Les femmes réclament d’être représentées dans le dialogue interburundais d’Arusha

29926077856_3f0f4d8460_zLes femmes burundaises réclament d’être représentées dans le futur dialogue politique interburundais d’Arusha afin que celui-ci soit consolidé au niveau des solutions recherchées pour « mettre en place les fondations d’une paix pérenne » au Burundi.

« Nous voulons transmettre, sans aucune interférence et sans aucune déformation, le message des femmes burundaises au dialogue interburundais d’Arusha, dans l’ultime but d’enclencher un mouvement irréversible vers une paix durable au Burundi en sortant des sentiers battus », a déclaré Donatienne Girukwishaka, directrice générale de la Promotion de la Femme et de l’Egalité du Genre au ministère burundais en charge du Genre, lors d’un point de presse lundi à Bujumbura, en marge d’une séance de validation d’un « agenda des priorités des femmes en matière de consolidation de la paix au Burundi » en présence de certains partenaires dont ceux de la mission résidente de « l’ONU/Femmes ».

La facilitation de ce dialogue, dont une nouvelle session est prévue du 16 au 18 février 2017 à Arusha (nord de Tanzanie) pour aborder les questions de fonds, est assurée par l’ancien chef d’Etat tanzanien Benjamin William Mkapa sous la supervision du médiateur en chef et président de la république d’Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni.

Au Burundi, selon les résultats du dernier « Recensement Général de la Population et de l’Habitat »(RGPH) organisé en 2008, les femmes représentent 52% de la population burundaise.

Auparavant, l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi (AAPRB) conclu en août 2000 entre les protagonistes d’alors et sous l’égide de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, a prévu au niveau du partage du pouvoir au sein des hautes sphères politico-administratives, que les femmes disposent d’un quota d’au moins 30%.

Lors du point de presse, Mme Girukwishaka a réaffirmé que la contribution des femmes burundaises au volet interne du dialogue interburundais piloté par la Commission Nationale du Dialogue Interne(CNDI), a été d’un « apport inestimable ».

Selon un consultant international burundais en matière de prévention de conflits, Gérard Nduwayo, la facilitation régionale dans la crise burundaise, les parties prenantes au conflit burundais et les partenaires internationaux, devraient s’impliquer davantage sur le rôle incontournable des femmes pour asseoir la paix mondiale, pour que la voix des femmes burundaises dans la résolution de cette crise, soit largement prise en compte.

Pour le consultant Nduwayo, l’enjeu majeur est que le processus de paix burundais parvienne à « opérer une transformation sociétale qui puisse faire du Burundi un Etat où l’égalité homme/femme deviendra réalité ».

Dans ce cadre, a-t-il renchéri, toutes les parties prenantes devraient garder à l’esprit que la résolution de la crise burundaise, en vue d’une paix durable, serait vouée à l’échec si les Burundaises ne sont pas associées de près au niveau de la prévention des conflits et de la reconstruction post-conflit.

Cette nouvelle séquence du dialogue interburundais d’Arusha réunira 33 participants, dont des dirigeants des partis politiques d’opposition, qui y seront conviés pour la première fois.

French.china.org.cn | le 14-02-2017

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