morales. Nos alliés Interahamwe ont aussi refusé les Accords d’Arusha et la concorde nationale et ont tout perdu ».

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