2017-Journal d’un Patriote: Arusha, les obstacles et les responsabilités

2017 : JOURNAL D’UN PATRIOTE
ARUSHA
LES OBSTACLES ET LES RESPONSABILITÉS.

arusha_arrivee-politiciens-burundais-dnt-nyangomaARUSHA ET LES FORCES DU MAL BURUNDAIS

Arusha est une belle ville avec un beau climat. Arusha, pour toutes ces femmes, tous ces hommes, jeunes et vieux qui sont morts en manifestant pacifiquement pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, était-il synonyme de Nirvana ? Soit, la délivrance et la vertu contre les forces du mal burundais.

Arusha, pour nos « éléphants » politiques, est leur 1ère destination touristique. On appelle Éléphant tout homme qui occupe un poste politique depuis de très nombreuses années ou monopolise tous les postes politiques au détriment d’une nouvelle génération qui aurait des idées moins archaïques.

Arusha, pour nos Indacrates (ventriotes) est le but ultime d’une vie politique réussie. Un Indacrate est un politique qui s’accommode de ce qui fait leur petitesse, leur avidité ! Comble de l’hypocrisie, un Indacrate peut également être une personne de la société civile ou de la diaspora, du monde des médias ou des forces de l’ordre. Un Indacrate, c’est cette femme ou cet homme qui n’ose pas critiquer ce qui doit être critiqué ou n’ose pas parler vrai, croyant ce faisant, devenir le bon élève pour approcher le (rêve du) Pouvoir.

Arusha, la ville Safari, est pour la Tanzanie une occasion d’asseoir son pouvoir au sein de l’East African Community. Sauf qu’Arusha, la capitale de l’EAC a, aujourd’hui, la fâcheuse réputation d’avoir été consacrée essentiellement la capitale des élus (des partis politiques) à recycler ou le paradis des hauts fonctionnaires indéboulonnables avec des avantages ahurissants. Arusha est la ville des nantis du Politique de la sous-région où culmine, à la fois, le Mont Kilimandjaro et la juste mesure de l’inertie politique tourmentée par des intérêts financiers.

LEVER LES OBSTACLES

A tout seigneur tout honneur, il se trouve que le hasard a permis que l’actuel Secrétaire général de l’EAC soit le représentant du Gouvernement contesté du Burundi.  Majestueusement assis sur son trône d’Arusha, il supervise la gestion administrative et financière du Dialogue Inter burundais tout en sabotant sa mise en œuvre partiale. Cette proximité enivrante trace un axe imperturbable qui relie le régime illégal et le Facilitateur Mkapa, grâce à la présence et à la transparence du représentant bienveillant et aimant du Gouvernement illégitime du Burundi.

En clair, l’environnement politico-administratif d’Arusha pollue le dialogue Inter burundais. Face à cette confusion politico-institutionnelle sous régionale, l’exigence de la confiance et de l’intégrité consisterait à réduire les influences réciproques. Bien qu’Arusha semble pour certains être une ville fabuleuse, nos blessures institutionnelles et politiques peuvent sereinement être pansées à Entebbe ou Dar-Es-Salam, voire partout ailleurs, dans la sous-région.

De même, il appartient à la facilitation d’analyser, profondément, les origines de la crise politique pour distinguer les éléphants, les indacrates et les acteurs clés sans être dictée par une quelconque décision d’une justice tendancieuse et fanatique.

De facto, il appartient à la facilitation de ne pas tomber dans le piège de nos Indacrates qui prétendent souvent s’indigner en ignorant souvent leurs contre-sens, en parlant beaucoup avec habileté sans parler avec consistance… et en faisant le plus de croche-pieds possibles. Car, l’indacrate est un loup qui veille à assurer sa sécurité pour pouvoir bien évoluer et c’est maintenant qu’il va devenir dangereux.

Tout comme nos éléphants sont persuadés que les vieilles recettes et la légitimité traditionnelle résoudront l’actuelle crise. Au pire, on rajoutera un zéro et la transaction sera résolue.

En somme, il nous appartient à tous de prendre en compte la crédibilité des acteurs et leurs capacités à influer positivement sur la résolution de la crise burundaise. Sans crier à l’imposture, on peut s’interroger sur la pertinence des acteurs invités à Arusha. Car, près de deux décennies plus tard, certains Politiques analysent, encore, le processus de négociation et de sortie crise à reculons… S’inscrire dans cette logique, c’est là qu’il y a absurdité et folie actuelle ! 

FOURBERIE ET RESPONSABILITÉS 

En règle générale, le dialogue politique est continu, interactif et il évolue tout au long du conflit politique. Pour ce faire, il appartient à la facilitation de conduire les parties prenantes à comprendre les positions et les intérêts de tous les partenaires en fournissant des conseils basés sur des informations factuelles. Ainsi, la facilitation doit aider les parties à faire des choix éclairés en leur fournissant une information à la mesure des enjeux, basée sur une analyse indépendante.

Il est vrai que la souffrance du citoyen est réelle mais l’évoquer dans ce cadre-là n’a rien d’original ; il y a comme un brin d’hypocrisie. Car, quand on est respectueux de la souffrance d’un peuple, on ne l’insulte pas en évoquant sa faim et sa misère sans balayer le spectre des véritables causes qui ont provoqué son supplice.

N’oublions jamais qu’en mastiquant et en décapitant une partie de l’armée, Nkurunziza et ses sbires ont commis une faute grave qui ne permet plus de concevoir le dialogue politique sans prendre en compte l’état sécuritaire du pays. C’est un fait reconnu : le régime de Bujumbura a rompu unilatéralement la voie de paix en prônant une confrontation armée. De manière effective, ce régime a complètement rompu son contrat social avec le peuple burundais.

Donc, pour résoudre valablement cette crise, les acteurs clés doivent clairement repérer les symptômes pour préconiser des remèdes et des préventions. Et la première tâche qui se présente est d’évoquer le sort de Nkurunziza puisque la responsabilité de la situation actuelle et de celle qui s’annonce reposent sur ses épaules Feindre d’ignorer ce que l’on sait, c’est là qu’il y a fourberie !

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