Un caporal de la garde de présidentielle plus puissant que des officiers commandants d’unités

17498623_1775699679415137_3583540468935545699_nAPC Claude Nijimbere alias « Matwi’, un caporal de la garde de Nkurunziza plus puissant que des officiers commandants d’unités.

Il est caporal, dans la police on dit APC. Son surnom est très connu: « Matwi » (les oreilles). Officiellement, c’est un simple agent de la police nationale (Matricule 03214) affecté à l’API (Appui à la Protection des Institutions) ou la version police de la garde présidentielle. Mais ce n’est pas qu’un caporal. A sa disposition, il a, du moins jusque très récemment, une camionnette pick-up et une garde d’au-moins six policiers. Parfois aussi, une moto et une voiture TI partagés avec des membres d’une équipe constitué en véritable escadron de la mort. Jusque très récemment, il avait loué une belle villa au chic quartier de Kigobe, non loin des bureaux de l’ANSS. Une aisance matérielle et financière, surtout une puissance, que lui envient des officiers. Il est également craint: son nom a été cité dans de nombreux crimes d’assassinats, de disparitions forcées, d’exécutions extra-judiciaires. Particulièrement dans l’assassinat de Zedi Feruzi et de la famille du journaliste Christophe Nkezabahizi. Son seul alter ego, dans le crime et dans la proximité avec Pierre Nkurunziza, s’appelle BPP1 Jonas Ndabirinde (Matricule BPN 1503). Nous reviendrons bientôt sur ce deuxième cas.

Le 08 mars 2017, nous avons été nombreux a être bouleversés par le témoignage de A.N., une jeune fille dont le père a été enlevé de chez lui, par des policiers, le 17 décembre 2015 à 19h30 et n’a jamais été retrouvé. Deux mois plus tard, le soir du 06 février 2016 alors qu’elle rentrait des cours du soir, la fille a été enlevée à son tour par les même policiers qui l’ont droguée et violée pendant trois jours. Violée par trois policers pendant trois jours tout en apprenant qu’elle allait mourir comme son père. Jetée dans la rue et laissée pour morte, elle a été reconnue par un taximan qui l’a ramenée à la maison le 20 février 2017. Traumatisée, réfugiée et soignée au Rwanda, A.N. a mis au monde un enfant issu de ce viol.

 » ils étaient trois policiers policiers, mais un d’eux était en uniforme et les deux autres en tenues civiles. Ils nous ont commandé d’ouvrir la porte, faute de quoi ils allaient ouvrir le feu. Ma mère ne voulait pas ouvrir, mais mon père nous a ordonné d’ouvrir pour éviter la mort de ses enfants. Ils nous ont dit qu’ils cherchaient mon père et qu’ils le rameneraient…. Ma mère a tenté de résister, mais en vain. Ils l’ont amené et ils n’est jamais revenu. (…)

C’est en février [2006] qu’on m’a enlevée à mon tour en rentrant de l’école. J’étudiais en 9ème année [c’est-à-dire trois ans après l’école primaire]. Après la disparition de mon père, nous avions déménagé à la 10ème avenue de Buyenzi. Alors que je rentrais de l’étude du soir et que j’essayais de traverser la route au niveau du Foyer [de la Charité], j’ai vu une camionnette stopper devant moi et j’ai essayé de la contourner par derrière, on m’a attrappée et enlevée. Ils m’ont mise dans la camionnette et m’ont bandé les yeux. Arrivés dans leur maison, ils m’ont enlevé le bandeau et ils ont enlevé leurs cagoules. J’ai reconnu le quartier, c’était à Kigobe, près de l’endroit où les séropositifs récupèrent leurs médicaments [ANSS]. Ils se sont drogués, ils m’ont fait boire de l’alcool et m’ont fait des piqûres avec une seringue. (…) Ils m’ont violée pendant trois jour dans cette maison, chacun à son tour. J’ai pu reconnître un des trois, celui qui avait arrêté mon père. En me violant, il disait qu’il voulait que je retrouve mon père dans la tombe, c’est à ce moment que j’ai su que mon papa était mort. (…)

Ils m’ont violée jusqu’à ce je perde connaissance. Je ne sais pas comment je suis retournée à la maison (…). Quand j’ai repris conscience, ma mère venait de me ramener de l’hôpital. Puis, nous avons fui en province, parce que ma mère était recherchée à son tour. (…) Ma mère s’est arrangée pour me trouver discrètement des documents de voyage et je me suis enfuie au Rwanda. (…) Dès que je suis arrivée ici, j’ai raconté mon histoire au HCR et aux organisations de droits de l’homme. Ils m’ont amenée au centre de dépistage: je n’avais pas le SIDA, mais j’étais enceinte. »

Témoignage à retrouver sur https://www.youtube.com/watch…

Qui est le père de cet enfant? Est-ce le « tout puissant » Caporal Claude Nijimbere? Est-ce l’APC Samson Nzohabonimana qui promettait à la victime de retrouver son père dans la tombe? Est-ce le troisième policier dont nous n’avons pas encore le nom?

Entretemps, Caporal Claude Nijimbere continue à gambader gaillardemment au palais de Nkurunziza, sous des airs de Rambo, parfois dans cette tenue inconnue de l’armée et de la police burundaise. Parce qu’il appartient à une autre armée parallèle, celle où les grades militaires n’ont aucun sens, là où compte seulement la fidelité à Nkurunziza et la férocité dans le crime. Oui s’il est caporal dans la police nationale, il est probablement général dans l’escadron de la mort au service de Pierre Nkurunziza. Jusque quand?

Pacifique Nininahazwe

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13 commentaires sur “Un caporal de la garde de présidentielle plus puissant que des officiers commandants d’unités

  1. Les réactions à cet article prouvent la gravité de la crise burundaise. Nous sommes un peuple sans aucune notion d’humanité. Comment pouvons-nous vivre encore ensemble ? Des gens éduqués, des officiers supérieurs qui ont porté le béret des Nations Unies, des hommes politiques aux plus hauts échelons, cautionnent et ordonnent la commission d’atrocités sur des innocents, femmes et enfants. Il n’existe pas de souffrances ethniques mais des souffrances humaines!!! Le sort de la minorité tutsie depuis 50 ans est d’être massacré à la machette, au feu et au gourdin. La lutte pour la survie de cette minorité qui n’a pas le droit à la vie dans le pays de ses ancêtres a été de croire qu’elle devait survivre en massacrant des innocents de la majorité comme elle se fait massacrer elle-même. Pour la première fois depuis l’indépendance, la minorité n’a plus les moyens de participer à l’équilibre de la terreur après le démantèlement de l’armée de Mandela qui croyait pouvoir protéger la minorité avec une armée à 50% tutsis. Sans oublier la trahison vénale de l’UPRONA qui a livré au régime DD la minorité poings et mains liés. Il faudrait choisir la paix par réalisme stratégique et impératif économique. Comme je le dis souvent: la ruine économique sera pire que l’assouvissement de la haine contre la minorité tutsie.

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  2. Je plains ceux qui commettent des crimes pareils tout en se croyant intouchable, ils devraient voir ce qui s’est passé dans d’autres pays ayant connu l’instabilité, les criminels finissent traqués et pendu par la justice!

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  3. Tous ces gens cités par Pacifique seront demain tués et retrouvés dans des lacs, rivières ou au bord des routes.Comme d’habitude et comme par hasard, il est toujours le premier à indiquer les lieux où les cadavres ont été retrouvés.Il ne dit jamais qui tue ces innocents.Il croit cachée,à sa manière, les auteurs de ces ignobles assassinats.

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  4. Ce qui m’étonne et me fait mal très mal est la virulence et la determination de mettre en question cet article juste à cause de celui qui l’a écrit. Je croyais que pour des gens encore normaux après lecture de cet article serait d’avoir des frissons et avoir honte que de tels actes sont commis au Burundi au 21eme siècle! Sinon penser d’abord au montage en critiquant des erreurs de frappes, …etc. ne montrent qu’il y’a des gens qui sont devenus insensibles au Burundi et c’est cela ce qui font perpétrer les atrocités dans ce pays.

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  5. ce Pacifik est vraiment criminel, attention à ces policiers cités par ce criminel c’est qu’ils sont dans son cran de mur, alertez au plus vite ces policiers innocents ceux qui se rappellent du cas du feu Darius IKUrakure. pauvre pacifik

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  6. Il me semble que les incohérences qui se trouvent dans ce fameux texte le rend nul et incorrect. Pacifique devrait savoir que les gens ne sont pas duppes. Le mensonge dont il est l’auteur le décrédilise même pour le reste de ses écrits.

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  7. Attention!!Quand Pacifique Nininahazwe sort des articles pareils,c’est qu’il prépare leurs assassinats.C’est du déjà vu contre Darius Ikurakure!Abantu mwavuzwe muriyi article mube magabo bariko bapanga kubica kuko uyu mu type Pacifique Nininahazwe ni umwicanyi wumu terroriste

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  8. Ces violeurs tueurs n’ont rien à voir avec NKURUNZIZA, c’est pas bon de tout mélanger.
    Et si quequ’un puisse aider pour que ces malfaiteurs soient formellement identifiés, c’est certain qu’ils seront exemplairement punis.

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  9. De normal, de tels propos sont des fabrications qui semblent provenir des mêmes qui ont à tour de rôle endeuillé le Burundi et qui voudraient faire de tous les partisans du pouvoir des bêtes à abattre. Le problème c’est le complot international qui donne l’aval à ce genre de distillation de haine ignirant les graves problèmes qu’entraine une telle campagne de ramassis de médisance.

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  10. Oh Pacifique, tu es toujours vivant? Tu avais complètement disparu et tu réapparais avec cette histoire montée comme tu l’as fais toujours. Moi ce qui m’étonne c’est comment la fille dont Nininahazwe nous raconte l’histoire a été violée en 2016 et en 2006 (dans le texte [2006]) toujours par les mêmes policiers! Son enfant serait agé respectivement de 11 ans [2006] ou de 1 mois (fevrier 2017)!!!!! A moins que ça soit un miracle ça serait du jamais vu, quelqu’un qui a deux âges diffénts (dédoublement de la personnalité???). La fille a été droguée avant d’être violée et elle a reconnu ses violeurs ainsi que leurs noms et prénoms hhhhh!!!! Dans la politique/espionnage on appelle ça de l’intoxication et on connait que c’est la méthode favorite de ce cher Nininahazwe: salir quelqu’un pour arriver à ses fins!!!! Pacifique, il faut reconnaitre que Nkurunziza a été plus malin que vous et autres sindumuja, je ne suis pas son supporteur mais je ne suis pas le votre non plus (ta fuite en laissant les jeunes sous les balles m’a fait réflechir sur qui tu es: un lâche). Tes mensonges ne feront qu’accélerer ta descente en enfer sans espoir de retour au Burundi. Il faut le dire, tu es jaloux et rancunier de ces Matwi et autres policiers/militaires qui ont su protéger leur patron Nkurunziza alors que toi tu te cache chez les blancs. Je ne peux jamais oublier comment tu accélerer les jeunes pour aller à la mort alors que tu étais caché derrière ton clavier et postant des histoires vides sur le facebook. Cette histoire montre que tu es désespéré, tu devrais avoir honte de toi et demander pardon à tous les burundais toi le sans échec en carton.

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  11. Monsieur Pacifique, tu penses que nous ignorons la signification de cet étiquetage des gens? De quelle autorité tu prononces des jugements contre des « criminels ». Une telle propagande haineuse contre ses concitoyens est non plus non moins un crime contre l’humanité, prélude à un génocide. Et si c’est fait par « un défenseur des droits de l’homme »… Vous risquez de trahir vos maitres…
    Si j’étais toi, je m’assierais et demanderais humblement pardon à toute cette jeunesse dont tu as condamné la vie par les drogues, les leures et n’importe quelle distraction au lieu de continuer à les voiler les yeux du corps et du coeur..

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  12. Je ne sais pas si l’information donnée est très bien documentée parce que ces « policiers » mériteraient un châtiment exemplairement pour tous parents.

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