Vers la révision de certaines dispositions sur la presse afin d’accélérer le processus d’accès à la carte

Ramadhan KarengaCertaines dispositions réglementaires régissant la presse au Burundi vont bientôt être révisées afin d’accélérer le processus d’accès à la carte de la presse pour les professionnels des médias dans le pays, a annoncé mardi Ramadhan Karenga, président du Conseil national de la communication (CNC).

M. Karenga s’est ainsi exprimé lors d’une cérémonie dédiée à la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse commémorée le 3 mai de chaque année.

Il a souligné en effet que les lacunes existant au niveau des dispositions légales régissant les médias au Burundi, en l’occurrence celles portant sur la loi régissant la presse et la loi organique sur le CNC, n’ont permis à l’instance de régulation qu’est le CNC d’octroyer jusqu’ici, les cartes de presse aux professionnels des médias dans le pays.

Journaliste de profession et ex-ministre de l’Information sous le gouvernement du président Pierre Nkurunziza, M. Karenga n’a pas cependant pointé du doigt le genre d’innovations projetées dans un proche avenir sur les textes régissant la presse au Burundi pour que la délivrance de la carte de la presse, longtemps promise, puisse effectivement se matérialiser.

« Au Burundi, la situation actuelle rend très difficile les tâches dévolues aux policiers et aux autres acteurs publics en ce qui concerne la distinction du vrai journaliste d’un intrus à la profession journalistique », a-t-il fait remarquer.

Toutefois, M. Karenga a interpellé les forces de sécurité burundaises, de garder sans cesse à l’esprit que les journalistes, dans l’exercice de leur profession, ont droit à la sécurité de leur personne et de leur matériel.

Il a saisi l’occasion pour dévoiler qu’au quotidien, le CNC, en tant qu’organe de régulation des médias, est confronté à d’immenses défis.

Sur ce, il a cité notamment la difficulté de réguler les médias en ligne et les réseaux sociaux suite au manque d’équipements appropriés et d’un cadre réglementaire adéquat qui exposent aux dérapages certains opérateurs de ce nouveau mode de communication.

Les médias burundais font aussi face à un « défi financier de taille », dans la mesure où la culture d’insertion publicitaire reste encore à l’état embryonnaire particulièrement au niveau de la presse écrite, avec entre autres comme impact négatif, la modicité des titres de journaux écrits dans le paysage médiatique burundais, a-t-il insisté.

Car, a-t-il renchéri, en dépit de l’existence d’un fonds public destiné à assister les organes de presse et de communication, les ressources financières disponibles issues des dotations étatiques restent encore insuffisantes, alors que les appuis des bailleurs de fonds traditionnels ne se sont pas encore matérialisés sur le terrain médiatique du pays.

French.china.org.cn |le 03-05-2017

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