Journée mondiale de la liberté de presse ? Ou journée nationale de la réunification de la famille journalistique ?

arton57983Entre les deux, je ne sais pas ce qui sera célébré dans les heures qui vont suivre.

Les années précédentes, nous avons organisé des marches pour réclamer la libération de nos confrères, la révision de la loi régissant la presse etc…Que ferons-nous demain ?

Je souhaite que la journée de demain 03 mai 2017 soit une occasion de passer au peigne fin ce que disent les statuts régissant l’Union Burundaise des Journalistes (UBJ) en sigle pour avoir une compréhension commune. Oui, nous le savons, les présidences des organes dirigeants de la presse ont toujours constitué une proie rêvée pour certains journalistes assoiffés d’argent des bailleurs et autres avantages, notamment les missions à l’étranger. Ce qui veut dire que jeter l’éponge équivaut à tuer la poule aux œufs d’or.

Les journalistes ont une mission très importante, celle de chercher l’information, de la décrypter afin de permettre aux consommateurs de bien la comprendre, ils peuvent même anticiper l’avenir, paraître parfois comme des donneurs de leçons. Mais, parfois nous oublions qu’il nous arrive de faire le contraire de ce que nous disons. C’est le cas de certains journalistes qui se trouvent à la tête des organes dirigeants de la presse sans mandats valides depuis 2014, et qui ont curieusement été les champions dans l’interprétation de la Constitution en ce qui concerne les mandats présidentiels, en lieu et place de la cour constitutionnelle. Je cite ici la présidence de l’UBJ détenue par Alexandre Niyungeko depuis plus de 7 ans, mais qui est malheureusement pour le moment suspendue par le ministère de l’intérieur à cause des agissements de ce dernier, agissements qui ne devraient engager que lui même. l’Observatoire de la Presse Burundais (OPB) par Innocent Muhozi, qui dirigent ces organisations à distance, la Maison de la Presse par Denise Mugugu depuis plusieurs années , etc….Et pourquoi cette prise en otage ? Pourquoi ne veulent-ils pas lâcher prise ? Pourquoi cherchent-ils à s’éterniser à la tête de ces organisations ? Qu’est ce qui manque pour qu’ils soient remplacés ? Il faudra que toutes ces questions soient au centre des échanges de demain.

Un autre sujet très important qu’il faudra aborder est l’évaluation de la presse burundaise. Savoir d’où, nous venons où nous en sommes et où, nous allons. D’aucuns savent plus que d’un titre que la presse burundaise est rongée par des divisions. Elle est divisée en pro et anti- pouvoir et la guerre froide a toujours tenu lieu de relation entre les deux blocs. C’est fort malheureux de constater que le mercenariat et le militantisme aient pris la place du professionnalisme depuis le retour du multipartisme et la tenue des élections de 1993 et celles qui ont suivi . Il y’a donc grand-chose à faire. Il s’agit d’un travail d’hercule, difficile mais pas impossible.

Bonne fête à tous les professionnels des médias

Vive la liberté de la presse !!!

Alain Desire Karorero

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