La hausse du prix des denrées alimentaires devient intenable au Burundi

d2adc4a9-db42-481d-b9b0-cb9d0363024b_w1023_r1_sQuasiment tous les prix des denrées alimentaires de base ont augmenté au Burundi, de telle sorte qu’acheteurs et vendeurs ne parviennent plus à lier les deux bouts.

Au centre-ville de Gitega, dans le quartier de Magarama, à une centaine de kilomètres de Bujumbura, les habitants vont sur le marché à la recherche des denrées alimentaires qui, depuis la fin de l’année 2016, ont connu une hausse significative des prix, que ce soit pour les légumes, les tomates, les haricots, ou même le riz.

Quelques denrées consommées au Burundi ne sont pas à la portée du portefeuille du citoyen ordinaire. Agglutiné dans ce modeste quartier composé essentiellement de Burundais d’origine musulmane, de nombreux habitants de cette ancienne capitale administrative sous la période monarchique, reconnaissent que les temps ont changé.

Une Burundaise, mère de sept enfants, indique que s’approvisionner devient un casse tête quotidien: « tout est cher et il n’y a pas de liquidités, les aubergines sont hors de prix, on les vend à moins cher – à 100 francs- pour avoir des clients, mais il n’y a pas de preneurs à cause de la pauvreté. Le prix au kilo pour le riz est de 2 500 francs burundais, un prix non abordable pour les Burundais moyens ».

Cette autre Burundaise, sourire aux lèvres, estime que les prix on augmente exponentiellement : « nous donnons 4 800 francs burundais pour acheter deux kilos de riz et 2 600 francs pour le haricot pour une seule nuit. Je loue une maison de 100 000 francs burundais. Je crois que prochainement je vais retourner à la maison familial et là aussi je ne suis pas sûre qu’il y aura de la place ».

Quasiment tous les acheteurs et vendeurs affirment que les prix ont véritablement augmenté depuis la Saint-Sylvestre 2016. Cette autre dame, la quarantaine, donne son explication sur cette hausse des prix : « les routes vers où en provenance des pays étrangers ont été souvent fermés. D’habitude, on mangeait de la patte de manioc en provenance de l’Ouganda et du riz de la Tanzanie. Mais aujourd’hui, c’est impossible de les trouver. Et on n’a pas de bienfaiteur pour nous épauler. Il nous est difficile de manger à notre faim et de vivre dignement ».

Dans la plaine de Limbo et sur les hauteurs de Bujumbura-Rural, la situation est presque identique. Les autorités burundaises affirment que le phénomène El Nino – qui frappe le Burundi et d’autres pays limitrophes – est une des causes de ce manque de denrées alimentaires.

Les sanctions prises par l’union européenne dans certains domaines de la vie économique du Burundi, n’aide pas au développement. Un quart des 12 millions d’habitants a besoin d’aide alimentaire selon les agences des Nations unies au Burundi.

14 février 2017 , Christophe Nkurunziza, http://www.voaafrique.com

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