Opposants politiques et société civile en exil s’unissent contre Nkurunziza

mbonimpa-23012017-111313Des représentants de l’opposition politique, de la société civile et de la diaspora burundaise se sont réunis ce week-end en Belgique pour arrêter une stratégie commune contre le pouvoir burundais, a-t-on appris auprès d’un de leurs porte-parole.

« C’est une première historique. Toutes les forces vives de la nation burundaise opposées au troisième mandat criminel (du président Pierre) Nkurunziza se sont réunies du 20 au 22 (janvier) à Louvain dans un forum national, avec pour objectif de se mettre d’accord sur une stratégie commune pour le retour de la démocratie et l’état de droit au Burundi », a déclaré à l’AFP Pancrace Cimpaye, un des porte-parole du mouvement.

Cette réunion a rassemblé 34 personnalités, dont les principales figures politiques, regroupées au sein du Cnared, et celles de la société civile, ayant fui le Burundi en raison de la répression sanglante qui s’est abattue sur le pays.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis l’annonce en avril 2015 de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet de la même année.

Les violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 300.000 personnes à quitter le pays depuis avril 2015.

« On a arrêté de grandes résolutions pour mener à bien le combat pour la restauration de la démocratie. On a mis en place un plan d’action, une structure légère de coordination et un comité de conciliation et de médiation », a poursuivi M. Cimpaye, sans toutefois préciser la teneur des résolutions et du plan d’action.

Ce comité de conciliation sera dirigé par Pierre-Claver Mbonimpa, une des figures les plus prestigieuses de la société civile burundaise.

M. Mbonimpa a confirmé à l’AFP son engagement dans ce « combat pour restaurer la démocratie » et aussi « pour chercher d’autres voies si celle de la médiation échoue complètement ».

« Notre objectif est de présenter un front uni, même si chaque entité garde son identité (…) Il s’agissait de mettre en place une passerelle en vue de
coordonner notre action », a-t-il insisté.

« Mettre en commun nos forces était une impérieuse nécessité, afin de nous unir pour pouvoir faire face au dictateur Nkurunziza car celui-ci tient désormais le pays d’une main de fer, grâce à la terreur qu’inspire la police, l’armée, le SNR (service national de renseignement) et sa milice des Imbonerakure », la jeunesse du parti au pouvoir, a justifié à l’AFP un des participants sous couvert d’anonymat.

Cette première tentative des forces opposées au président Nkurunziza de s’unir a suscité le scepticisme de nombreux internautes, qui ont pointé « l’ego surdimensionnée des opposants burundais » et leur « incapacité légendaire à s’unir ».

AFP, Nairobi, 23 jan 2017

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