1er mai sous la thématique: «S’atteler au travail, comme source du développement de nos familles et du pays»

18193906_10208498980211935_939423586959890774_nChaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale du travail et des travailleurs. Et cette année, le Burundi célèbre cette journée sous la thématique : « S’atteler au travail, comme source du développement de nos familles et du pays ». Dans la municipalité de Bujumbura, les cérémonies marquant cette journée ont été rehaussées par la présence du Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo.

Elles ont débuté par un défilé qui a été effectué par de nombreux travailleurs et représentants des travailleurs et employeurs des secteurs public et privé ainsi que ceux des différentes associations œuvrant dans la municipalité de Bujumbura. Après le défilé, les cérémonies se sont poursuivies par des discours prononcés par certaines autorités du pays.

Dans son mot d’accueil, Freddy Mbonimpa, maire de la vile de Bujumbura, a d’abord souhaité la bonne fête à tous les habitants de la capitale burundaise et aux différents invités qui étaient venus rehausser de leur présence ces cérémonies en général et au Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, en particulier. M. Mbonimpa a fait remarquer que cette fête est célébrée au moment où la paix et la sécurité règnent sur toute l’étendue de la capitale burundaise, où les habitants de Bujumbura se présentent sur le lieu de travail sans encombre. « Donc, c’est une occasion propice de passer en revue ce que nous avons accompli afin de corriger là où nous n’avons pas bien travaillé mais aussi de redoubler d’efforts là où nous avons bien travaillé », a insisté M. Mbonimpa. Ce dernier a terminé en remerciant très vivement le Premier vice-président de la Républiquede s’être joint à la population de la municipalité de Bujumbura dans la célébration de cette fête.

Une bonne collaboration entre l’employé et l’employeur s’avère nécessaire pour améliorer le rendement

Quant à Tharcisse Gahungu, représentant la Confédération des syndicats du Burundi, il a affirmé qu’aucun développement n’est possible quand l’employé et l’employeur ne sont pas en étroite collaboration. M. Gahungu est également revenu sur certaines causes pouvant entraîner la mauvaise cohabitation entre les employés et les employeurs. A cela, il a cité certaines mesures qui ont été prises par le gouvernement et qui accordent des avantages à certains groupes de travailleurs. « Nous demandons au gouvernement de respecter le statut des fonctionnaires, surtout chaque fois quand il s’agit de prendre certaines mesures afin d’éviter toutes sortes de mésententes entre les travailleurs », a mentionné M. Gahungu.

En ce qui concerne la privatisation des entreprises publiques, M. Gahungu a demandé au gouvernement d’y mettre une attention particulière parce que c’est une situation qui peut créer beaucoup de problèmes. A cela, M. Gahungu a signalé le cas des employés de l’Office national des télécommunications (Onatel), qui ont été licenciés et qui, actuellement, n’ont plus de quoi à faire jusqu’aujourd’hui. Pour ce qui est de la multiplication des emplois pour les jeunes, M. Gahungu insiste sur la disponibilisation des moyens suffisants au niveau de l’Office burundais de la main-d’œuvre et de l’emploi (OBEM) afin de favoriser les études de recherche sur les emplois disponibles dans tous les secteurs de la vie du pays.

« Il faut également que le gouvernement mette en place un fonds destiné aux lauréats de l’enseignement à divers niveaux afin de les aider dans la création de leurs propres entreprises», a précisé M. Gahungu. Ce dernier a terminé tout en demandant avec insistance au gouvernement de faire tout son possible afin de voir comment libérer les étudiants de l’Ecole normale supérieure (ENS) et de l’Université du Burundi qui ont été dernièrement emprisonnés ; mais aussi de faire réintégrer ceux qui ont été renvoyés afin qu’ils puissent continuer les études avec les autres.

« Privilégier les opérateurs économiques visant le développement de notre pays »

Le président de l’Association des employeurs du Burundi (AEB), Salvator Nahimana, a affirmé que dans le but de mettre en place la politique nationale du Burundi visant la multiplication de l’emploi, l’OBEM doit d’abord faire les statistiques des emplois disponibles dans les secteurs public et privé afin de répondre au souci de l’adéquation entre la formation et l’emploi. « Il n’y a pas de développement sans électricité. Et le Burundi dispose certaines ressources pour développer ce secteur. Il s’agit entre autres des rivières, des lacs et du soleil. Alors, nous demandons au gouvernement du Burundi de toujours privilégier les opérateurs économiques qui viendront pour investir dans ce secteur, qui est le socle de tout développement », a insisté M. Nahimana.

Faire le rétrospective pour s’évaluer

Dans son discours de circonstance, le Premier vice président de la République, Gaston Sindimwo, a indiqué que la célébration de la fête du travail est une occasion de faire une rétrospection de ce qu’on a réalisé antérieurement afin de corriger là où l’on n’a pas bien travaillé, mais également de redoubler d’effort là où on a bien travaillé pour améliorer le rendement. «Chacun de nous doit comprendre l’honneur d’être appelé travailleur pour que nous puissions aimer le travail et l’exercer à la satisfaction de nos employeurs », a beaucoup interpellé M. Sindimwo, tout en signalant que le développement de nos familles et du pays ne proviendra que du travail. M. Sindimwo a informé que la fête du travail est célébrée au moment où la sécurité est totale sur tout le territoire du pays. Et cela résulte d’un travail constant des comités mixtes de sécurité au niveau de tout le pays.

En matière de multiplication d’emplois pour les jeunes, M. Sindimwo a signalé que 2 407 jeunes chômeurs ont été enregistrés au sein de l’OBEM. Et parmi ces derniers, deux cent soixante-dix ont été embauchés dans les différents secteurs et cent quatre-vingt ont reçu une formation professionnelle. « Il faut également que les institutions bancaires puissent aider dans le développement de notre pays, plus précisément en investissant dans les secteurs comme l’éducation, la santé, l’environnement, le sport et dans la lutte contre la pauvreté », a interpellé M. Sindimwo. Ce dernier a terminé son discours en promettant que, concernant les doléances exposées par les représentants des syndicats, le gouvernement est prêt pour leur mise en application, mais en privilégiant le dialogue.

Avit NDAYIRAJE & Vincent MBONIHANKUYE, http://www.ppbdi.com

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Un commentaire sur “1er mai sous la thématique: «S’atteler au travail, comme source du développement de nos familles et du pays»

  1. Comment peut-on s’atteler au travail alors que les Imburakimazi (Imbonera) et leurs patrons vous tuent ou vous rançonnent sans arrêt?

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