L’UE débloque les arriérés des soldats burundais engagés dans l’Amisom

17759693_1375050625867232_7928674881823517575_nL’Union européenne a pris depuis le 15 mars 2016 des sanctions financières contre le Burundi, qui traverse depuis plus de deux ans une grave crise née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3e mandat controversé. L’UE avait donc décidé de suspendre dès cette date le paiement des salaires de quelque 5 500 soldats burundais engagés au sein de l’Amisom tant que cet argent passait par la Banque centrale du Burundi. Un bras de fer s’est engagé, Bujumbura a menacé de retirer ses troupes, les deuxièmes en importance, et il a reçu l’appui de l’Union africaine, qui chapeaute cette mission ainsi que des autres pays membres.

Finalement, un compromis a été trouvé, prévoyant notamment que ces salaires ne passeront plus par la Banque centrale, et l’UE vient donc de débloquer il y a quelques jours une partie de ces arriérés, plus d’une année après le début de ce bras de fer. De l’argent qui tombe au bon moment pour un pouvoir qui fait face à une grave crise socio-économique. Bujumbura exulte, mais a la victoire modeste.

Il s’agit de quelque 23 millions d’euros, une somme qui couvre les salaires de la période qui va du 15 mars au 30 septembre 2016, de l’argent remis comme convenu à l’Union africaine, qui l’a renvoyé à son tour dans une banque privée du Burundi, la Bancobu, il y a environ une semaine. Et c’est cette banque qui va se charger, conformément aux nouveaux accords entre les parties, de payer directement les soldats engagés au sein de la force africaine en Somalie.

Mais comme le prévoit la loi burundaise, toutes ces devises ont finalement atterri à la Banque centrale. Les soldats seront payés en francs burundais dans quelques jours. Il s’agit d’une manne inespérée qui tombe pile au bon moment car le Burundi manquait cruellement de devises pour s’approvisionner en produits pétroliers jusqu’ici, ce qui a entraîné depuis un mois une sévère pénurie d’essence et de gasoil qui paralyse totalement son économie.

Bujumbura s’est donc empressé de passer commande de ces produits pour 12 millions de dollars, de quoi tenir un peu plus d’un mois. L’Union européenne, elle, attend les autorités burundaises au tournant. « Ce qui compte pour nous, c’est que cet argent soit versé aux soldats burundais en totalité », prévient un diplomate européen. L’UE rappelle que désormais le gouvernement n’a plus le droit de prélever 20% sur chaque salaire de soldat burundais de l’Amisom comme il le faisait avant les sanctions.

le 24-05-2017 à 05:00, http://www.rfi.fr/afrique

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4 commentaires sur “L’UE débloque les arriérés des soldats burundais engagés dans l’Amisom

  1. « L’Union européenne, elle, attend les autorités burundaises au tournant. « Ce qui compte pour nous, c’est que cet argent soit versé aux soldats burundais en totalité », prévient un diplomate européen. L’UE rappelle que désormais le gouvernement n’a plus le droit de prélever 20% sur chaque salaire de soldat burundais de l’Amisom comme il le faisait avant les sanctions. »
    1)L’Union européenne, elle, attend les autorités burundaises au tournant. Pourquoi ?
    2) » L’UE rappelle que désormais le gouvernement n’a plus le droit de prélever 20% sur chaque salaire de soldat burundais de l’Amisom comme il le faisait avant les sanctions. » . Pourquoi ?
    Voici le principe :
    Si vous leur donnez un projet à réaliser ils vont s’aimer mais si vous leur donnez du riz à se partager ils vont s’entre-déchirer.
    1) Projet à réaliser: la sécurité en Somali: les performances des soldats burundais est un honneur pour le Burundi. Les militaires, les autorités, les burundais sont fiers pour cela. Ils vont s’aimer
    2) Le riz à se partager: ces salaires avec un chantage entre les soldats et les autorités ont pour but de provoquer la haine pour s’entre-déchirer.
    Nous avons à choisir entre deux choses: nous aimer ou nous entre-déchirer.

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  2. Le Burundi se fout de l’UE, les burundais ne sont pas morts malgré vos sanctions, le temps finira par vous montrer que vous aviez tort d’écouter les sindumuja. Beaucoup de pays africains sont dirigés par des criminels et les 3è mandats sont partout, pourquoi le Burundi? Vous n’avez à regarder que chez certains des voisins du Burundi!!!! Nkurunziza hutu voilà le problème des vrai sindumuja (car il y a aussi des faux) et de l’UE. Fini l’hégémonie.

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    • Et qu’est ce que prévoit la constitution et les accords d’Arusha?2 MANDATS ET PAS PLUS. Dire que chez certains voisins il n’y a pas de mandats limités ça ne suffit pas tant que leurs constitution le permette

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      • @Gisabo, c’est quoi Arusha selon toi? Dans quelques jours votre « arusha » va devenir le passé parce que vous l’avez mal utilisé, une nouvelle constitution est en cours d’élaboration et votre arusha ne figurera plus nulle part, que va faire l’UE? Va-t-elle attaquer le Burundi pour remettre en place l’Arusha? Les sindumuja étaient contre les accords d’Arusha lors de leur signature, par après ils sont devenus les grands défenseur des mêmes accords, quelle comédie! Toute chose a une fin et la crise créée par les sindumuja et leurs supporteurs étrangers va finir bientôt et les sindumujis resteront dans la honte d’avoir trahi leur propre pays et la peur de rentrer dans le pays surlequel ils ont essayé de chier sans succès.

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