Le Burundi soutient le report du sommet de la CEA au mois de mai

000_Par8171788_0Le Burundi « s’accommode bien » à une récente proposition du Kenya sur le report du 18ème sommet de la Communauté Est-Africaine (CEA, East Africaine Community) au 20 mai prochain à Dar-Es-Salaam, en Tanzanie, a réagi jeudi à Bujumbura Jean Rigi, secrétaire permanent au ministère burundais à la Présidence chargé des Affaires de la CEA.

A ce jour, la CEA est composé de six Etats, à savoir le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie qui en ont été fondateurs en 2000, le Burundi et le Rwanda qui l’ont rejoint en 2007, ainsi que le Soudan du Sud dont l’adhésion récente remonte à l’an 2016.

Le 21 avril dernier, le gouvernement kenyan a envoyé au secrétaire général de la CEA (dont le siège est basé à Arusha au nord de la Tanzanie), Libérat Bapfumukeko, une correspondance demandant un second report du 18ème sommet ordinaire de la CEA à la date du 20 mai.

Cette correspondance a réservé une copie aux secrétaires permanents des ministères en charge des Affaires de la CEA dans les cinq autres (Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda et Soudan du Sud) pays membres de l’organisation régionale.

« Le gouvernement burundais comprend bel et bien la pertinence de la proposition du gouvernement kenyan, portant proposition d’un nouveau report du 18ème sommet ordinaire de la CEA particulièrement en cette période où il est en train d’organiser un évènement de grande envergure au plan national et d’enjeu majeur, à savoir les élections kenyanes au niveau national », a expliqué M. Rigi.

Par ailleurs, M. Rigi a affirmé que comme les élections constituent un enjeu majeur pour tout pays en général et « particulièrement pour un pays frère comme le Kenya, le Burundi ne peut que s’y accommoder comme il l’a toujours fait en pareille circonstance ».

Auparavant, le 11 avril dernier, le gouvernement kenyan avait invoqué un « agenda chargé » du président Kenyatta pour proposer au secrétariat général de la CEA, un 1er report de ce sommet au 10 mai prochain alors qu’il était prévu au 28 avril.

Le 19 février dernier à Arusha, William Benjamin Mkapa, ancien chef d’Etat tanzanien et co-facilitateur régional du processus externe du dialogue politique interburundais placé sous l’égide de la CEA, a déclaré dans son mot de clôture de la 3ème session de ce dialogue organisé du 16 au 18 février à Arusha (nord de la Tanzanie), qu’il allait communiquer au prochain sommet de la CEA, les « éléments qui font obstruction » à ce processus de paix.

M. Mkapa s’est gardé cependant de citer nominativement ces éléments, tout en plaidant pour un consensus politique burundais sur la nécessité, de « ne pas réviser la constitution, jusqu’à ce que la situation soit stabilisée au Burundi ».

French.china.org.cn | le 27-04-2017

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