Questions orales adressées aux ministres en charge des droits de l’Homme et de la Justice (Assemblée Nationale)

15181491_1478070328873019_5531873131503224387_nDans leur séance plénière du jeudi 1er décembre 2016, les députés se sont réunis sous la présidence de Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, pour adresser les questions orales à deux ministres respectivement celui en charge des droits de l’Homme, Martin Nivyabandi, et celle de la Justice Laurentine Kanyana. Ces questions étaient en rapport avec le rapport récemment sorti par la FIDH et la Ligue Iteka sur les violations des droits de l’Homme au Burundi.

Sur la question de savoir la situation des droits de l’Homme depuis avril 2015 jusqu’aujourd’hui, le ministre en charge des droits de l’Homme, Martin Nivyabandi, a indiqué qu’en avril 2015, il y avait des manifestations et les droits de l’Homme ont été perturbés sans oublier les crépitements d’armes qui s’entendaient la nuit. Il y a eu des morts dans toutes les catégories de la population et différentes activités ont aussi été perturbées.

La sécurité s’est améliorée

Lors du coup d’Etat manqué, les manifestations ont sensiblement diminué. Pendant la période d’août-septembre, ces crépitements ont continué et des grenades ont été explosés. C’est à ce moment que la FIDH a dit que les droits de l’Homme sont perturbés au Burundi. Il a poursuivi en disant que lors des attaques sur les camps militaires en décembre 2015, le gouvernement a été pointé du doigt alors qu’il n’y a pas eu d’enquêtes faites.

Pour le ministre Nivyabandi, la situation s’est améliorée, il n’y a pas de violation des droits de l’Homme depuis le mois de janvier jusqu’aujourd’hui. Aussi, la vie est devenue normale dans les différents quartiers de la capitale surtout ceux où les manifestations se sont déroulées. Mais, il y a des cas de conflits fonciers et de sorcellerie qui s’observent. Ledit ministère n’entretient plus de relations avec la Ligue Iteka. « En analysant ce rapport, il s’agit d’une compilation des rapports des associations des droits de l’Homme. Les associations des droits de l’homme ont un cachet politique », a-t-il souligné.

D’après M.Nivyabandi, l’objectif de tels rapports est de montrer à l’étranger que la situation du Burundi est catastrophique, qu’il y a violation des droits de l’homme et génocide. Ceci vient ternir l’image d’un pays surtout en l’Afrique où de tels rapports sont diffusés. Quant à l’intérieur du pays, il n’y a pas d’impact car la situation est normale.

Il n’y a pas de génocide au Burundi

Pour la ministre de la Justice et garde des sceaux Laurentine Kanyana, il n’y a pas de génocide car il n’y a pas de guerre. Il y a des terroristes et le gouvernement doit les combattre pour éviter le pire. Pour elle, la sécurité est bonne, il n’y a pas d’environnement anarchique et pas de gouvernement totalitaire. Aussi, il ne peut pas y avoir de génocide alors que les corps de défense et de sécurité sont là.

Concernant le retrait du Burundi dans la CPI, la ministre de la Justice a indiqué que cette dernière est une juridiction de complémentarité. Ainsi, le Burundi a appliqué le statut de Rome dans le code pénal burundais. « C’est un pas franchi car si une personne commet un crime, elle doit être punie». Les associations des droits de l’homme (Ligue Iteka par exemple) font usurpation de fonction et beaucoup de sanctions sont prévues pour ce genre d’associations.

Sur les cas de tueries et d’enlèvements cités dans ce rapport, Laurentine Kanyana a précisé que ces cas demandent des enquêtes minutieuses. « Il n’y a pas de professionnalisme, c’est le sentimentalisme. Ces gens invoquent leur propre turpitude et nous allons faire nos propres enquêtes ». Pour les mandats d’arrêts internationale, il y a ceux à qui ils ont été levés tandis que d’autres sont encore poursuivi par la justice burundaise.

Après cette séance de questions, il y a eu un amendement de forme approuvé et une recommandation en rapport avec transfert des compétences de l’Etat aux communes envoyée par le Sénat rejetée. La commission chargée des questions politiques a proposé de faire les questions orales car ce projet de loi n’est pas appliqué.

Yvette Irambona, http://www.ppbdi.com

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