Comment le Burundi inscrit-il son nom dans le Concert des Nations et se fraie-t-il son chemin ? (par Willy Nyamitwe)

Perspectives d’avenir

cxakn-jweaevtvpComment le Burundi inscrit-il son nom dans le Concert des Nations  et se fraie-t-il son chemin ?
par Willy Nyamitwe

  1. « Nta mvura idahita » Après la pluie vient le beau temps. Il nous est permis d’espérer des jours meilleurs. Imbere ni heza.
  2. Nous l’avons entendu à travers les présentations précédentes et à travers tout le débat. En 2010 les élections générales se sont soldées par un échec de certains individus qui ont, par la suite, préféré claquer la porte et semer le trouble pour refuser la volonté du peuple et ont demandé sans cesse qu’il y ait un DIALOGUE avec le parti vainqueur. Depuis lors, ils ont entamé une grande campagne de violence, ne cachant point leur volonté de saboter les élections de 2015.
  3. Nous l’avons vu et vécu, tout au long des cinq longues années qui séparent les élections de 2010 et celles de 2015. Les mêmes causes ont d’ailleurs produit les mêmes effets. Assassinats ciblés ou aveugles, jets de grenades dans des lieux publics et privés, nous y avons eu droit autour des processus électoraux en 2010 et en 2015. La même stratégie de l’horreur, des cadavres d’innocentes victimes au quotidien, à la seule différence qu’en 2010 c’était dans les profondeurs du Burundi, surtout dans la province de Bujumbura communément appelé Rural tandis qu’en 2015 c’était en Mairie de Bujumbura.
  4. D’aucuns ont continué à croire que les maux des burundais trouvent leur racine en avril 2015, comme si cela ne s’est fait que naturellement et d’une façon prompte, étant un effet du hasard. NON. Nous l’avons vu tout au long des exposés. Cela est le fruit d’une machination, d’une minutieuse préparation. La préparation des esprits par une longue et coûteuse campagne de mensonges. La préparation des machines tueuses par le recrutement, l’entrainement et l’armement de jeunes burundais qui, pourtant, étaient allés solliciter un refuge au Rwanda voisin.
  5. Indéniablement, l’orage, le mauvais temps, tout ce qui choque et fait trop mal, nous burundais, l’avons vécu. Nous avons vu venir cette horrible tempête qui emportait des vies humaines sur son passage. Nous n’avions rien d’autre à lui opposer que notre foi en Dieu et en nous-mêmes, en notre fierté d’être burundais et en notre détermination à défendre notre patrie. Quoi qu’il en coûte.
  6. Le Burundi est un cas d’école. Les burundais n’ont jamais été les seuls acteurs de leurs propres conflits puisque certains ont toujours été instrumentalisés par des acteurs extérieurs. Nous l’avons vu, à travers les exposés précédents qu’au delà de la conquête du pouvoir central par des moyens peu loyaux comme le renversement des institutions, des individus ont joué le jeu de l’ennemi, empoché des billets de banque pour s’assurer un gagne-pain facile et, par conséquent, ils ont agi pour disloquer les fondements de leur propre Nation.
  7. L’an 2015 fut donc le couronnement de cette volonté de changer brutalement de régime de la façon la plus prédatrice et la plus barbare que possible.
  8. Tuer atrocement des sœurs catholiques à Kamenge le 7 septembre 2014 pour jeter de l’opprobre sur le Gouvernement du Burundi ; kidnapper, tuer et jeter des cadavres dans les différentes rues de Bujumbura pour attirer de l’ostracisme sur les corps de défense et de sécurité, autant de stratagèmes qui découlent d’une stratégie du chaos que voulait nous imposer l’occident. Sous d’autres cieux cela a marché. En Irak, en Libye et où sais-je encore. Mais Dieu merci, cette stratégie de l’horreur commence à ne plus fonctionner, ce qui illustre par ailleurs l’échec de sa greffe. Ce n’est pas Me Bernard Maingain ni la Chaîne de Télévision française France 3 qui pourraient oser opposer un argument contraire sur ce chapitre. Des images atroces de l’Afrique de l’Ouest d’une violence et barbarie sans nom et sans égal ont été utilisées pour appuyer un argumentaire sans preuves tangibles.
  9. Ces jeunes transformés en machines à tuer ont vu toute leur vie transformée en souffrance intérieure et extérieure. Ce sont des suppliciés physiques, moraux et mentaux, une grosse perte pour toute la Nation au vu et au su de certains aînés et vieux qui meuvent au Rwanda guidés par une cascade du mépris de la Loi et du rejet de la Volonté du Peuple. Et dire que certains d’entre eux veulent toujours arborer la prestigieuse appellation d’ « ancien président de la république », « ancien président de l’assemblée nationale » … « honorable », déshonorés par leur comportement irrationnel et cette rétrograde mentalité de toujours vouloir revenir par la petite porte, celle des négociations, alors qu’une grande porte est ouverte à tous, celle des élections. Ah ! j’oubliais… ils n’ont jamais connu la rigueur des urnes ni savouré la grandeur d’être élus. A trop vouloir caracoler dans les sphères du pouvoir par le truchement des pourparlers, ils passent leur temps à pourfendre des préjugés, comme ce GENOCIDE qu’ils vendent à qui voudrait bien l’acquérir au comptant. C’est bien évidemment sans compter sur la maturité politique désormais atteinte par le peuple burundais, lui qui a payé un lourd tribut des guerres fratricides cycliques, les unes plus meurtrières que les autres, depuis des lustres.
  10. Nous n’avons plus besoin d’expliciter les agissements de certains radicaux, dont je m’abstiens de citer les noms pour ne pas leur redonner vigueur et vie, dans les ténèbres de la tourmente dont personne ne peut prédire exactement comment ils en sortiront, après leur trahison. La nature s’en charge et nous livre, au jour le jour, des victoires les unes plus triomphantes que les autres. Leurs soutiens s’effondrent comme un château de cartes et leur espoir à déstabiliser et détruire le Burundi s’effrite progressivement comme une peau de chagrin.
  11. Cependant, à tous ceux qui souffrent dans les différents camps de réfugiés et à ceux qui luttent pour la survie loin de leur pays, nous leur souhaitons d’éprouver, encore une fois, ce sentiment de chatouillement qu’ont ceux qui revoient, avec amour et joie, leur patrie, leur domicile, leurs voisins, leurs familles et amis, après une longue période de séparation. Nous ne pouvons bâtir notre pays sur des bases erronées, sans tenir compte de toute cette force vive expatriée. Leur absence au pays bouleverse l’échiquier et le paysage socio-économique. Ceci est un appel pressant et urgent. Il faut qu’ils rentrent. Plus de 100.000 burundais sont rentrés, même si le HCR, pour des motifs connus par lui-même, ne veut pas tenir en compte ce mouvement massif de retour au bercail.
  12. Nous avons toutes les raisons d’appeler nos sœurs et frères à rentrer et à échapper à cette humiliation d’être appelés « réfugiés ». C’est un sujet de très grande préoccupation, pour le Gouvernement du Burundi qui veut protéger ses citoyens contre toute forme de violence qu’elle soit physique ou psychologique.
  13. Certaines épines ont quitté notre pied. L’insurrection de 2015 appartient désormais à l’histoire. La tentative de Coup d’Etat n’est plus d’actualité. Les nuits bruyantes sous des tirs croisés à l’arme automatique et jets de grenades à Musaga, Ngagara, Mutakura, Nyakabiga et Jabe sont relégués aux calendes grecques. Oui, tout cela est parti, et avec lui tout le lot de malheurs, de blessures, de morts et de pleurs.
  14. Toutefois, au delà des séquelles laissées derrière par toute ces campagnes de mensonges, de fabrication et de manipulation de l’opinion publique; au delà de tous les soubresauts politiques, des perturbations de l’ordre public et des actes d’agression contre le Burundi, d’autres menaces ont surgi. La plus grande étant la pauvreté. Oui, ce n’est pas un secret de polichinelle, l’occident essaie, par tous les moyens, de nous étouffer pour obtenir par strangulation ce qu’elle n’a pas obtenu par le bout du canon, à savoir le changement brutal et anticonstitutionnel de régime, la chute du Président Pierre Nkurunziza et du Parti au pouvoir, le Cndd-Fdd.
  15. Quoi qu’il en soit, le Burundi, pays naguère inconnu grave son nom dans le concert des Nations. Nous avons démontré que nous sommes forts par notre capacité de frappe, dans les différentes missions de maintien ou d’imposition de la paix. Après avoir restauré la nôtre propre, nous avons sillonné le monde. En Somalie, aux prises avec les terroristes du mouvement Al-Shabab, en République Centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Soudan et partout ailleurs où nos filles et fils ont mis le pied. Ce n’est pas ce terrorisme « SINDUMUJA » au Burundi qui pourrait avoir le dernier mot face à une armée et une police des plus compétentes de la planète Terre.
  16. Ce marché de dupes qu’est ce GENOCIDE des Tutsi au Burundi et cette campagne de mensonges et de calomnie faisant état d’une hécatombe meurtrière prête à s’abattre sur le Burundi par l’entremise d’une milice Imbonerakure ont certes terni l’image du Burundi, de ses dirigeants et de son peuple. Ils nous ont néanmoins permis de faire connaître notre pays, le Burundi. N’est-ce pas plus facile pour nous, les communicants, de parler d’un Burundi géographiquement et structurellement situé et connu que d’un pays loin des regards ? En définitive donc, autant la médisance est allée très loin autant sa visibilité est désormais très forte. La détermination et la résilience du peuple burundais sont devenues légendaires. Que de salive, d’encre et d’images pour enterrer ce peuple stoïque, en 2015, mais qui font de lui Peuple HEROS d’une Afrique qui veut chanter sa dignité dans le peu à la place d’être à la fois dans l’opulence et dans le mépris.
  17. A chaque chose malheur est bon, dit-on. Si certains partenaires n’avaient pas décidé unilatéralement de geler leur appui financier aux élections de 2015, peut-être que nous n’aurions jamais compris qu’il était possible de les organiser avec nos propres moyens. Si nous avons pu organiser nos élections en 2015, qu’est-ce qui nous empêcherait de nous organiser en 2020, en toute indépendance ? Le jeu et l’enjeu du bâton et la carotte est en passe de s’en aller car cette fois-ci, l’expression « Elections libres, transparentes et indépendantes » trouve tout son sens avec ce qui s’est passé au Burundi. Sans cette indépendance dans le financement de ses élections, certains pays restent dépendants de ceux qui financent leurs élections. En plus de ces sommes versées, ces financeurs d’élections veulent prendre la place des électeurs et décider qui sont les élus.
  18. En conclusion, malgré l’adversité, le Burundi tient debout. Des mesures sont mises en route par le Gouvernement pour lutter contre la pauvreté et promouvoir l’employabilité des jeunes afin de lutter contre le chômage. Les exploits de l’Office Burundais des Recettes rassurent tandis que la promotion de l’investissement nous promet des jours meilleurs. Nous ne pourrions atteindre de meilleurs résultats sans la solidarité de tout le peuple.  Ensemble, unis dans nos ressemblances aussi bien dans nos différences, Hutu, Tutsi, Twa, jeunes et vieux, hommes et femmes, nous nous frayons un chemin pour le triomphe de la vérité et pour que le soleil brille pour tous.
  19. Les mensonges s’évaporent et la vérité prend place. Les tenants de la théorie GENOCIDE sont en débandade. Cela ne saurait en être autrement, d’ailleurs, si nous faisons nôtre les paroles de notre hymne :

« Meurtri tu as été, malmené, Serein tu es demeuré, Fièrement tu te relèves et clames ta souveraineté, Tu te hisses au rang des nations libres »

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