L’opposition extraparlementaire salue les recommandations de la CAE pour la levée des sanctions européennes

Jacques Bigirimana, président de l'opposition extraparlementaire au BurundiL’Union des partis politiques de l’opposition extraparlementaire (UPPO) au Burundi a salué mardi les recommandations du 18ème sommet ordinaire de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) plaidant pour la « levée des sanctions » financières de l’Union Européenne (UE) contre le gouvernement burundais.

Cette prise de position « remarquable » de la CAE, « témoigne d’une grande maturité, de solidarité et d’unité entre les plus hautes autorités de cette Communauté », qui constitue un « exemple éloquent que cet esprit de solidarité doit être de mise chaque fois qu’un des Etats membres de cette organisation rencontre des difficultés », déclare un communiqué signé Jacques Bigirimana, président de l’opposition extraparlementaire au Burundi.

Le communiqué exhorte par ailleurs les pays occidentaux en général et l’UE en particulier, au « respect de cet appel » et à la « normalisation de leur relation avec le Burundi ».

La CAE regroupe six Etats, à savoir le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et le Soudan du Sud.

Le 20 mai dernier, à l’occasion d’un sommet de l’organisation sous-régionale, à Dar-Es-Salaam (capitale économique de Tanzanie), le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, médiateur en chef du processus externe du dialogue politique interburundais, a appelé l’UE à lever les sanctions contre l’administration burundaise, en vigueur depuis mi-mars 2016.

Le président Museveni a laissé entendre que la CAE rejette que l’UE ait pris des sanctions contre un Etat membre de cette communauté d’intégration régionale africaine sans avoir préalablement consulté les organes dirigeants de cette dernière, en l’occurrence les chefs d’Etat des pays membres.

L’UE avait décidé en mars 2016 de suspendre l’aide financière directe dont les appuis budgétaires à l’administration burundaise, en invoquant que celle-ci aurait violé l’Accord de Cotonou de 2000 liant les membres de l’UE à 77 pays du groupe ACP (Afrique-Caraibes-Pacifique) dont le Burundi fait partie, qui exige aux Etats partenaires le respect des principes démocratiques et de protection des droits humains.

Le gouvernement burundais a fustigé cette décision européenne qui, selon Bujumbura, prive « injustement » le peuple burundais de l’accès à cette aide financière internationale en ce qui concerne la satisfaction des besoins de première nécessité.

French.china.org.cn | le 23-05-2017

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