Le Burundi recevra bientôt 40 millions de dollars de l’IDA pour financer les filets sociaux

11392990_100982323576814_2784262620907391295_nLe Burundi recevra bientôt un don de l’Association internationale de développement (IDA, filiale de la Banque mondiale), d’un montant de 40 millions de dollars pour soutenir sa politique nationale de filets sociaux, apprend-on lundi à Bujumbura du ministre burundais des Affaires sociales, Martin Nivyabandi.

« L’enjeu majeur ici pour le gouvernement burundais, est de concrétiser son engagement sur la lutte contre la pauvreté, en faisant la promotion d’une politique de soutien aux populations vulnérables, via des transferts monétaires réguliers et prévisibles aux ménages vivant en situation d’extrême pauvreté afin qu’elles aient accès aux services sociaux de base », a précisé dans un point de presse le ministre Nivyabandi.

Ce projet, a-t-il ajouté, qui couvrira pour sa première phase les provinces de Ruyigi (est), de Karusi (centre), de Gitega (centre) et de Kayanza (nord), vise également à promouvoir l’auto-développement des populations cibles.

Le 15 février, le gouvernement burundais réuni en Conseil des ministres, a adopté le projet de loi portant sur la ratification, par la république du Burundi, d’un accord de financement ad hoc signé le 12 janvier dernier avec l’IDA, pour appuyer un projet d’appui aux filets sociaux connu sous le vocable burundais de « MERANKABANDI » (Sois comme les autres).

M. Nivyabandi a expliqué que ce projet sera exécuté dans le cadre de la réalisation des objectifs assignés à la « Vision Burundi 2025 » et au troisième millénaire, à travers les « Objectifs du développement durable », qui, selon l’Organisation des Nations unies, seront atteints au cours de l’échéance 2015-2030.

Selon l’Institut des statistiques et des études économiques du Burundi (ISTEEBU), en 2015, le taux moyen de la pauvreté monétaire individuelle était estimé à 64,6% dans le pays, ce qui signifie que deux Burundais sur trois sont pauvres.

Par ailleurs, les experts de l’ISTEEBU ont relevé que la profondeur de la pauvreté est aussi importante avec 21,8% au niveau des ménages et 25,1% au niveau individuel, ce qui traduit l’éloignement des pauvres par rapport au seuil de pauvreté monétaire.

Ainsi, recommandent-ils, il faudrait arriver à un transfert monétaire moyen de 160.000 FBU par an et par équivalent adulte aux populations vulnérables burundaises, pour les ramener à hauteur du seuil de pauvreté.

French.china.org.cn |  le 21-02-2017

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