La situation sécuritaire « est au beau fixe » sur les frontières communes avec les pays limitrophes

burundi-armeeLa situation sécuritaire « est au beau fixe » sur les frontières communes avec les pays limitrophes de manière générale à la veille du nouvel an 2017, a déclaré récemment le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole du ministère burundais de la Défense nationale et des Anciens combattants.

Le Burundi est directement frontalier de la Tanzanie (est et sud), du Rwanda (nord) et de la République démocratique du Congo (RDC) dans sa partie occidentale.

« Particulièrement dans sa partie orientale et australe frontalière avec la Tanzanie et dans sa partie nordique limitrophe avec le Rwanda, la situation sécuritaire burundaise est au beau fixe, car il n’y a aucun problème à signaler là bas », a précisé le colonel Baratuza lors d’un point de presse tenu dans les enceintes de l’état-major général de la Force de défense nationale (FDN, armée).

L’armée burundaise est ainsi dénommée depuis le 31 décembre 2004, date de l’intégration officielle des ex-rebelles de l’ancien mouvement armé CNDD-FDD (conseil national de la défense de la démocratie-forces pour la défense de la démocratie) dans les structures de l’armée régulière.

Du côté de sa frontière commune avec l’est de la RDC, le Burundi enregistre actuellement une « nette » de la situation sécuritaire, a indiqué l’officier supérieur burundais.

Car, a-t-il fait remarquer le colonel, auparavant on avait enregistré « pas mal de vols armés sur les localités frontalières communes avec l’est de la RDC » particulièrement dans la commune burundaise de Gihanga par des groupés armés qui traversaient la forêt naturelle de Rukoko, pour y commettre des forfaits en provenance de la partie orientale de la RDC.

« Des mesures préventives et dissuasives ont été prises si bien que pendant ces jours de fin d’année, il n’y a ni embuscade ni vols à main armée observés grâce à une action synergique burundo-congolaise des acteurs de la sécurité. Ce bon résultat a été atteint aussi grâce à la bonne collaboration entre le Burundi et la RDC au plan diplomatique et militaire », a-t-il nuancé.

En effet, a-t-il expliqué, le commandant de la première région militaire burundaise échange régulièrement des « renseignements » sur la situation sécuritaire régionale avec son homologue congolais commandant le secteur oriental de la RDC.

« Ce partage commun d’informations fait dans un environnement politique de confiance est à l’origine du climat apaisé vécu actuellement aux frontières communes burundo-congolaises », a-t-il insisté.

A la question de savoir s’il rassure la communauté nationale, régionale et internationale qu’il n’y a pas de menace d’attaque du Burundi par des groupés armés qui proviendraient de la partie orientale congolaise pour perturber la sécurité pendant la fête du nouvel an 2017, le colonel Baratuza a indiqué qu’il croit que « tout ira bien ».

Cependant, a-t-il recommandé, tous les acteurs sécuritaires burundais devraient « rester toujours vigilants » comme ils l’ont fait pendant les fêtes de Noël en faisant la même chose pendant la prochaine fête du Nouvel An.

Le colonel Baratuza a saisi l’occasion pour rendre hommage aux FARDC (forces armées de la RDC) pour avoir contribué à « mettre hors d’état de nuire » en date du 21 décembre dernier à l’est de la RDC, des groupés armés qui voulaient semer la confusion en voulant pénétrer sur le sol burundais « en se déguisant en militaires réguliers » de l’armée burundaise alors qu’ils ne l’étaient.

A cette date, les autorités militaires burundaises ont reçu de leurs homologues congolais des renseignements comme quoi il y avait dans la partie orientale de la RDC, une présence d’un groupe armé dont les éléments portaient des uniformes de l’armée burundaise.

« Pour être éclairé à ce sujet, les autorités militaires congolaises ont demandé à leurs homologues burundais s’il y avait des militaires burundais déployés sur le sol congolais, et la réponse était négative. Dès lors, les éléments des FARDC ont passé à l’action pour anéantir ce groupe qui voulait semer la confusion en voulant pénétrer sur le sol burundais après s’être déguisés en militaires réguliers de l’armée burundaise », a-t-il expliqué.

French.china.org.cn | le 01-01-2017

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