Un officier impliqué dans la mort de l’Adjudant Nyongera sur le point d’être déployé au Darfour pour l’ONU

majorLe gouvernement de Bujumbura continue à récompenser les militaires cités dans différents actes de répression et de violation des droits humains. Le dernier en date est le Major Claver Nahimana surnommé « Gakanya » cité dans le complot de l’arrestation et de l’assassinat de l’Adjudant Eddy Claude Nyongera. Le Major Claver Nahimana vient d’être ajouté sur la liste des observateurs de l’ONU en République du Sud-Soudan précisément au Darfour.

Le Major Claver Nahimana surnommé ‘’Gakanya’’ porte la matricule SS 1306 ; il est un ancien des Forces Armées burundaises (FAB) avant son intégration à la Force de défense nationale, qui est une fusion des ex-FAB et des anciens rebelles issus des partis et mouvements politiques armés (PMPA). Cet officier est de la 34ème promotion de l’ISCAM, l’Institut Supérieur des Cadres Militaires. Aujourd’hui, il est chargé des renseignements militaires à l’Etat-major interarmes.

Selon nos sources à l’Etat-major de l’armée, le Major Claver Nahimana est sur la liste des officiers prêts pour le déploiement au Darfour en qualité d’observateurs militaires des Nations-Unies.

Cette mission est une forme de récompense qu’il vient d’obtenir du pouvoir de Bujumbura suite à son activisme dans des actes de répression contre ses frères d’arme issus des ex-FAB ainsi que les jeunes notamment de la Commune Mugamba en Province Bururi au sud du pays, qui se trouve être aussi sa région natale.

Ces jeunes sont malmenés, torturés, quelques-uns tués et d’autres en prison ou en caval pour le seul motif qu’ils auraient pris part aux manifestations contre le 3ème mandat du Président Pierre Nkurunziza en avril 2015.

Ainsi, des sources militaires affirment que le Major Nahimana surnommé ‘’Gakanya’’ est cité dans l’enlèvement et la disparition forcée de l’Adjudant Philbert Nduwamungu il y a quelques mois en Zone Kamenge, qui n’a jamais été revu depuis ce jour.

Tout récemment, c’est le cas de Feu Adjudant Eddy Claude Nyongera arrêté à l’Etat-major général de l’armée le 14 septembre 2016 puis horriblement exécuté aux bureaux du Service national des Renseignements. Les mêmes sources révèlent que c’est le Major Nahimana qui a préparé l’opération visant à arrêter puis éliminer le sous-officier. Il en va de même pour d’autres militaires de l’ethnie Tutsi issus des anciennes Forces Armées burundaises et les jeunes de la Commune Mugamba au sud du pays.

« Dans ses actes, le Major Claver Nahimana opère en connivence avec son chef direct le Général de Brigade Jean Paul Habimana surnommé ‘’Bishinga’’. Ils donnent leurs rapports au Colonel Ignace Sibomana qui est chargé des Renseignements militaires » précisent nos sources. Le Colonel Sibomana agit à son tour en consultation avec le Lieutenant-Général Prime Niyongabo qui est Chef d’état-major général de l’armée.

Les familles des victimes s’indignent qu’une telle promotion soit accordée au Major Claver Nahimana. Elles demandent à l’ONU et à la communauté internationale de ne pas cautionner ce genre de candidature parmi les fonctionnaires des Nations-Unies. « Ce serait une autre façon de récompenser le pouvoir de Bujumbura », déplorent certains proches des familles.

mercredi, 28 septembre 2016 09:36, http://www.rpa.bi

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