Trois jeunes femmes burundaises refoulées par la police kényane car soupçonnées de vouloir se rendre clandestinement à Oman

28-004-30215e77Micheline Nshimirimana âgée de 26 ans, Evelyne Iradukunda (19 ans) et Béatrice Ndayizeye (18 ans) ont été arrêtées par la police kenyane dans la soirée de lundi 14 Novembre 2016.

Elles voulaient passer la frontière kenyane depuis la Tanzanie ; mais le Kenya les a refoulées, les soupçonnant d’être sur le point d’être déportées pour l’Asie.

Toutes originaires de la province Bujumbura, elles disent ne pas comprendre pourquoi elles ont été repoussées. « Lorsque nous sommes arrivées à la frontière kenyane, on nous a refusé l’accès à leur territoire, nous ordonnant de faire demi-tour. Ils nous accusaient de vouloir nous rendre à Oman. On a subi un mauvais traitement, d’autant plus qu’on ne se comprenait pas par nos différentes langues », indique l’une de ces jeunes femmes.

Peu après, un homme est arrivé. Le coordinateur des programmes ‘The Quaker Peace Initiative Kenya’, Ferdinand Manirerekana. Ce burundais défenseur des droits humains dit qu’il s’est enquis de la situation de ces jeunes femmes auprès des autorités policières kenyanes.

« La police de l’immigration m’a appelé disant qu’il y a avait 3 burundaises arrêtées à la frontière. Quand je suis arrivé, ils m’ont dit que ces filles faisaient partie du groupe de femmes qui entraient clandestinement au Kenya pour rejoindre par après l’Orient. Ils ont précisé qu’ils allaient les emprisonner ou les expulser du sol kenyan parce que, selon eux, elles entachaient l’image de leur pays », explique l’activiste.

Ferdinand Manirerekana ajoute que ces filles semblaient ignorer le motif de leur séjour au Kenya. « La personne qui les a accueilli en Tanzanie leur a juste donné un numéro de contact d’une personne à Nairobi. Quand nous l’avions appelé, elle nous a signifié ne pas les connaître. Je ne sais pas si elle a eu peur de la police. De plus, ces jeunes femmes n’ont pas la même version sur le motif de leur voyage. L’une a dit qu’elle allait rendre visite à sa sœur, d’autres qu’elles allaient se promener », indique-t-il.

La police kenyane a finalement décidé de les renvoyer entre minuit et une heure du matin. L’activiste des droits humains Ferdinand Manirerekana a été obligé de leur chercher un logement à Arusha en Tanzanie, où on leur a accordé un visa de 5 jours seulement. La police tanzanienne dit que les propos des 3 jeunes femmes ne concordaient pas et soulèvent la suspicion.

Les 3 jeunes burundaises demandent des fonds pour pouvoir retourner au Burundi, affirmant être à court de moyens.

Entretemps, nommée « Kelly » qui devait les accueillir à Nairobi est en contact avec la police kenyane.

mercredi, 16 novembre 2016 06:54, http://www.rpa.bi

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