Burundi: «Un pouvoir qui semble uni»

33990823445_e1a213b4f5_zLe Burundi est dans l’impasse. Deux ans jour pour jour après le début d’une grave crise politique, née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, l’économie est en récession : 1/4 de la population a un besoin urgent d’aide humanitaire et le pays fait face à une grave épidémie de paludisme. Depuis deux ans, les violences ont fait entre 500 à 2000 victimes selon l’ONU et les ONG et poussés plus de 400 000 personnes à l’exil, et le dialogue inter burundais de sortie de crise est totalement en panne.

Notre invité, le professeur belge Filip Reyntjens, spécialiste du Burundi, nous explique pourquoi.

« Le pays est dans l’impasse dans le sens où il fait l’objet de sanctions et que ces sanctions ont un effet pas seulement sur l’ensemble de la population mais  même sur les élites urbaines sur lesquelles -en partie- repose d’ailleurs le pouvoir. Mais malgré tout cela, il y a également un air de normalité, entretenu par le pouvoir et qui dit en substance, qu’il n’y a pas de crise au Burundi. Ce qui lui permet, malgré que la situation se dégrade de plus en plus, permet au pouvoir de résister à toute tentative d’exercer une pression sur lui.   

Le président Nkurunziza a décidé juste après la tentative de coup d’Etat de dire qu’il n’y a pas de crise dans le pays mais aussi de dire que personne n’a le droit de s’ingérer dans les affaires internes du Burundi, ni la communauté internationale (l’ONU), ni l’Union africaine, ni l’organisation régionale (…).

…On voit un pouvoir qui semble, je dis bien, semble soudé face à une opposition politico-militaire qui ne l’est pas et cela renforce le pouvoir. »

Tout le monde semble avoir les yeux braqués sur  le prochain le sommet des chefs de la région. Que faut-il en attendre ?

« On peut espérer que les chefs d’Etat de la région  tentent d’exercer une influence, des pressions je ne le pense pas… On a vu par le passé que Nkurunziza n’a pas envie d’écouter les bons conseils et si cela se limite à de bons conseils, alors on n’avancera pas…

 La prochaine échéance, c’est évidemment les prochaines élections. ON voit déjà se dessiner un amendement constitutionnel, notamment au sujet de la limitation du nombre de mandats présidentiels ce qui permettra au président de briguer un nouveau mandat en 2020. Mais je n’exclus pas la possibilité dans la ligne d’une longue tradition burundaise, d’une révolution au palais à l’intérieur du CNDD – FDD où certains dirigeants de leur parti verraient que leurs intérêts sont de plus en plus menacés par la politique pratiquée par Nkurunziza et qui décideraient de le renverser de et de le remplacer par quelqu’un d’autre. »

mardi 25 avril 2017, Esdras Ndikumana, http://www.rfi.fr/emission
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8 commentaires sur “Burundi: «Un pouvoir qui semble uni»

  1. 1) »Deux ans jour pour jour après le début d’une grave crise politique, née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat »
    Honetement êtes-vous sûr que la crise burundaise vient du « 3ème mandat » ? A part ce mandat il n’y avait aucune possibilité de crise au Burundi ? Et les crises antérieures ont-elles été causées par les mandats ?
    2) » Le pays est dans l’impasse dans le sens où il fait l’objet de sanctions »
    Justement les sanctions ont pour but de mettre le pays dans l’impasse.
    3) « Le président Nkurunziza a décidé juste après la tentative de coup d’Etat de dire qu’il n’y a pas de crise dans le pays mais aussi de dire que personne n’a le droit de s’ingérer dans les affaires internes du Burundi, ni la communauté internationale (l’ONU), ni l’Union africaine, ni l’organisation régionale (…). »
    Est-ce le Président Nkurunziza qui a décidé la non ingérence dans les affaires internes d’un pays ou c’est valable pour tous les pays ?
    4) »On voit un pouvoir qui semble, je dis bien, semble soudé face à une opposition politico-militaire qui ne l’est pas et cela renforce le pouvoir. » »
    S’il n’était pas soudé, comment pourrait-il tenir debout pendant deux ans avec tous ces assauts ?
    5) »On a vu par le passé que Nkurunziza n’a pas envie d’écouter les bons conseils et si cela se limite à de bons conseils, alors on n’avancera pas… »
    Les bons conseils c’est ce qui vous arrange ?
    Et pour avancer vers l’impasse et la destruction totale du Burundi il faut d’autres pressions et sanctions pour faire accepter les bons conseils ?
    Comment pouvez-vous sanctionner quelqu’un par le fait qu’il n’accepte pas vos conseils ?
    Vous ne pouvez sanctionner quelqu’un que quand il refuse de se soumettre à vos ordres.
    Le Burundi est donc sanctionné parce qu’il se soumet pas aux ordres de ceux qui l’ont sanctionné.
    Les mandats ne sont que des prétextes .
    Il n’y a aucune logique dans ce qu’on dit sur le Burundi. Il n’y a que des contradictions sur contradictions.

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    • Monsieur Ntahitangiye, appeler le chat par son nom, est-ce que le Burundi avance ou plutôt recule? Sans se cacher la figure, il recule lamentablement et c’est très dommage. C’est avec des gens qui raisonnent comme toi qu’on restera dans la misère. Certainement que tu es dans la clique des tyrans qui sucent le sang du petit peuple qui n’ont plus à manger par manque de pouvoir d’achat aggravé par le mauvais climat.
      – calamité de famine dans pas mal de provinces;
      – épidémies;
      – chaines aux stations d’essence par manque de carburant;
      – manque de sucre dont le kg coûte 4000fbu alors qu’il coûtait 1200fbu en 12015, haricots, farines riz….
      – tueries et disparition des personnes.
      Une clique mafieuse de tyrans qui gouverne le pays sans âmes et sans vision aucune. Tu crois que vous allez progresser quand vous thésaurisez dans le béton (belles villas) l’argent que vous détournez = c’est improductif et à une certaine période vous risquerez de ne pas avoir des locataires et vous allez vous entretuer comme vous l’avez déjà commencer avec votre membre Honorable NTASANO victime de son contrat avec l’agence onusienne.. Et je dis bien « Attendez, vous allez subir de votre mauvaise politique ».
      Conseil:
      – Prions Jésus Christ notre sauveur en suivant son exemple;
      – Appliquons la politique de Mandela ou du Ghanéen Jerry ou de Sankara;
      – Bannissons la politique de népotisme et machiavélique;
      – Détournement= tolérance zéro
      – Cessons d’aller dans des croisades évangéliques organisées par le Président qui se changent en croisades de débauche
      Tout ça c’est une malédiction que la clique tyrannique apporte à notre Cher Pays.
      Si vous n’êtes pas maudits de naissance, changer, il n’y a que des Imbéciles qui ne changent pas.

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      • Monsieur Bazohinyuka,

        Mon intervention est essentiellement des questions, si les questions d’un maudit de naissance et imbécile vous chauffent la tête, il y a un problème.

        Vous devriez laisser le professeur belge Filip Reyntjens, spécialiste du Burundi répondre à mes questions.

        Votre langage montre ce que vous êtes. Je peux vous assurer que vous ne connaissez ni Dieu ni Jésus Christ dont vous parlez. Vous avez besoin de vous repentir ,d’être sauvé et changer de langage.

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    • Monsieur Ntahitangiye
      ces gens là ne sont pas dupes, ils savent ce qu’ils font. mais malheureusement leurs analyses in vitro les déconnectent de la réalité du monde actuelle, moi je me demande souvent sur les méthodologies de leurs analyses. ces mêmes professeurs nous enseignent à l’Université les méthodologies de recherche, est-ce qu’ils pratiquent leurs enseignements dans leurs analyses?? mais je dirai qu’ils se permettent de raconter du n’importe quoi et voilà pourquoi leurs analyses suscitent toujours des questionnements puisqu’elles ne reflètent pas la réalité. Moi je me dis toujours que quand tous ces analystes atteindront leurs 80 ans et qu’ils reliront leurs publications, une idée leur viendra en tête: « est il possible de retirer ça de la bibliothèque? » je pense que ça ne sera pas possible, les paroles s’envolent mais les écrits restent.
      Leur rôle n’est pas de jouer de la politique, mais d’enrichir la réflexion et de nourrir des pensées universelles de démocratie et des droits de l’homme.
      Les journalistes eux font leur travail d’informer et/ou de désinformer l’opinion, les analystes doivent être vigilants pour ne pas être roulés dans la farine et discréditer leurs œuvres.

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    • Ntahitangiye, souviens-toi que Quand Jésus a trouvé les pharisiens et autres avaient transformé le Temple en marché de pigeons, de tabacs, d’ânes…. il les a dispersé et les a chassé tous pour que le Temple de Dieu reste le lieu uniquement de CULTE, alors tu veux qu’un tyran soit appelé FIDÈLE, mais plutôt, il faut qu’il change de comportement pour qu’on l’appelle SAGE.

      Un tueur c’est un tueur et c’est son vrai nom = le nom de Nkurunziza.

      Amen.

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  2. Uni ou pas, ce ne sont pas ces bonnes paroles qui vont fléchir ce tyran de Bujumbura, certes une opposition soudaine est nécessaire mais sans la prière, elle n’aura jamais gain de cause car la clique de NKURUNZIZA est téléguidée par des esprits sataniques, diaboliques et démoniaques. Alors, il faut un combat de feu contre le feu (satanique – Divin).
    Sinon vous allez vieillir sans rien atteindre.

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    • Les experts sur le Burundi et la région des grands lacs doivent tous changer de disquette.
      Cher Filip R., je vous connais depuis plus de trente ans. Le jour où vous apprendrez à parler de façon équitable pour la vie des Burundais sans discrimination (Hutus, Tutsi, Batwa) , vos analyses seront crédibles.
      Louis Michel est resté le colon qui veut piller les richesses de la région jusqu’au dernier souffle de sa vie.
      Les experts et les chercheurs belges ajustent leurs analyses et réflexions à la volonté des pilleurs de l’Afrique et des cabinets ministériels de Bruxelles. Malheur aux Belges qui n’évoluent pas. Où étiez-vous en 1972, en 1988, en 1993 quand les politiciens proches de l’Occident ont décapité la démocratie?
      Twarabahinyuye… Abishe Lumumba, Rwagasore, Sankara, Ndadaye, Kabila na Samora Machel twarabamenye.

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