CPI: le Burundi notifie formellement à l’ONU son retrait

cvx_j3tvmaeroi1Le Burundi a notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé jeudi le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric.

La lettre officielle a été remise aux services du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon par la ministre burundaise de la Justice Laurentine Kanyana lors d’une visite à New York.

Le retrait prend effet un an après la réception de cette lettre.

Successivement, le Burundi, l’Afrique du Sud et la Gambie ont annoncé leur retrait de la CPI, accusant la CPI de cibler essentiellement des pays africains.

L’ONU n’a pas encore reçu de notification officielle de la Gambie.

Les Nations unies souhaitent que Pretoria et Bujumbura reviennent sur leur décision, a rappelé M. Dujarric.

« Ce retrait peut lui-même être retiré », a-t-il déclaré

La CPI avait lancé en avril une enquête préliminaire sur des accusations de meurtres, torture et autres exactions au Burundi.

Des experts de l’ONU avaient aussi mis en cause les forces de sécurité burundaises dans un rapport accablant.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat, qu’il a obtenu en juillet de la même année après une élection boycottée par l’opposition.

Des violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 270.000 personnes à quitter le pays.

AFP, 28.10.2016 à 08:00, http://information.tv5monde.com

Une réflexion sur “CPI: le Burundi notifie formellement à l’ONU son retrait

  1. Le Burundi a retiré son appartenance comme membre de la Cour pénale internationale (CPI) pour motif que la CPI juge seulement les responsables africains. Pour le cas du Burundi dont je suis citoyen, ce motif discutable et négociable ne l’aurait pas amené à agir de la sorte. Depuis un temps les choix que le Burundi opère conduisent à l’incertitude et à l’angoisse de sa population et à l’inquiétude des nations. Ce retrait est une attente à la Justice internationale dont le Burundi a besoin et aura besoin. C’est aussi une poursuite de la descente aux enfers du pays le plus pauvre de la planète et de la justice nationale aujourd’hui considéré comme injuste par la majorité des citoyens librement-pensants.
    En effet, dans un pays où le (pouvoir) Judicaire dépend totalement de l’Exécutif, qui lui-même est corrompu d’après l’étude menée par l’ex-2ème Vice-président de la République Monsieur Gervais RUFYIKIRI qui dit, dans ce qu’il appelle la Grande Corruption: « Une commission d’enquête parlementaire sur la vente frauduleuse de l’avion présidentiel (Falcon 50) en 2006 a montré l’implication du cabinet du président et indiqué que la société Delaware Corporation avait remporté le contrat malgré qu’il était le soumissionnaire le moins disant (3,15 millions de dollars américains) par rapport à Aero Toy Store qui offrait 5 millions de dollars ou par rapport à la valeur de marché de 6,85 millions de dollars établie par une contre-expertise. Les membres de la Commission (parlementaire) ont conclu qu’il y a eu «une complicité entre des autorités burundaises et des intervenants étrangers pour opérer le détournement d’une partie de fonds provenant de la vente du Falcon ». 50https://burundi24.files.wordpress.com/2016/03/la-corruption-au-burundi-problc3a8me-daction-collective-et-dc3a9fi-majeur-pour-la-gouvernance.pdf
    Par ailleurs, Madame la ministre actuelle de la Justice, Kanyana Aimée Laurentine, a indiqué que ce sont les juridictions de base et la Cour Anti-corruption qui sont plus gangrenées par ce qu’elle a appelé « une maladie dont la vitesse de contamination est comme une fonction exponentielle.»
    Ceci est vraisemblablement la conséquence de la confusion observée par chacun entre les trois pouvoirs. Comment alors penser qu’un chaos organisationnel puisse garantir l’ordre, la justice, l’harmonie d’une nation? La justice burundaise est actuellement minée par ce que Monsieur Rifyikiri Gervais a appelé « la Grande Corruption » qui tolère « la Petite Corruption. ». Elle a besoin d’un grand secours d’institutions mieux organisées, quand bien même elles ne seraient parfaites.
    Le Burundi, au lieu de tourner le dos contre la Justice Internationale, ferait mieux de rappeler à ses pairs africains que leur justice n’est pas franchement la plus parfaite. Il les aiderait à voir que la justice, à côté de la prudence, de la tempérance, de la force de l’âme, etc. est l’une des sept vertus cardinales sans lesquelles l’homme tombe dans l’abjection, la société régresse et se désagrège. La Justice nationale devrait être fille de Maât égyptien qui opère dans tout l’Univers et dans l’Homme lui-même. Le Burundi devrait coopérer efficacement avec la Justice internationale et universelle pour s’aligner dans le concert des nations qui exaltent les valeurs humaines universelles de liberté, d’égalité, de fraternité, etc. dont le monde actuel a tant besoin pour se survivre à lui-même. L’isolement qu’a choisi le Burundi vis-à-vis de la Justice internationale montre que ses dirigeants et autres décideurs nationaux n’ont pas encore compris la destination de la Terre qui est : la villagisation de la Planète et la mise en commun des trois pouvoirs humains que sont la pensée, la volonté et l’action mis en commun pour faire de la Terre un Paradis.

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