Ligala de Fous « Chez Mkapa » à Arusha (saison II): Le chien Mujeri s’invite à la ligala

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Le chien Mujeri s’invite à la ligala

Ce lundi midi, le vol « Precision Air » reliant Nairobi à Dar Es Salam a fait son escale quotidienne à l’aéroport international de Kilimandjaro qui dessert la ville d’Arusha. Cette ville plaisante et tranquille est surplombée par une magnifique chaîne de hautes montagnes dominée par le mont Méru. Sans doute des volcans éteints qui s’inscrivent dans la continuité géographique du célèbre et sublime Mont Kilimandjaro. Arusha, en l’an 3000, on peut rêver, pourrait devenir la capitale de la « République Fédérale du Kilimandjaro » ou « Kilimandjaro Federal Republic » regroupant les Etats composant l’actuelle « Communauté de l’Afrique de l’Est ». Si seulement les politiques de la région étaient visionnaires et ambitieux !

Deux passagers, en provenance de Bujumbura, un homme, une femme, débarquent à « Kilimandjaro Airport », visiblement heureux et détendus. L’homme tient un chien en laisse. Un fait exceptionnel pour un Burundais de voyager avec son chien comme les Blancs. Tout arrive au Burundi finalement !

Ces envoyés spéciaux du « troisième règne céleste » ont pour mission de calmer les débats dans la ligala « Chez Mkapa ». A la fin de la dernière séance, celle-ci était devenue une pétaudière explosive. Les chefs de sectes burundaises de Fous, en conclave pendant une semaine, avaient failli se découper à la machette. Une violente altercation entre le chef de la secte burundaise des Fous de Rage et celui des Fous de Dieu avait mis le feu aux poudres. Au secours la médiation !

La délégation arrive donc en renfort à la ligala de Fous « Chez Mkapa ». Elle comprend le chef de la secte burundaise des Fous Dédémba – les Fous qui racontent n’importe quoi, Mme Ka-Vache Folle ou Petite Vache Folle chargée de perpétuer l’injustice et l’impunité au service du « troisième règne céleste » et enfin Mujeri, un chien famélique et galeux dont le nom, M’Pita Bavuma, veut dire en « français facile nocturne » de RFI : « Tout le monde me maudit sur mon passage ». Ce sobriquet constitue, à lui tout seul, un indicateur politique éclairant sur l’atmosphère délétère qui règne au Burundi.

La récupération des bagages du chef de la secte burundaise des Fous Dédémba et leur chargement sur un camion de marque Fousso pour les emmener à l’hôtel Meru d’Arusha où logent les chefs de sectes burundaises de Fous, a pris énormément de temps. La quantité des bagages de Fou Dédémba rappelle étrangement celle des bagages d’Idi Amin Dada débarquant à Khartoum. L’ancien dictateur et chef de l’Etat ougandais venait participer à un sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1977 ou 1978. A vérifier l’année et la date exactes de ce sommet dans les archives de l’Union Africaine !

Pendant une heure environ, le personnel de service du complexe hôtelier de luxe où Idi Amin Dada était hébergé a entreposé des régimes de bananes dans la suite du président ougandais.  Des journalistes qui couvraient ce sommet de l’OUA ont assisté, médusés et amusés, à cette scène burlesque. Idi Amin Dada prenait ses précautions. Pendant deux jours, la durée du sommet de l’OUA, il ne pouvait se passer de la délicieuse purée de banane, matoke, composante indispensable et incontournable du menu quotidien des Ougandais.

Cette histoire des bananes d’Idi Amin Dada au sommet de l’OUA à Khartoum est authentique.  Même les sceptiques peuvent en rigoler à gorge déployée sans risque de tomber dans le piège d’une « fake news » à la mode. Pas besoin de « fact checking », non plus, car elle ne constitue pas « une vérité alternative » comme les adore le nouveau Vizir visionnaire de Washington. Cette anecdote démontre juste que certains chefs d’Etat africains sont soucieux de ne se priver de rien. Même quand ils sont en déplacement pour quelques heures. Quitte à tomber dans le ridicule le plus grotesque.

Réel… approuverait Pierre Nkurunziza. Pita pour les intimes. Pour rappel, le roi du « troisième règne céleste » ponctuait ses galéjades sur le cannibalisme des Nanga-Yivuza de sa région natale de Ngozi avec ce mot magique sensé donner de la crédibilité à ses blagues d’un humour de dixième niveau sous la mer. Pita espérait amuser la galerie au cours de la Croisade des Fous de Dieu organisée à Rutana à la fin de 2016. Peine perdue !

Mais revenons à nos moutons, au sommet des chefs de sectes burundaises de Fous organisé dans la ligala « Chez Mkapa » à Arusha.

Les bagages de Fou Dédémba comprenaient plusieurs sacs de farine de manioc, l’aliment fétiche de sa secte. Faisaient également partie des bagages de Fou Dédémba des sacs de buswage, une boule de pâte compacte obtenue en trempant, pendant plusieurs jours, des tubercules de manioc dans l’eau remplissant une auge en bois et ensuite en pillant ce manioc ramolli dans un mortier.  Le buswage que les Burundais appellent ironiquement « le fromage » est servi avec de la viande et une sauce épicée. Il est généralement présenté emballé dans des feuilles de bananiers flétries à la flamme du feu de bois. Délicieux !

En raison de son mode de fabrication, et par dérision, les Burundais ont donné au buswage le surnom de « ndindamahiri », « celui qui résiste aux coups de massues ». En un sens, le buswage, au Burundi, constitue le symbole de toutes les victimes du « troisième règne céleste ». Les pauvres ! Battues comme plâtre, elles sont ensuite trainées devant un tribunal de juges cyniques comme récemment à Muyinga après l’attaque surréaliste de la caserne militaire de Mukoni.

Ni d’une ni de deux, ces magistrats sans cœur ont jugé et condamné, au terme d’une séance ubuesque, des soldats issus de la minorité et dont un vomissait du sang au moment de la comparution devant le tribunal. Verdict : 30 ans de prison et une forte amende ! Pour punir des crimes imaginaires dont les accusait le « troisième règne céleste », quelle sévérité d’une justice expéditive ! Immonde ! A gerber ! Inimaginable !

Fou Dédémba trimbalait également des caisses de la fameuse bière burundaise, la « Haine-Ken » si prisée et consommée sans modération par les nouveaux riches burundais. Des parvenus ventrus et souvent des caciques du « troisième règne céleste ». Ces consommateurs voraces arrosent des kilos de brochettes de viande de « mbuzi », de chèvre, avec ce breuvage national. Cette boisson alcoolisée permet d’ailleurs « au troisième règne céleste » de survivre, vaille que vaille, avec quelques rentrées financières qu’il soutire du peuple impécunieux sous forme de taxes et d’impôts divers.

Avec sa cargaison de produits pour voyageur VIP fortuné, le chef de la secte burundaise de Fous Dédémba pourrait tenir le siège d’une troisième guerre mondiale. Qui a déjà commencé au Burundi d’ailleurs !  Le « troisième règne céleste » a anticipé l’apocalypse global annoncé, à Rutana à la fin de 2016, par Pierre Nkurunziza. Pour rappel, Dieu enverra prochainement un feu purificateur, a-t-il affirmé sans rire. Et la  terre tremblera à cause du Burundi. Amen. Alléluia !

Tout à fait incidemment, à quoi reconnaît-on, au Burundi, un homme ou une femme qui a réussi sa carrière politique, un privilégié du « troisième règne céleste » qui devient, ipso facto, grand buveur de « Haine-Ken » devant l’éternel ?

Réponse. A distance, on ne sait jamais s’il marche vers vous ou s’il s’éloigne. Tellement le volume de son fessier et de sa bedaine est impressionnant. Plusieurs hommes au ventre proéminent, membres de la secte des Fous Dédémba et serviteurs zélés du « troisième règne céleste », ne se voient d’ailleurs plus pisser selon l’expression consacrée. Ils se gonflent d’importance, de fatuité et d’arrogance ! Suivez mon regard vers l’Assemblée nationale ! Entre autres !

Enfin, les bagages de Fou Dédémba, comptaient aussi des caisses métalliques contenant des boîtes de conserve de sauce tomate. Les douaniers tanzaniens pensaient qu’il s’agissait de provisions alimentaires produites par l’usine de conditionnement des tomates de Cibitoke. Ah les naïfs ! Celle-ci n’a jamais fonctionné malgré les promesses du « troisième règne céleste ». Alors c’est quoi ?

Dans la salle d’accueil des arrivées à l’aéroport de Kilimandjaro, les mauvaises langues averties chuchotaient, à voix basse évidemment, que ces boîtes énigmatiques étaient, en réalité, remplies de matières fécales. C’est, semble-t-il, une tradition chez les Fous Dédémba. Ils se déplacent toujours avec des caisses ou des sacs de merde !

Déjà, à l’époque de la rébellion, les Fous Dédémba forçaient leurs victimes arrêtées sur la route Bugarama-Bujumbura à manger des matières fécales. Pour les Fous Dédémba, les matières fécales constituent une arme de « destruction massive » et d’humiliation absolue de leurs ennemis. Horrible ! Il faut vraiment être fêlés et avoir le cerveau complètement ravagé pour infliger un tel supplice à des humains et sans vergogne. Sacrés Fous Dédémba quand même !

Encore récemment, la FIDH a alerté le monde entier sur cette pratique abominable des Fous Dédémba qui, à Mukoni, ont gavé de matières fécales des supposés opposants au « troisième règne céleste ». Souvent, les Fous Dédémba torturent d’abord leurs victimes, écrasent les testicules des hommes ou violent les femmes.

Les horreurs infligées aux victimes du « troisième règne céleste » dépassent les limites de la cruauté et de la barbarie au Burundi. Terrifiante dictature exercée par la secte des Fous Dédémba et en particulier par sa milice constituée de jeunes ultra violents et complètement enragés !

Les chefs des sectes burundaises de Fous hostiles au « troisième règne céleste » participant à la ligala « Chez Mkapa » à Arusha sont prévenus ! Intérêt à se tenir tranquille et à la boucler surtout !

Mais alors que fout Mujeri dans la caravane baroque menée par Fou Dédémba et comprenant Ka-Vache Folle aussi ?  

En kirundi, la langue nationale du Burundi, la jungle se traduit par le mot Ijeri. Mu-Jeri, l’ancêtre commun des Ba-Jeri, pluriel désignant cette communauté, a donné naissance à un peuple de sauvages, des hommes de la jungle, beaux, puissants et indomptables comme des lions.

Le Rabin Johannan Bwejeri doit boire du petit lait en apprenant que les Bajeri, qu’il nomme « Tutsim », constituent, en fait, la 120ème tribu égarée des descendants du Lion de Judée !

Au Burundi, la communauté ethnique des Bajeri se subdivise en deux branches sœurs et solidaires. La première est constituée de Bajeri Ba-Nyaruguru et la deuxième de Bajeri Ba-Hima. Pourtant, Philippe Niyongabo, un brillant « journaliste indépendant » burundais, défenseur acharné du « troisième règne céleste » – c’est son droit absolu du reste – ne semble pas connaître ces subtilités de l’anthropologie burundaise. Pour son information, tous les Bajeri ne sont pas forcément des Ba-Hima ! En outre, il faudrait qu’il apprenne qu’il n’y a absolument aucune honte à appartenir à la communauté des Bajeri Ba-Hima !

Bien que clairvoyant, Philippe Niyongabo, n’a pas compris, non plus, que les élucubrations déjantées proférées par les chefs des sectes burundaises de Fous dans la « Saison 1 » à la « Ligala Mkapa » à Arusha constituent, en fait, de gentilles et inoffensives histoires de maboules. Juste une fiction innocente conçue pour essayer de faire rire les Burundais de leurs malheurs ! Dieu sait combien il est pourtant difficile de dérider un visage burundais en ces temps macabres du « troisième règne céleste » !

C’est connu. Les dictatures, leurs « followers », ou « forowazi » en kirundi, n’ont absolument aucun sens de l’humour. Les dictatures africaines, en particulier, se prennent trop au sérieux et se croient éternelles. Jusqu’à la veille de leur chute imminente et inéluctable.

Au « Blackistan », nouveau nom « fashion et branché » du continent africain tellement il est truffé de régimes et de groupuscules radicaux terrorisant les populations, les despotes ne supportent absolument pas que leur pouvoir criminel soit moqué et tourné en dérision. Eux, ils ont le droit de découper leurs peuples en rondelles, de les embastiller sans raison et massivement, de les expédier en exil, de les torturer et de les enterrer dans des fosses communes comme actuellement au Burundi. Et les victimes n’auraient que le droit de la boucler. De souffrir atrocement et de se taire. Et de trembler dans leurs frocs ! Non mais… ! Franchement ! C’est du Yahya Jammeh ou Jamais vu !

Une anthropologie fantaisiste inventée naguère par certains missionnaires, des « Mon Pères Blancs » barbus et par certains explorateurs coloniaux en mal de sensations, est toujours enseignée, jusqu’à ce jour, dans les manuels de propagande de la secte des Fous Dédémba.

Selon cette idéologie délirante, les Bajeri Ba-Hima seraient originaires de la région sise au pied de l’Hima-Laya. Les Ba-Hima poussaient leurs troupeaux de vaches de la race des Ankole, inyambo, remarquables et typiques bêtes dont les immenses cornes ont la forme de lyre. Au cours de leur longue et périlleuse migration vers les riches pâturages du Burundi, les Bajeri Ba-Hima auraient perdu la particule caudale « Laya », détachée du prestigieux nom de leur tribu. En somme, comme les lézards leurs queues dans une bagarre. Quant aux Bajeri Ba-Nyaruguru, toujours selon une légende insensée devenue doctrine chez les Fous Dédémba, ils seraient originaires de Caucase ou d’Abyssinie. Sans plus de précision. Et peu importe.

Des loufoqueries cocasses ? Attendez…Pas tant que ça… ! En tout état de cause, les Bajeri du Burundi, Ba-Nyaruguru ou Ba-Hima confondus, comme l’enseigne le catéchisme de haine des Fous Dédémba, ont vocation à être jetés dans les rivières qui les emporteront vers leurs pays d’origine respectifs. Pas de pitié ! Pas de quartier ! Bon débarras ! Les Bajeri ne sont pas des citoyens burundais, prétendent les Fous Dédémba.

Mais avant de disparaître de la surface du globe, balayés par un génocide administré au compte-goutte, ces filous de Bajeri du Burundi ont inventé une astuce pas piquée de hannetons. Leur communauté ethnique deviendra bientôt majoritaire dans le pays aux « mille et une collines ». Comment ça ?

Afin d’échapper à la persécution récurrente des Fous Dédémba, le Conseil de Sécurité des Bajeri a décrété que désormais, quiconque au Burundi est né d’une mère Mujeri, deviendra Mujeri à part entière comme celui dont le père est Mujeri.  La filiation ethnique chez les Bajeri du Burundi deviendra, donc ainsi, paternelle et maternelle.  Bingo !

Avant de quitter Bujumbura, le chef de la secte burundaise de Fous Dédémba n’avait pas vraiment réfléchi aux implications de cette astucieuse invention des Bajeri toujours retors et imprévisibles. Cette entourloupe lui est revenue à l’esprit en arrivant à Arusha au moment où le personnel, souriant et obséquieux, déposait ses bagages au quatrième étage de l’hôtel Méru. De sa chambre, Fou Dédémba a vue sur la tête du mont éponyme. Splendide ! Avant de rejoindre les autres chefs de sectes de Fous qui l’attendent à la ligala de Fous « Chez Mkapa » au rez-de-chaussée du palace, Fou Dédémba décide de prendre un verre de bière « Haine-Ken » et de réfléchir, un moment, à son intervention à la ligala.

Le chef de la secte des Fous Dédémba, s’est souvenu qu’il avait fait capturer le chien malingre avec lequel il avait voyagé afin de le présenter à Arusha comme le symbole et le double animal des Bajeri en général et des Bajeri du camp de déportés de Ruhororo en particulier.  Or, le chef des Bajeri de Ruhororo qu’il voulait stigmatiser en particulier, est en réalité, un Mujeri par la mère. Jusqu’à présent, tout le monde l’appelait Mujeri sans savoir comment il avait acquis cette identité ethnique. Dans son enfance, M’Pita Bavuma, le nom de ce chef attribué par dérision et méchanceté au chien famélique qui avait voyagé avec Fou Dédémba, était un pauvre hère. Un orphelin Mujeri des massacres de 1993 commis par une horde de Fous Dédémba mettant en œuvre le plan de guerre du Palipehutu.

Le chef de la secte burundaise des Fous Dédémba comptait exhiber le chien Mujeri dans la ligala de Fous « Chez Mkapa », comme un trophée de guerre ! Avec sa misérable proie, Fou Dédémba comptait ainsi intimider voire terroriser les chefs des sectes burundaises de Fous hostiles au « troisième règne céleste ». En outre, il avait prévu d’infliger aux récalcitrants le supplice de la sauce tomate.

Le chef de la secte des Fous Dédémba a réalisé qu’il encourrait personnellement un énorme risque s’il maltraitait le chien symbole des Bajeri de Ruhororo. Car, certains grands caciques du « troisième règne céleste » avaient aussi d’une double « ethnicité » comme M’Pita Bavuma.

Alors gaffe ! Faut pas créer des qui pro quo dangereux. Pas de confusion non plus qui pourrait lui faire perdre son poste éminent et même sa tête à son retour au Burundi. Et d’ailleurs Ka-Vache Folle qui a fait le voyage avec lui, une Mujeri pure jus, n’aurait pas toléré l’humiliation de son homonyme le chien galeux Mujeri. Elle est très puissante à la cour, auprès du roi du « troisième règne céleste ».

A la dernière minute, Fou Dédémba s’est ravisé et s’est engagé à nourrir copieusement la bête misérable avec de la pâte de manioc et de la viande de chèvre en sauce. Le menu classique des caciques du « troisième règne céleste ». Le Mujeri M’Pita Bavuma suivra donc une cure intensive alimentaire tant qu’il sera à Arusha. Ouf, le chien famélique et même le chef de la secte des Fous Dédémba, en quelque sorte, l’ont échappé belle !

Du reste, la pâte de manioc constitue, une excellente thérapie pratiquée par les éleveurs avisés de canins pour soigner leurs chiens quand ils perdent leur poil et pour redonner à leur poil du lustre et du brillant. Réel… !

Leur installation à l’hôtel Méru terminée, le chef de la secte burundaise des Fous Dédémba et Ka-Vache Folle rejoignent les autres participants à la ligala de Fous « Chez Mkapa » afin d’entamer une nouvelle semaine de débats qui promet d’être houleux. Après le rituel des salutations spécifiques entre membres d’une ligala, un choc très léger entre les poings serrés des uns et des autres et la main ouverte portée immédiatement sur le cœur, les débats peuvent commencer.

Fou de Dieu s’improvise « maître de cérémonies » et demande aux participants, croyants et athées, de marquer une minute de silence afin qu’il adresse une supplique ardente au dieu Rwuba rwa Bigata, une divinité considérée dans la religion traditionnelle burundaise comme source de tous les maux et qui, aujourd’hui, inspire le maléfique « troisième règne céleste ».

Comme au jardin d’Eden tropical, Rwuba rwa Bigata, a la forme d’un serpent gigantesque, d’un python aux loves impressionnantes, les bigata en kirundi. En raison de la bigoterie envahissante imposée par le « troisième règne céleste », aucune activité ne peut commencer au Burundi sans invoquer d’abord le dieu de chaque communauté religieuse. Imana Akbar !

Et pourtant, cette ferveur religieuse factice n’empêche pas « le troisième règne céleste » de commettre les pires atrocités décrites plus haut et d’autres crimes liés au pillage économique du Burundi et à la corruption orchestrée par une mafia qui suce l’Etat burundais jusqu’à la moelle et appauvrit la population.

Fou de Dieu : Donnez-nous, Rwuba rwa Bigata, Esprit Malsain adoré, donnez-nous la force, le toupet, l’outrecuidance, l’impudence et le cynisme pour, toujours et encore, nier l’évidence et proférer des mensonges éhontés.

Donnez-nous la force pour opposer des dénégations véhémentes contre les rapports malveillants d’organisations internationales dénonçant les crimes à « dynamiques génocidaires » commis par le « troisième règne céleste ».

Donnez-nous beaucoup d’argent pour continuer à mobiliser et à soudoyer les taxi-vélo et taxi-moto ainsi que les autres manifestants forcés pour participer à la mascarade des manifestations périodiques destinées à protester contre les puissances étrangères prises en grippe par le « troisième règne céleste ». Amen. Alléluia !

Parenthèse, voici les exemples récents et les plus choquants des négations répétées à l’envi par le « troisième règne céleste ». Il n’y a pas de génocide de Tutsi au Burundi. Il n’y a pas de crimes contre l’humanité commis contre des militants de partis politiques honnis et redoutés par « le troisième règne céleste ».

Il n’y a pas de torture. Il n’y a pas de viols. Il n’y a pas de fosses communes à part celles de 1972 à Mwaro et dont les victimes n’ont pas été formellement identifiées. D’ailleurs il n’y a pas eu de génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

Fou Dédémba : Circulez, il n’y a rien à voir au Burundi. Tant que Rwuba rwa Bigata protégera le « troisième règne céleste », il n’y aura pas d’investigations criminelles menées par des enquêteurs indépendants internationaux ! Les journalistes indépendants ne sont pas les bienvenus non plus. Ni policiers, ni soldats dépêchés par la communauté internationale pour prétendument protéger le peuple burundais contre les exactions du « troisième règne céleste » ne fouleront le sol du Burundi. Qu’ils aillent à la planète Mars.

Fou de Rage : Quand arrêterez-vous vos simagrées faussement pieuses et vos invocations sataniques ?

Fou Dédémba : Les amis, ne nous emportons pas. Ka-Vache Folle et moi sommes venus pour apaiser les esprits et les cœurs. Nous vous apportons un message fraternel du « troisième règne céleste ». La paix intégrale règne au Burundi. Les réfugiés peuvent rentrer sans souci. Cependant, certains seront arrêtés et jetés en prison car « le troisième règne céleste » ne pardonnera jamais les traitres qui ont failli renverser son pouvoir. Ils seront traités comme les jeunes burundais livrés récemment par le gouverneur du Sud Kivu. Mais ça c’est un incident mineur. Très mineur. Le reste des réfugiés peuvent rentrer tranquilles.

Fou Furieux : C’est quoi ce discours de faux culs et de débiles ?

Fou Dédémba : « Le troisième règne céleste » nous a envoyés, Ka-Vache Folle et moi, pour vous rassurer et pour vous apporter des provisions. Il y a à boire et à manger à gogo. N’ayez pas peur de rien manquer.

Ka-Vache Folle : Je confirme les propos de Fou Dédémba. Et j’ajoute une information complémentaire utile. Le « troisième règne céleste » est prêt à délier les cordons de la bourse pour vous payer des per diem conséquents à Arusha. Aussi longtemps que vous voudrez. Pourvu que vous acceptiez de prolonger indéfiniment vos débats inutiles et permettre ainsi que le « troisième règne céleste » gagne du temps et arrive aux élections générales de 2050 sans encombre.

Fou de Rage : Alors ainsi, la communauté internationale est complice avec le « troisième règne céleste » ? Alors le simulacre des négociations qu’il nous impose vise à nous piéger et à nous contraindre d’accepter la prolongation indéfinie du « troisième règne céleste ?

Ka-Vache Folle : Réfléchissez un instant. Certains parmi vous, Très Honorables Chefs de sectes burundaises de Fous, ont des chantiers de maisons inachevées. N’est-ce pas ? Ou alors des enfants qui poursuivent des études dans des universités très chères à l’étranger ? Certains parmi vous avaient des business naguère prospères et florissants mais actuellement en souffrance du fait de votre absence, de votre exil. Vos hôtels et immeubles tombent en décrépitude. Promis, juré ! Le « troisième règne céleste » s’engage à lever les poursuites judiciaires lancées contre vous et à annuler les mandats d’arrêt internationaux qu’Interpol a émis contre vous à la demande du troisième règne céleste ».

Fou de Tweet : Est-ce que je peux « partager » sur les réseaux sociaux mondiaux cette information capitale concernant la clémence et la bonté infinie du « troisième règne céleste » ?

Fou de Rage : Toi, ta gueule !

Fou Furieux : Si je comprends bien, Ka-Vache Folle, tu es venue avec Fou Dédémba, ton patron, juste pour corrompre les chefs de sectes burundaises de Fous hostiles au « troisième règne céleste ».

Fou de Rage : C’est sa méthode habituelle. Elle devait, semble-t-il donner 50.000 dollars au gouverneur du Sud Kivu comme rançon payé pour pouvoir mettre le grappin sur les jeunes burundais livrés comme de vulgaires marchandises au « troisième règne céleste ».

Fou à Lier : A ne rien comprendre ! Alors que le « troisième règne céleste » clame urbi et orbi que la paix est totale au Burundi. Que les réfugiés peuvent rentrer sans crainte. Voilà que ces pauvres jeunes, que Ka-Vache Folle avait promis de remettre à leurs familles, se retrouvent embastillés sans ménagement à Mpimba Robben Island ! Ecœurant ! Incompréhensible !

Fou de Rage : Dites-nous, Ka-Vache Folle, est-ce qu’ils sont encore en vie ? Le « troisième règne céleste » ne les a-t-il pas déjà émasculés comme à son habitude ?

Foudre de Guerre : Le chaos actuel rappelle celui qui régnait après l’assassinat du Président Melchior Ndadaye. « Le troisième règne céleste » a ramené le Burundi à la situation qui prévalait avant les négociations d’Arusha de l’époque. A quelques détails près !

Et sans vouloir réveiller les blessures et les traumatismes du passé, je voudrais suggérer que les chefs des sectes burundaises de Fous relisent de temps en temps le rapport des Nations Unies du 25 juillet 1995. Ce document leur rappellerait les responsabilités historiques immenses qui pèsent sur leurs épaules. Si du moins ils voulaient ramener la paix et la démocratie dans notre pays. Voici un court passage de ce rapport.

« La Mission se bornera ici à souligner que l’on a massacré, par armes blanches, machettes, lances, pieux, bambous, flèches, à coup de pierres, ou par armes à feu et grenades, hommes et femmes, bébés et enfants, jeunes et adultes, vieux et vieillards partout sur les collines, sur les places publiques ou centres commerciaux, dans les champs, sur les sentiers, dans les écoles et même dans les églises comme à Rusengo, dans la province de Ruyigi.

113. …. des familles entières auraient été décimées, des atrocités horribles auraient été commises, telles ces personnes, y compris, des femmes, des enfants, bébés et vieillards, tuées et jetées dans des latrines, d’autres ligotées et jetées vivantes dans des rivières.


D’autres, encore, parfois ligotées, auraient été enfermées dans des maisons ou magasins que l’on a incendiés pour les brûler vifs, tels ces jeunes lycéens de la commune de Kibimba, en province de Gitega, dont les corps calcinés sont restés plusieurs semaines avant d’être inhumés, tels aussi, ces paysans à Kibiza, dans la commune Mwumba, en province de Ngozi, qui sont morts calcinés dans un magasin, où des militaires auraient jeté des grenades, tels aussi, ces personnes réfugiées à l’évêché de Ruyigi dont certaines ont également péri dans des chambres où l’on a mis le feu, tels, enfin, ces jeunes à l’auberge de Banga, qui avaient cru, pour échapper à la tuerie, trouver refuge sur un arbre que l’on aurait arrosé d’essence et enflammé, ou encore ces pauvres gens qui ont péri dans une pièce incendiée dans cette même auberge gérée par la congrégation des sœurs Bene-Tereziya.

114. Les personnes de toutes catégories et de toutes conditions, de tous âges, paysans, cadres et militants de partis politiques, agents de l’administration, personnel médical et paramédical, laïcs et religieux ont trouvé une mort atroce dans cette folie sanguinaire qui a causé d’énormes souffrances au peuple du Burundi et qui ne peut, en aucune manière, être justifiée. »

Fou d’Amour Patriotique : Le constat est accablant. Il est désespérant, même. A se demander si les Burundais voudront jamais guérir de ces traumatismes affreux du passé provoqués par les crimes et les injustices massives qu’ils commettent et subissent depuis des décennies ?

Fou de Politique : En écoutant Fou Dédémba et Ka-Vache Folle, on dirait qu’il suffirait que les chefs de sectes burundaises de Fous acceptent d’être achetés par le « troisième règne céleste » avec de la bière « Haine-Ken », des boules de pâte de manioc et des espèces sonnantes et trébuchantes pour que tous les problèmes du Burundi soient résolus. Et que tous ses crimes soient couverts, encore une fois, par une amnistie générale et définitive.

Fou Furieux : C’est toujours la même histoire au Burundi. Les chefs de sectes burundaises de Fous qui arrivent au pouvoir, aujourd’hui comme hier, recréent sans cesse le chaos avec le fol espoir d’en tirer seuls tous les profits. En écrasant, bien sûr, en nyakurisant et en asservissant les adversaires.

Fou de Joie : Nous les chefs de sectes burundaises de Fous encore un peu raisonnables, devrions profiter du désastre « du troisième règne céleste » pour régler, une fois pour toutes, la question du strict respect des droits humains et des libertés fondamentales des citoyens burundais. Sans devoir passer par la case « rébellions » et destructions massives ! Est-ce possible ?

Fou de Politique : Nous devrions élaborer un nouveau contrat social qui accorde où tous les Burundais des droits égaux et sans quotas.

Fou à Lier : Et surtout qui reconnaît l’égalité absolue entre les femmes et les hommes.

Fou de Ballon Rond : Et qui privilégierait l’excellence et la performance comme au foot !

Fou de Dieu : Et qui instituerait un Etat bienveillant pour tous, guéri du cancer de la corruption et de la violence. Et surtout qui organiserait une justice équitable pour tous. Tu as entendu Ka-Vache Folle ?

Fou de Joie : En tout cas, voilà un projet politique formidable que nous pourrions et devrions élaborer au cours de cette ligala de Fous « Chez Mkapa » à Arusha.

Fou de Rage : Chiche !

Foudre de Guerre : Si les chefs des sectes burundaises de Fous ne réussissent pas à élaborer ce programme, nous pourrons dire adieu à la nation burundaise.

Fou Furieux : En effet, jamais les Bajeri, n’accepteront un statut de citoyens de seconde zone. « Le Burundi sera un berceau et un bercail pour tous ou deviendra une tombe collective pour tous ! » Paroles de prophète ! Ezéchiel, chapitre 7, Verset 77 ! Amen. Alléluia !

Fou de Joie : Les chefs des sectes burundaises de Fous réunis à Arusha pourraient-ils engager des négociations entre eux d’abord et formuler un programme politique commun avant de le proposer au « troisième règne céleste » et d’en négocier la mise en pratique concrète ?

Fou de Rage : Ainsi, nous pourrions constituer ensemble un gouvernement de transition et d’union nationale chargé de le mettre en oeuvre ?

Fou Furieux : Tu délires, mon frère. Tu délires. Négocier avec « le troisième règne céleste » ? Tu vas bien la tête ?

Fou Dédémba :  Haaaah Haaaah Haaah Haaaah ! Mais négocier avec qui ? Vous avez dit négocier ? Haaaaah Haaaaah Haaaah !

Fou de Dieu : Pierre Nkurunziza ne négociera jamais, jamais, jamais, jamais son pouvoir usurpé. Vous m’avez entendu ? Jamais. Et cela pour trois raisons.

Un…il ne peut plus voyager en avion. Il a peur d’un coup d’Etat qui interviendrait en son absence. Ensuite, il a le vertige du vide. « Air Giporoporo » qu’il a acheté ne servira donc jamais à rien.

Deux…il a peur des Blancs. Mine de rien. Ne rigolez pas Il a peur des Belges en particulier et de son gourou belge en communication politique. Luc Michel lui a interdit formellement d’aller à Arusha pour négocier quoi que ce soit avec qui que ce soit.

Le « troisième règne céleste » a beau hurler sa haine contre la Belgique tous les samedis que Dieu fait au cours des manifestations faussement populaires, il sait que les Belges sont « les plus vaillants des Gaulois ». César le disait déjà dans ses mémoires de guerre, dans son livre « De belo gallico ». Il ne faut pas contrarier le communiquant belge !

Trois…Si vous voulez négocier, prenez donc rendez-vous plutôt avec le Chef d’Etat-major général du FDLR. Au Burundi, Pierre Nkurunziza a perdu le pouvoir depuis belle lurette. Le « troisième règne céleste » est passé sous le contrôle direct de l’armée des génocidaires rwandais !

Fou de Tweet : Un organigramme des Etats-majors intégrés FDLR et FDN circule d’ailleurs sur les réseaux sociaux mondiaux. Si vous voulez je peux le « partager » avec vous et avec les « forowazi » du « troisième règne céleste ».

Fou Dédémba : Toi, Fou de Tweet, ta gueule ! Sinon je te l’arrache ou je t’éclate le minois ! Ce sont des secrets de l’Etat Polichinelle du « troisième règne céleste » ! Idiot ! Ces secrets ne sont pas destinés à partager avec le grand public des « forowazi » !

Ka-Vache Folle : Négocier… ? Négocier… ? Hiiiiiiih Hiiiiih Hiiiiiih Hiiiiih Hiiiiiih ! J’étouffe ! De l’eau ! De l’air !

La suite du feuilleton au prochain numéro

Athanase Karayenga

Le 16 Février 2016

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3 commentaires sur “Ligala de Fous « Chez Mkapa » à Arusha (saison II): Le chien Mujeri s’invite à la ligala

  1. mr le Fou Mujeri Karayenga, merci encore pour tes prétendantes révélations. Nous comprenons effectivement l’objectif de votre lutte: c’est la reconquête du pouvoir pour les Bajeri Bahima qui se sont improvisés sur le territoire des Barundi en provenance du Mont Himalaya, comme tu viens de le révéler aux esprits non clairvoyants. Nous autres le savions déjà depuis longtemps.

    Mais ce qui est sûr mr le Fou Mujeri Karayenga, les Barundi sont déterminés à vous barrer la route. Vôtre hégémonie sur le Peuple Barundi est renvoyée dans l’Histoire. Nos générations futures apprendront que dans l’histoire, les Bamenja Bahima avaient régné sur le Burundi pendant 40 ans après avoir assassiné le Roi et les Princes (d’où vient leur surnom « Bameja ») et également qu’ils ont fait le génocide aux Hutus en 1972; qu’ils ont voulu rééditer ce génocide en Octobre 1993 avec l’assassinat ignoble de S.E le Président Melchior NDADAYE et ses collaborateurs; qu’ils ont encore tenté de rééditer ce même génocide avec les violences organisées depuis fin avril 2015 et dont leur achèvement fut le coup d’état avorté du 13/05/2015 et les attaques simultanées de certains camps militaires de la garnison de Bujumbura qui se sont soldées à un échec cuisant; que dans toutes ces manœuvres ils espéraient reconquérir le pouvoir après avoir sacrifié leurs frères de clan pour enfin crier génocide aux tutsi afin d’attirer la sympathie du monstre appelé « communauté internationale » qui, dans leur tête, leur remettrait le trône.

    Partant de ce qui précède, je reste d’accord avec toi sur quelques qualificatifs que tu donnes à ton clan « Bajeri Bahima » selon tes dires: « un peuple de sauvages, des hommes de la jungle » (voir ci haut dans ton article). L’autre qualificatif que tu as oublié pour les Bajeri Bahima est celui de Bamenja: assassins du roi et des princes. Tous ces qualificatifs colleraient-ils avec la signification de Mujeri dans la culture Burundaise? Voici la signification de Mujeri dans la culture Burundaise: « un chien meugle, enragé dont les dents restent non couverts, et qui mord tout ce qu’il trouve sur son passage si celui-ci ne lui résiste pas avec bravoure ».

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  2. mr le Fou Mujeri Karayenga, merci encore pour tes prétendantes révélations. Nous comprenons effectivement l’objectif de votre lutte: c’est la reconquête du pouvoir pour les Bajeri Bahima qui se sont improvisés sur le territoire des Barundi en provenance du Mont Himalaya, comme tu viens de le révéler aux esprits non clairvoyants. Nous autres le savions déjà depuis longtemps. Mais ce qui est sûr mr le Fou Mujeri Karayenga, les Barundi sont déterminés à vous barrer la route. Vôtre hégémonie sur le Peuple Barundi est renvoyée dans l’Histoire. Les générations future que dans l’histoire, les Bamenja Bahima avaient régné sur le Burundi et ont

    Cependant, je reste d’accord avec toi sur quelques qualificatif que tu donnes à ces « Bajeri Bahima » selon tes dires: « un peuple de sauvages, des hommes de la jungle » (voir ci haut dans ton article). L’autre qualificatif que tu as oublié pour les Bajeri Bahima est celui Bamenja: assassins du roi et des princes. Tous ces qualificatifs colleraient-ils avec la signification de Mujeri dans la culture Burundaise? Voici la signification de Mujeri dans la culture Burundaise: « un chien meugle, enragé dont les dents restent non couverts, et qui mord tout ce qu’il trouve sur son passage si celui-ci ne lui résiste pas avec bravoure ».

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