Le thé burundais obtient sa certification

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Avant sa certification, le thé du Burundi était absent des rapports annuels mondiaux, notamment de celui de Cyclope, le principal institut de recherches européen sur les marchés des matières premières. ©Getty Images/Alain Nogues

C’est un évènement passé inaperçu, le thé du Burundi a obtenu la certification en 2016.

Depuis quelques mois, le Burundi peut vendre directement son thé sur le marché international. Il devait jusqu’à maintenant passer par le Kenya, le premier exportateur mondial de thé. Une sorte de parrainage par un intermédiaire dont les usines sont certifiées depuis longtemps, ce qui entraînait une perte pour le Burundi qu’il va désormais récupérer.

Une aubaine pour le pays, le thé étant le deuxième pourvoyeur de devises après le café. Il a fallu donc pour l’OTB (Office du thé du Burundi), travailler sur le conditionnement dans les usines construites près des cinq plantations de cette plante. Avec la certification, le pays s’attend à un boum des recettes, vu que la production reste bonne depuis plusieurs années.

Elle oscille entre 10 000 et 12 000 tonnes, soit 40 fois moins que le Kenya ou 4 à 5 fois moins que l’Ouganda. Et depuis la certification de son thé noir, le Burundi veut aussi mettre du thé vert sur le marché international, ce qui devrait intervenir au mois de mars de cette année.

Avant sa certification, le thé du Burundi était absent des rapports annuels mondiaux, notamment de celui de Cyclope, le principal institut de recherches européen sur les marchés des matières premières. La reconnaissance du label thé du Burundi devrait désormais lui ouvrir les pages de la bible de ces marchés.

Depuis 2015, la filière du thé est restée à l’abri de la crise politique que connaît le pays et a résisté à des épisodes de sécheresse plus longs que d’ordinaire. Le pays a même enregistré une hausse de ses exportations de thé. Une culture dont la récolte se fait tout au long de l’année et qui fournit un revenu stable et régulier à environ 300 000 personnes, soit 3% de la population.

Stanislas Ndayishimiye, lundi 23 janvier 2017, http://www.rfi.fr/emission
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