Et si Gaston Sindimwo avait raison ? (par Sanzabihore Audifax)

17309547_1605563219457062_5543465803931003138_nJe viens de lire l’article intitulé OPINION – Commentaire proposé à Iwacu à la suite des propos de Gaston Sindimwo signé Athanase Karayenga.

Sans pour autant être l’avocat du diable du premier vice-président du Burundi, permettez-moi aussi de faire un commentaire.

Athanase Karayenga  commence par douter qu’actuellement il n’y a pas la paix et la sécurité au Burundi. Je ne souhaiterais pas faire des polémiques à ce sujet. Toutefois, dans l’avenir, je voudrais inviter Athanase Karayenga à faire des débats objectifs,  intellectuels, honnêtes et surtout sincères.

Il est vrai qu’à partir du mois d’avril 2015, jusqu’à la fin du mois de décembre 2015, il y a eu un malaise social qui a occasionné la mort des fils et filles du pays.  Dans cet article, je ne voudrais pas m’aventurer à établir les responsabilités des uns et des autres. Ce n’est même pas l’objet de la thématique du jour.

Néanmoins, refuser qu’il n’y a pas la paix en ce moment au Burundi, c’est tout simplement grave et inacceptable. Le gouvernement du Burundi ne demande pas à l’ONU que de reconnaitre tout simplement  qu’il y a des progrès remarquables en matière de paix et de sécurité au Burundi.

Ce n’est même pas le gouvernement qui le dit. C’est un fait réel et tangible qui est constaté par plusieurs diplomates à Bujumbura, par la médiation sous régionale, par la plupart des médias burundais et même la majorité de la population burundaise….

Seulement, lorsqu’un pays traverse une crise profonde comme celle que vient de traverser le Burundi, il reste des séquelles. Mais, est ce que cela devrait servir d’alibi pour les détracteurs de Bujumbura pour dire que rien ne va au Burundi ? J’en doute fortement. Le gouvernement burundais devrait plutôt être félicité pour avoir maitrisé la situation en si peu de temps.

Combien de pays passent plusieurs décennies dans la guerre civile ? Au lieu d’ajouter le feu sur l’huile, l’ONU devrait aider le gouvernement du Burundi à normaliser la situation.  Et cela passe d’abord par remarquer les progrès réalisés.

Les quelques tueries que l’on observe encore dans le pays, ce ne sont que quelques poches de résistances qui ne veulent pas déposer leurs armes. Dans le jargon militaire l’on dit que le feu attire le feu. Le Burundi ne fait pas exception  à cette règle. Lorsque les malfaiteurs tentent de déstabiliser le pays, le gouvernement du Burundi n’a d’autres choix que de faire recours à la force pour les désarmer. C’est peut-être cela que l’ONU appelle « bavures » ou autres qualificatifs que je me réserve de citer ici.

Ainsi, lorsque Gaston Sindimwo invite l’ONU à rapatrier son personnel au Burundi, c’est tout simplement parce que l’eau semble avoir débordé le vase. En effet, la plupart des fonctionnaires des Nations Unies au Burundi ne veulent pas se rendre à l’évidence que le Burundi fait des progrès, après la tempête.

C’est cela donc que le gouvernement du Burundi, en l’occurrence le premier vice-président trouve inacceptable. En pareilles circonstances, tout Etat responsable et qui se respecte doit prendre ses responsabilités. Il revient donc à l’ONU d’apprécier s’il doit continuer à salir l’image du Burundi ou pas.

En principe, lorsqu’il y a un tel malaise, au lieu de s’en prendre aux autorités burundaises, l’ONU devrait envoyer un émissaire à Bujumbura pour discuter et échanger avec les autorités burundaises sur la manière de trouver une solution qui satisfasse les deux parties.

C’est le seul et unique moyen de régler ce genre de malentendu. Mais, écouter des gens qui sont à la recherche probablement des emplois au sein du système des Nations Unies ne faira qu’aggraver la situation.

Ce qui est certain, aucun pays au monde ne peut pas accepter que l’on puisse dénaturer son histoire. Le Burundi ne fait pas exception ! Si elles veulent réellement le Burundi à s’en sortir,  les Nations unies devraient se ressaisir. Le Burundi a tellement souffert, depuis son indépendance. Ce n’est pas en aggravant la situation que l’ONU va avoir une crédibilité au Burundi.

Inutile de rappeler que les Nations unies ont lamentablement échoué dans plusieurs coins du monde notamment en Lybie, en Syrie, en Somalie, en Irak, etc….parce que justement la plupart de ses fonctionnaires ne font que dénaturer les faits.

Le premier vice-président du Burundi ne demande au secrétaire général de l’ONU que de lui trouver d’autres fonctionnaires susceptibles de rapporter fidèlement les faits. Aussi simple que cela !  En principe, il ne devrait même pas y avoir des polémiques

Je me réserve le droit de commenter les bassesses et autres insultes que je trouve dans le commentaire d’Athanase Karayenga à l’endroit de Gaston Sindimwo.

Sanzabihore Audifax

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