Un portefeuille budgétaire à regarnir

133561692_14082327294641n« Abandonné » par certains partenaires historiques, le Burundi s’est tourné vers d’autres sources pour attirer les investissements. Tout naturellement, la piste des pays émergents a été déblayée mais pour l’instant, ils ne sont pas nombreux à se presser au portillon Bujumbura. Des experts de Chine ou de l’Inde sont bien venus faire un tour d’inspection sur place, mais le climat sociopolitique pèse encore très lourd. Il y a pourtant un intéressant potentiel économique à relancer.

Si les sanctions financières de l’Union européenne font mal, une certaine « fierté nationale » pousse en ce moment le régime burundais à se dépêtrer tant bien que mal des filets de la « Communauté internationale ». Plusieurs observateurs s’entendent toutefois pour dire que les intérêts géo-stratégiques passeront avant les considérations politiques. Ainsi, selon le politologue sénégalais Justin Babacar Ndiaye interviewé par la Deutsche Welle, « pour garder la tête hors de l’eau, Bujumbura est obligée de trouver une bouée de sauvetage ».

« La Russie est une puissante donc elle peut faire le nécessaire, tout comme la Chine. Les investissements chinois en Afrique sont considérables, au point de vue du volume financier ». Mais pour ce fin observateur de la scène politique burundaise, il faudra savoir véritablement ce que ces pays obtiendront en retour de leur engagement.

En ce qui concerne Gervais Rufyikiri, ancien deuxième vice-président du Burundi cité par le réseau TV5 Monde, ces autres options sont également compromises. « L’État burundais est incapable de combler le trou laissé par le retrait ou la suspension de la coopération bilatérale des donateurs traditionnels comme l’Union européenne ».

Tout comme un engagement éventuel des très émergents Inde, Chine ou Russie. L’homme politique burundais indique que lorsqu’il était « aux affaires », il n’a « jamais vu ces pays donner des appuis budgétaires au gouvernement burundais ». Et d’ajouter : « Il y avait bien quelques appuis mais ils étaient ponctuels : dons de matériels, sacs de ciment, taules…). Mais cela ne va pas assurer un développement équilibré et financer les différents secteurs qui constituent la vie d’une nation ».

D’autre part, des institutions financières comme la Banque africaine de développement (BAD) ou la Banque mondiale (BM) sont également sur la liste des autorités burundaises. À ce sujet aussi, Gervais Rufyikiri ne croit pas non plus en une aide venant de ces instances, car elles conditionnent leurs aides sur les « performances du pays » en matière de développement économique. Or, il est aujourd’hui compliqué pour le Burundi de se porter candidat à ces genres d’appuis financiers.

Un argument quelque peu nuancé avec la visite, au début du mois d’octobre, du Gouverneur général de la BAD. Ce dernier a rencontré des membres du gouvernement burundais au sujet de la coopération entre le Burundi et la BAD, qui, faut-il rappeler, finance de nombreux projets dans les secteurs de l’énergie, des transports, agricole, l’environnement et également au niveau des eaux et de l’assainissement.

Plus particulièrement, ce qui était crucial, la situation du portefeuille de la Banque pour le Burundi a été examinée. Même si cela ne semble pas le démontrer, il commence à y avoir une fenêtre pour ramener un peu d’oxygène dans l’air vicié de ce pays des Grands-Lacs.

Léopold Nséké, 28 Oct 2016, http://www.afriqueexpansion.com

2 réflexions sur “Un portefeuille budgétaire à regarnir

  1. Gabriel viens de dire les pays qui recoivent/dependent de l’aide international ne develleperont jamais. Vaut mieux rester fier que esclave…Je suis D’accord
    Gabriel viens de dire que Gervais Rufyikiri est derriere: Parce qu’ il est gros? Il est corrompu et ecrit sur la corruption? Il merite la corde…..en tout cas, Je suis D’accord

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  2. I think Gervais Rufyikiri is still behind. He doesn’t know what is happening today. If it was like what he has been saying Burundi as a Country does not exist at the moment. That is the opposite of what is happening in Burundi. Burundians are enjoying the best fruits generated by their elected government. Do we still need the Belgian help at the moment? The majority of Burundians will tell you no. At the moment, those countries who are still require the aids from Imperialists and neo-colonialists are still behind. They will never develop.’ We accept to eat less to increase our dignity’.

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