2016: Journal d’un Patriote. La fin d’un silence

burundi-flag2016 : JOURNAL D’UN PATRIOTE: LA FIN DU SILENCE

À nouveau, la réconciliation nationale est sérieusement menacée par une campagne d’enseignement de haine ethnique et des crimes crapuleux commis dans différentes localités du pays. Fragile et otage, le peuple est abasourdi par toutes ces horreurs. Oui, la masse du peuple, sa majorité silencieuse est écœurée de voir un Pouvoir Législatif complice de ces injustices. Blessée, la masse du peuple, sa majorité oppressée est aigrie et déçue par ce Pouvoir Judiciaire qui obéit aux ordres du Pouvoir Exécutif. Plus que jamais, le régime de Nkurunziza cache des effets négatifs et irréversibles à ne pas prendre à la légère.

Le Fasciste des Grands-lacs

Le Burundi touche le fond ; le messianique dictateur exhibe sa violence macabre et manifeste son je-m’en-foutisme qui fait fi de la souffrance du peuple burundais. Encore plus fort, au concert des nations, les zinzins, les loufoques et les vrais durs sont sous le charme de la danse politique endiablée, façon « chaise bii», ce déhanché indécent et criminel enclenché par le Pasteur insatiable. Et si demain, le faux-pasteur Nkurunziza ponctue une tirade d’un doigt d’honneur à l’endroit des Nations Unies, seriez-vous surpris? Dèh, pas du tout ! Pauvre de nous. Pauvre de lui, ne s’est-il pas fait photographier sur un lit d’hôtel pendant que les autres chefs d’Etats de l’Afrique de l’Est se réunissaient sur le dossier du Burundi ? Vya kweli, les pervers narcissiques n’ont jamais honte ! Cela dit, on peut aisément affirmer que l’arrogance de ce Fasciste des Grands-lacs inspire le club des dictateurs ; sa terreur méthodique et organisée, certains s’en inspirent, hélas !

Dans cette ambiance générale de violence, on note effectivement que  la Gambie, le Tchad, le Congo, le Gabon, l’Afrique du Sud, la Russie et d’autres ont décidé de contrarier la concurrence géopolitique en ne dédaignant pas sur les violations de masses des Droits au Burundi, ce qui est à la fois décourageant et terrifiant. Et, c’est d’autant plus dommage car cette attitude met en danger le peuple burundais. Mais, dans le monde terrorisant qui nous entoure, la realpolitik engendre, bien souvent, l’imposture politique.

Notre silence

Comme tous les acteurs de cette crise, nous devons tous être conscients que notre silence coupable a contribué à encourager l’injustice et l’institutionnalisation de la terreur. C’est ainsi que nous l’avons laissé cultiver la corruption et l’égocentrisme dans le terreau fertile des inégalités sociales.

Il faut signaler en passant que notre erreur fut s’en doute de ne pas avoir compris assez tôt que plus qu’autre chose, c’est ce silence coupable qui a permis à Nkurunziza d’orchestrer la criminalité et d’ériger un royaume du désordre, au final sa propre prison.  

A dire vrai notre mémoire collective, après la signature des Accords Paix d’Arusha, aurait dû nous rappeler que c’est le silence écœurant qui a alimenté les conflits inter-ethniques, depuis 1962 jusqu’à ce jour.

Avril 2015, le silence brisé par une nouvelle génération

Le silence angoissant des bons a perpétué le règne de l’arbitraire. Aujourd’hui plus qu’hier, le verbe diviseur de ce régime fasciste réveille une douleur purulente en infectant nos plaies par une forme instrumentalisée de revanche posthume : le spectre des massacres ou des génocides. Angoisse coupable quand tu nous tiens. Quelques soient les drames que notre patrie a connus, nous revisiterons notre histoire dans son entièreté, même celle qui fait peur, celle qui fait mal, celle qui nous déstructure et dont la masse du peuple, la majorité innocente paie, aujourd’hui, les effets destructeurs du traumatisme. Inévitablement, nous devrons nous libérer de l’emprise de nos blessures mais nous devons le faire de manière apaisée : chaque chose en son temps.

Barundi, Bavukanyi, Munyagihugu,

Le Burundi souffre ; l’heure est à la résistance. La peur libérée, nous devons vaincre nos préjugés et nous unir pour inverser la spirale de l’impuissance. Car, de rudes tâches attendent tout patriote burundais : libérer son pays, libérer son potentiel et mieux reconstruire.

HARAGEZE, TWIHUTE!

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