L’Assemblée nationale refuse d’accorder l’immunité aux personnalités impliquées dans la tentative de coup d’Etat

18222374_1664190586927658_5478951726466982003_nL’Assemblée nationale a « rejeté » la demande adressée au chef d’Etat burundais Pierre Nkurunziza, pour accorder l’immunité à « certaines personnalités poursuivies par la justice pour leurs rôles-clés » dans la tentative de putsch du mai 2015, a déclaré vendredi à Bujumbura le député Pascal Nyabenda, président de cette chambre basse du parlement bicaméral burundais.

Le 13 mai 2015, alors que le président Nkurunziza se trouvait à Dar-Es-Salaam (Tanzanie) pour un sommet des chefs d’Etat de la Communauté Est-Africaine (CEA), un groupe d’officiers généraux et supérieurs issus de la Force de Défense Nationale (FDN) et de la Police Nationale du Burundi (PNB), ont organisé à Bujumbura une tentative de coup d’Etat, déjoué deux jours après.

« Certes, sur le plan du dialogue interburundais, l’Assemblée nationale burundaise réitère son soutien à la médiation de la CEA. Conformément à la résolution 2248 du Conseil de Sécurité de l’ONU, ce dialogue ne concerne que les acteurs qui aspirent à la paix », a précisé M. Nyabenda au cours de son mot de clôture de la session parlementaire ordinaire de février 2017.

Le 27 février dernier, l’ex-président tanzanien Benjamin Mkapa, facilitateur adjoint dans le dialogue politique interburundais piloté sous l’égide de la CEA, a écrit au président Nkurunziza pour lui demander « d’accorder une immunité » aux personnalités poursuivies en justice pour leur implication dans le coup d’Etat manqué de mai 2015.

Pour l’ex-président Mkapa, l’octroi d’une amnistie aux présumés putschistes, permettrait de donner un coup d’accélérateur à ce dialogue dont un accord politique est attendu d’ici fin juin prochain.

Fin mars dernier, par le biais de son porte-parole Jean-Claude Karerwa, le président Nkurunziza a indiqué qu’il n’avait pas les prérogatives de « dessaisir la justice les personnes poursuivies non encore condamnées ».

L’Assemblée nationale du Burundi, a poursuivi M.Nyabenda, rappelle qu’une telle décision (octroi d’immunité), « ne relève pas du ressort de l’exécutif, mais plutôt du législatif ».

De plus, a insisté M. Nyabenda, cette immunité serait injuste puisque la plupart des complices des présumés putschistes, ont déjà été condamnés par la justice et purgent leurs peines.

Pour lui, l’idéal serait que ceux qui sont toujours en liberté à l’étranger, soient extradés au Burundi pour répondre de leurs actes devant la justice, afin de décourager le recours à la force pour accéder au pouvoir.

« Cette mauvaise pratique a divisé et endeuillé la Nation à maintes reprises depuis l’accession du Burundi à l’indépendance en 1962 », a-t-il insisté.

Le 12 avril dernier à Bujumbura dans un café de presse, l’ambassadeur Willy Nyamitwe, conseiller principal chargé des questions de Presse, Information et Communication (PIC) à la présidence burundaise, a déclaré que le gouvernement serait disposé à « faire un pas de plus en avant vers de nouvelles concessions à l’opposition » dans un élan de donner un coup d’accélérateur au dialogue politique interburundais, notant néanmoins une « ligne rouge » en la matière.

« En aucun moment, le gouvernement burundais n’ira pas à la rencontre des gens qui sont poursuivis par la justice…Ces personnes doivent être arrêtées et déférées devant les instances judiciaires pour répondre de leurs forfaits », a-t-il martelé.

French.china.org.cn | le 28-04-2017

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Un commentaire sur “L’Assemblée nationale refuse d’accorder l’immunité aux personnalités impliquées dans la tentative de coup d’Etat

  1. Monsieur Nyabenda,
    Vous devriez comprendre que le facilitateur MKPA a bien compris que l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Gouvernement actuels sont les résultats d’un putsch anticonstitutionnel organisé par le Président NKURUNZIZA. En effet, selon l’article 7 point 3 de l’ACCORD D’ARUSHA POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION AU BURUNDI ARUSHA du 28 AOUT 2000, il est écrit et je cite : « Il (le Président de la république) est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels. » Et selon la LOI N°1/ 010 DU 18 MARS 2005 PORTANT PROMULGATION DE LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI, il est bien écrit á l’Article 96 et je cite : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. » La seule différence entre le Général NIYOMBARE et le Président NKURUNZIZA est que le premier a échoué et le second a réussi. C’est pourquoi le facilitateur vous a proposé d`accepter les négociations avec les putschistes du 13 mai 2015 sinon la paix n’est pas pour demain au Burundi. Mais si la communauté de l`Afrique de l`Est imposait l`embargo au Burundi comme il l`avait fait pour le Président Buyoya, tous ces gens de l`A.N, Sénat et Gouvernement pourraient comprendre la situation actuelle du citoyen burundais (famine, insécurité, maladie sans médicaments, lendemain incertain, etc.).

    L’IMPORTANT EST CE QUE JE DIS MAIS PAS MOI. C’EST POURQUOI JE VOUS DEMANDE DE LAISSER PASSER CE MESSAGE SVP.

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