Réunion d’évaluation de la sécurité sur toute l’étendue nationale

aaaaUne note de 96% a été encore octroyée à la quadrilogie

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a animé le mardi 7 mars 2017, une réunion d’évaluation de la sécurité. La réunion a été tenue à Mukoni, en commune et province de Muyinga. Il s’agissait d’évaluer l’état de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, mais aussi la mise en application des recommandations formulées lors des dernières réunions, surtout celle tenue à Ntamba, en province de Bubanza, le 16 décembre 2016. Le chef de l’Etat a prodigué pas mal de conseils aux administratifs pour le développement de notre pays et pour le bien de la population burundaise en général.

Selon le porte-parole adjoint du président de la République, Jean-Claude Karerwa Ndenzako, après le mot de bienvenue du gouverneur de la province de Muyinga, Aline Manirabarusha, la parole a été donnée aux représentants de la police nationale, de l’armée, du ministère public et de la Cour Suprême qui ont été complétés par les ministres de tutelle respectifs. Ces autorités ont rapporté qu’il y a des phénomènes qui constituent des menaces à la sécurité et convergent vers le sabotage économique. Il s’agit notamment de l’extraction et la commercialisation illégales des minerais ; la dévalisation de temps en temps des banques et microfinances, souvent avec la complicité des responsables ou des employés de ces institutions ; des rapports diffamatoires qui sont produits contre le Burundi dans le souci d’empêcher les investisseurs ou les opérateurs économiques de venir exercer au Burundi mais aussi de freiner la croissance économique du Burundi, etc.

Des bandes de malfaiteurs ont été démantelées

Selon M. Karerwa, à côté de ces phénomènes, les intervenants ont aussi signalé la recrudescence des accidents de roulage, des armes à feu détenues illégalement par certaines personnes, du trafic des êtres humains, des boissons prohibées et des stupéfiants. Des cas de fraude ont également été signalés, mais aussi des délinquants et des criminels. Il a été signalé que les délinquants et les criminels qui sont appréhendés au moment où ils étaient en train de commettre des forfaits sont soit arrêtés, soit traduits devant la justice. Ces intervenants ont aussi fait état de destruction de plusieurs bandes armées qui ont été démantelées au cours des trois derniers mois chaque fois qu’elles se manifestent. Ils se sont également réjouis de la bonne collaboration tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays parce qu’en plus de la collaboration entre la quadrilogie, il y a aussi une bonne collaboration entre les autorités du Burundi et les autorités des pays limitrophes du Burundi.

Au cours de cette réunion, le procureur général de la République a plaidé pour la construction d’un établissement pénitentiaire capable de bien encadrer les condamnés les plus dangereux pour juguler les cas d’évasion, a indiqué M. Karerwa . Il a été appuyé en cela par le ministre de la Justice et ils ont été soutenus par le président de la République. Les ministres ont aussi pris la parole tour à tour pour donner des conseils et des orientations.

Les réalisations de la quadrilogie sont satisfaisantes

D’après toujours M. Karerwa, le président de la République a manifesté sa satisfaction par rapport aux réalisations de la quadrilogie et, partant, il l’a félicitée pour le travail abattu au cours des trois derniers mois. Le père de la nation a également observé que la résistance et la résilience du peuple burundais a fait que le Burundi a poursuivi son ascension à cimenter sa place dans le concert des nations. Selon lui, en dépit des rapports accablants, le monde sait bel et bien que le Burundi regorge d’hommes et de femmes de grandeur physique et morale et que, malgré ces rapports-là, il y a de bonnes choses qui se font au Burundi, en témoigne la contribution du Burundi à assurer la paix et la sécurité dans le monde.

Le numéro un burundais, a souligné M. Karerwa, dit que les résolutions, les déclarations et les mesures injustes pourraient être prises à l’encontre du Burundi sur base de ces rapports calomnieux et diffamatoires qu’on a relevés, mais que, du moment que Dieu est du côté des Burundais, tous les agissements contre le Burundi resteront lettre morte. Ainsi, cette réunion a été une occasion pour le chef de l’Etat de recommander à tous les Burundais en général et aux responsables en particulier de fournir des efforts supplémentaires pour faire preuve de créativité, d’inventivité et d’innovation, surtout dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage, du commerce et dans d’autres domaines susceptibles de promouvoir la croissance économique. Il a aussi plaidé pour une solidarité locale, parce que c’est celle-ci et un travail assidu qui vont contribuer à vaincre la disette qui s’observe au Burundi ces derniers jours.

Une mise en garde a été faite

Réagissant contre les actes de sabotage économique, le numéro un burundais a formulé une mise en garde à l’intention des gestionnaires des institutions de microfinance, des postes, mais aussi des banques parce que, a-t-il insisté, cet argent ne leur appartient pas, mais plutôt c’est de l’argent qui est épargné par la population et qui doit être géré en bon père de famille. Il a ainsi demandé aux administratifs de sensibiliser la population à veiller sur leur épargne.

Le chef de l’Etat n’a pas manqué de donner des conseils sur la protection de l’environnement. Il a demandé à chaque commune de planter un minimum de cinquante hectares d’arbres. Parlant de l’avancement de la campagne de moralisation de la société qui a été lancée récemment à Bujumbura, il a appelé les Burundais à se défaire des aides parce que cette dépendance fait que les gens ne retroussent pas les manches pour travailler afin d’atteindre leur autosuffisance économique. Le père de la nation a également lancé un appel à l’élite burundaise à se montrer plus intellectuelle que diplômée. Il demande aux diplômés de mettre leurs connaissances à l’édification d’une société, à promouvoir l’économie nationale mais aussi à aider les Burundais à se défaire de l’emprise coloniale tout en regrettant les théories qui ont été gobées, enseignées par les impérialistes, mais qui continuent à endeuiller le Burundi jusqu’aujourd’hui.

Renouer avec la notion de la famille

Parlant des cas de délinquance, a souligné M. Karerwa, le président de la République a insisté sur le fait que le phénomène des enfants de la rue devrait disparaître, dans la mesure où ces enfants appartiennent à des familles, et s’ils n’ont pas de familles restreintes, ils appartiennent tout de même à des familles élargies qui devraient fournir des efforts pour les encadrer. Il a interpellé tout le monde à faire de son mieux pour qu’on ne parle plus de ces enfants dans l’avenir.

Quant à la campagne de moralisation de la société, le chef de l’Etat demande aux Burundais de renouer avec la notion de la famille plutôt que d’accepter d’appartenir à trois groupes ethniques, une simplification qui nous a été imposée par les colons, mais qui, au lieu de simplifier la vie du Burundi, crée beaucoup des complications. Il a donné un exemple de quelqu’un du clan d’Abahanza provenant d’un secteur de Cibitoke qui pouvait se rencontrer avec quelqu’un qui vient de Rutana, Kayanza et de Bubanza et cela pourrait contribuer à cimenter l’unité des Burundais.

Le président de la République n’a pas manqué de réagir sur les cas de récidivistes qui ont bénéficié de la grâce présidentielle de la fin de l’année, en demandant aux administratifs d’enregistrer de tels cas dans les bases de données pour faire en sorte que, si l’un ou l’autre jour une grâce présidentielle est encore décrétée, ces gens-là ne puissent pas en bénéficier. Le chef de l’Etat a aussi demandé à ce que les biens des gens qui ont fui le pays ne soient pas vendus. Il a averti que personne n’a le droit de les acheter parce que ces gens-là vont un jour retourner au Burundi et ils auront besoin d’être réinsérés dans leurs biens.

Un bloc indestructible pour faire face à tous les défis

Selon M. Karerwa, le chef de l’Etat a conclu sa série de conseils en demandant aux administratifs en général de contribuer aux activités de la Commission vérité et réconciliation (CVR), car insiste-t-il, c’est cette commission qui va permette aux Burundais de renouer avec la paix et la sécurité une fois pour toutes. Il demande aussi de constituer un bloc indestructible pour faire face à tous les défis qui pourraient survenir. Selon lui, il faut qu’au moins une fois par trimestre, il puisse y avoir une activité de collecte des denrées alimentaires et vestimentaires pour les vulnérables du Burundi en général. Le président de la République a, par après, accordé une note à la quadrilogie, une note qui n’a pas changé, qui reste de 96%, a conclu M. Karerwa.

Après cette réunion, le chef de l’Etat a visité le stade moderne en cours de construction au chef-lieu de la province de Kirundo. Les activités de cette journée ont été clôturées par un match opposant deux équipes des Batwa des collines Buye de la zone Buye, Lion star et Gitasi de la zone Mwumba, Kayuki FC. Le match s’est soldé sur cinq buts à zéro en faveur de l’équipe de Buye. Les équipes ont bénéficié chacune d’une chèvre octroyée par le chef de l’Etat.

Astère Nduwamungu, http://www.ppbdi.com

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